Mon maternage…et (le paternage!), ici et maintenant avec mes enfants!!

Voici l’endroit où je vous partage mes découvertes, lectures, vidéos, articles… de personnes m’ayant inspirées et guidées par leurs observations et recherches pour mesurer les besoins de mes enfants et leurs apporter des réponses ajustées.

Je rappel ici qu’il s’agit bien d’inspirations, de guidance, car ce qui me guide au plus près de nos aspirations et nos besoins, mes enfants et moi même, c’est bien sûre la découverte de nos références internes et relatives. Ce qui est dans nos coeurs, nos pensées, nos tripes, nos corps… Et ce qui se joue, ici et maintenant au coeur de la relation.

La Communication non violente:

Et en parlant du coeur de la relation, que se soit de moi à moi ou de moi à mes enfants, je choisi de vous parler en premier de ma découverte de la CNV (communication non violente) mise en place par Marshall B. Rosenberg en 1960.

Ici c’est ma maison…

Cette situation si spéciale, tellement peu ordinaire, inconfortable pour certains, voir carrément invivable, acceptable pour d’autres, angoissante, stimulante…

J’avais l’élan aujourd’hui de vous partager mes réflexions et mes cheminements intérieurs qui ont émergés depuis le début de ce confinement.

J’observe, en essayant d’accueillir mes jugements (et de les garder pour moi!) et je me permets quelques interprétations:

Tous ces gens qui ont quittés leur domicile pour aller vivre pendant la période de confinement en des contrées moins urbaines, plus proches des milieux naturels, avec parfois l’intention de rejoindre les gens qu’ils aiment.

Pourquoi à l’annonce d’une directive générale de #resterchezvous pour sauver des vies, ces personnes ont choisi un autre endroit que leur lieu d’habitation habituel.

« Aaaaaah, qu’on est bien chez soi! » Cette phrase prononcée par ma mère au retour des vacances, résonne encore plus aujourd’hui pour moi, comme une évidence à porter mon attention sur notre habitat et son environnement.

« Faire son trou », « creuser sa niche », « faire son nid douillet », « le foyer de notre famille »… Autant d’expressions qui nous rappellent qu’il fut un temps où choisir un endroit où habiter et se faire un abri, n’était pas secondaire.

Pourquoi acceptons nous de vivre la majeur partie du temps dans ces villes bétonnées, avec un un train de vie effréné, une relation à la Nature assez pauvre, une dépendance alimentaire, vestimentaire… à une multitude d’entreprises, dont on ne connait pas qu’elles âmes humaines la compose.

Peu de temps qui nous appartienne réellement, pour nous ressourcer, pour créer du lien avec nos enfants, nos voisins, nos aînés (et d’ailleurs où sont ils? Peux vivent parmi nous…).

Peu de temps pour se questionner réellement, depuis qu’on nous a mit sur les bancs de l’école, sur nos élans à faire ce qui nous porte, ce qui a du sens , ce qui a de la valeur à nos yeux, ce qui remue nos tripes…

Quitter avec précipitation un environnement qu’habituellement nous … supportons? subissons?

Peu de temps pour ralentir et ne rien faire si notre corps le demande ou si nous avons besoins de célébrer des pertes/deuils ou d’accueillir la vie/naissances.

Quelle est cette civilisation, cette culture qui s’installe dans un habitat qui le lui procure pas la sécurité, la douceur, la paix intérieur, et qui ne réponde pas à ses besoins primaires:
  • se nourrir et d’hydrater sainement
  • se mouvoir
  • respirer de l’air sain et pur
  • stimuler tous ses sens
  • accéder à la lumière

Rappelez vous, vous petit en train de vous construire une cabane. Est-elle celle que vous habitez aujourd’hui? Où avez vous mis vos rêves et votre bon sens d’enfant? Où est passé la connexion que vous aviez de vos besoins?

 

Vous, de nouveau ici!!

 

Bonjour à toutes et tous!                                               Nous sommes le 13 Avril 2020…

Nous voici en ces temps un peu particuliers, à vivre une expérience très particulière:

le CONFINEMENT chez nous, pour se préserver d’un virus, le #COVID19.

Et je reviens ici, avec l’envie de reprendre ce blog pour me déposer/ partager une conscience / vibrer à l’unisson/ ressentir notre unicité…  C’est avec une émotion touchante, un petit chaud au creux du ventre que je relis mes mots, mes articles mes photos déjà partagés ici.

Rien à changé pour moi quand je lis l’article en page de présentation:

« Depuis, tout prend peu à peu plus de sens. J’ai choisi de vivre au présent tout en cultivant la conscience de mes actes. »

« Aujourd’hui, je tente de nourrir mes besoins : respect de moi, de mes rythmes, de cohérence avec mes valeurs, de co-création, de partage, de souveraineté, d’actualisation de mes potentiels, d’évolution et d’apprentissage, d’inspiration, d’expression, de paix, d’harmonie, de liberté… »

« Et surtout je me sens triste de mesurer combien notre société à morcelé, séparé les individus… »

Enfin presque…

Un deuxième Etre est venu nous rejoindre. Né à la maison, dans notre foyer, (je vous raconte ici) Justin est venu illuminer notre vie et la chambouler à nouveau, nous invitant avec AMOUR et FERMETE, à transformer encore plus notre vision, écarter nos oeillères, ouvrir nos bras, revoir nos priorités, accueillir nos limites.

A l’aube de ce que certaines personnes espèrent être un nouveau monde après l’effondrement de notre civilisation qui ne tient plus debout et qui s’épuise.

Je vous promet de vous emmener avec moi expérimenter d’autres façons de faire, d’autres façon de voir les choses, et de vivre la VIE, que moi même je ne connais pas encore, mais bien décidée à sortir de ma zone de confort pour enfin ressentir que JE SUIS VIVANTE!!

Si vous êtes nouveau, bienvenue sur ce blog et pour ceux qui me connaissent ici, je suis ravie de vous y retrouver.  Je me souhaite la bienvenue aussi, parce que bon…hein!

Ces Femmes qui expérimentent le sage.

 

A Sidonie et Marie et toutes ces sages femmes qui accompagnent les couples/parents/bébés dans cette étape de vie si précieuse…

 

Cet accouchement a été une valse des émotions extrêmes, une révélation des besoins les plus profonds, un combat puissant entre le corps et l’esprit.

Au milieu de tout ça : moi et mes parts, tantôt actrices, tantôt spectatrices… Moi petite, moi grande, moi facilitatrice, moi empêcheuse de tourner en rond…

Avec nous, deux femmes, deux âmes humaines : deux sages-femmes.

Elles sont venues pour encadrer de leurs compétences, de leur expertise, de leur expérience, un événement, une femme, un enfant, un couple s’offrant à la naissance d’un enfant…

Elles sont venues soutenir, vibrer, s’offrir, offrir le calme dans la tempête, offrir la présence quand tout en moi criait la solitude, offrir la fermeté et la bienveillance dans la détresse et l’égarement, offrir le discernement et la confiance.

Elles sont reparties.

« Il y a comme un goût de tristesse, une boule amère qui diffuse lentement au fond du ventre…

Pourquoi se quitter, on était bien ensemble, on formait une belle équipe… »

Telle une flamme qui c’est rallumée, une part, jadis blessée a pu revivre dans la relation à ces sages-femmes ce qui un jour à été brisé en moi : j’ai sans doute vécu un moment dans ma vie où je m’apprêtais à vivre quelque chose de grand et j’avais besoin de soutien et je me suis retrouvée seule

Et donc…

Renoncer devant un obstacle malgré ce que réussir pourrait nourrir en moi comme aspirations profondes, était devenu ma zone de confort.

Et puis, ces besoins d’autonomie et de souveraineté qui cohabitaient avec les besoins de soutien et de présence. Ils se sont affrontés et je n’ai pu les faire valser pour trouver une stratégie commune*.

Les stratégies se sont affrontées :

-Le travail commence, les contractions sont régulières et espacées de 2 min. Il fait nuit. Gaël, le grand frère dort. L’idée d’accoucher dans la nuit, avant que Sidonie et Marie n’arrivent me traverse l’esprit.

Et soudain l’autre besoin émerge :

« On appel Sidonie, Luc ? » Dis je sur mon ballon.

Et force est de constater qu’une fois que Sidonie et Marie sont arrivées et installées, les contractions se sont espacées et ont diminuées…

Le projet : offrir notre nid douillet, notre maison, comme cadre à la naissance de Justin. Besoin d’intimité, de respect de nos rythmes, de bienveillance et de douceur.

Ce projet à été pensé, réfléchi, analysé, imaginé… Jusqu’au jour J, où enfin il pouvait se vivre, apparu « l’obstacle ».

L’obstacle ici : la douleur, la peur de la douleur innavouée.

Le corps des femmes sait accouché. Ai je entendu et lu.

« Ah bon ça va alors, on a l’expert en nous les filles ! » a fanfaronné une de mes parts. Et de conclure aussi rapidement :

« On aura même pas mal, et cette douleur c’est typiquement un truc d’occidentales. Mais nous on va pas se la jouer occidentales… !! On est capable de dépasser ça ! Bon ça c’est réglé, plus la peine d’y revenir.»

Ce que mon esprit peut être convaincant quand il refuse un état de fait. J’ai même occulté certaines stratégies que j’avais préparé qui pouvaient être antalgiques. Je m’en allais donc tranquillement et toute guillerette vers cet événement, ce passage, sereine et tranquille, ayant supprimée de la perspective une partie de la réalité : mon corps, il aurait été mon allié si j’avais su l’écouter et lui passer la main.

Et oui, le jour J, la douleur était bien là. Et plus je grimpait là haut dans les tours me réfugier dans mon esprit, plus elle grondait en sourdine. Seul le sommeil, l’abandon vers l’inconscience, avait le pouvoir de relancer les contractions.

La souffrance est, quand il y a un « NON  » à la réalité !

Avec Sidonie et Marie, on a un peu cherché, pour comprendre et pour faire sortir…

Pour ne plus être perché là haut, ne plus penser, lâcher prise…

Et puis, en fait, ça avait besoin de se vivre ainsi.

Dans la contracture, dans la non-acceptation de ce qui est…

J’ai voulu renoncer au projet :

« J’veux allez à la clinique, qu’on me pose une péridurale !! »

Sidonie :« A dilatation complète, tu vas accoucher dans la voiture !! »

Ma décision était prise, une part de moi qui avait fait ce forcing intérieur, c’est sentie soudain soulagée, entendue…et pourtant, les évènements prirent une toute autre tournure.

Marie :« Il reste un dernier truc à tenter, on peut finir de percer la poche des eaux »

Je fais non de la tête.

Sidonie :« Bon ok on se prépare pour partir. »

Je me sens à ce moment soutenue, guidée par des phares que sont ces deux femmes. Elles ne prennent pas de décisions à ma place, me laisse la barre, et pourtant elles tiennent la boussole et m’indiquent le Nord. Avec beaucoup de confiance et de clarté elles me guident et me montrent qu’elles me suiveront là où je décide d’aller, tant que tout va bien pour moi et le bébé.

« Ok, on y va on perce », cette part ne cède pas elle y va en toute confiance et s’abandonne.

C’est la fin. Je peux tout hurler, je me sens protégée, entourée. Justin va sortir, Justin va naître.

J’ai hurlé ce NON !!!! J’y ai droit.

Justin est là sous moi. En une fraction de seconde je suis avec lui, je le rejoins.

Je ne suis plus la petite, je suis la grande de nouveau. Je suis maman pour la deuxième fois avec cette bienveillance qui m’a été offerte, je peux passer le relais, avoir confiance en moi et donner à ce petit être tout l’amour dont il a besoin en cet instant.

L’émotion est là, tapis au fond :

« Ne la laisse pas sortir ! »

Crie une de mes parts, alors que je vois pour la dernière fois Sidonie et Marie qui viennent me rendre visite suite aux deux jours passés ensemble.

« On va pas les quitter comme ça !! Après ce qu’on a vécu ensemble !? Moi j’veux les remercier à la hauteur de ce qu’elles m’ont donné, j’veux quelque chose de grandiose !!… »

Je prend dans mes bras cette part qui s’étonne tellement de recevoir autant, et les mots me touchent quand Sidonie me dit en réponse à notre « Merci »:

« Vous vous êtes offert ce cadeau ! »

Les émotions qui nous ont traversées, et que nous avons partagées étaient tellement fortes et purs que ce retour au quotidien, me paraît presque fade. J’aimerais exaucer le vœu de cette part qui souhaite encore vibrer de l’émotion vécue.

C’est plus que 1000 euros.

Et oui, cette part à raison, il nous faut quelque chose de Grandiose !!!

Un cadeau de naissance

L’accueil de l’Etre humain sur la Terre

Comment aujourd’hui accueillons nous la Vie, les bébés, parmi nous ? Comment célébrons nous les naissances ?

J’aimerais parler de ma propre expérience, comment moi même je me suis sentie accueillie, et vous inviter à en faire de même.

Seulement ce n’est pas possible, notre mémoire consciente ne nous permet pas de retrouver des souvenirs de cette période de notre vie. Notre corps, notre inconscient peut être se souviennent ?…

Ils parlent pour nous souvent/parfois et la mise en mots est difficile.

Si nous ne pouvons nous souvenir de ce que nous avons vécu et comment nous l’avons vécu en tant que bébé, de notre naissance et de l’accueil qui nous a été fait, il y a aujourd’hui des personnes* qui se sont penchées sur les besoins physiologiques du bébé et les actions qui soutiennent, les actions qui ne contribuent pas au bien être et par conséquent au bon développement du bébé*. Nous avons donc des repères, qui peuvent aujourd’hui nous guider.

Et quand est il des parents, et toutes personnes ayant décidées de s’occuper des besoins du tout petit ?

Comment vivent-ils cet accueil ? Quel rôle jouent-ils dans cet accueil ? Sont-ils les seuls à jouer un rôle ? Quels moyens leurs sont nécessaire pour jouer ce rôle et ces moyens les ont-ils ? Comment cela se passe-t-il dans d’autres cultures/civilisations ?…

Il y aurait tant de questions que j’aimerais évoquer et tenter d’y répondre avec des études, des recherches, des constats/observations faits par d’autres personnes.

Moi ce que j’aime c’est partager mon expérience et mon ressenti. Je vous propose donc un partage de mon vécu et des émotions et sentiments qui m’ont traversés lors de ma première expérience de maman et je serais en joie si ce partage résonne en vous et parvient à vous toucher pour vous inspirer.

De l’inspiration à changer , que ce soit votre vision/regard, ou votre posture interne/externe, ou vos futures actions…

*Je prépare un article en parallèle pour citer les professionnels dont j’ai pu lire les recherches ou voir des vidéos et qui me semblent inspirantes pour suivre mon rêve de répondre au plus près des besoins physiologiques du bébé et qui ont participé à changer ma vision sur les conséquences de nos actions sur les enfants, pour nourrir mon rêve d’un monde avec des relations humaines plus empathiques et harmonieuses et une meilleurs répartition et protection des ressources sur la Terre.

Aujourd’hui en écrivant ces mots, je m’apprête à accueillir un nouvel Etre pour la deuxième fois. Voilà une chose que je revis de nouveau à l’approche de la naissance :

Le besoin de soutien.

Je me sens inquiète car j’ai déjà expérimenté cette période où avec un tout petit bébé dans les bras, des émotions qui viennent m’envahir et me toucher, me réveiller, des croyances et injonctions dont je me suis remplie au fil de ma vie, je me suis sentie démunie et seule face à tout ça sans avoir les clefs pour mieux le vivre.

J’avais écris ceci pour partager ce qui était vivant pour moi lors de l’arrivée de mon premier enfant:

« Voilà notre petite perle qui est arrivée. Deux billes noires qui me regardent. Il semble si paisible et énigmatique. Quel miracle. »

Je suis touchée en plein coeur. La beauté et la violence de l’évènement est trop forte et réussie à transperser ma cuirasse.

Je me sens perdue, démunie.

La réalité de ce qui se passe dans cet hopital n’a pas grand-chose à voir avec ce que j’avais imaginé. Et surtout je sens un décalage avec les émotions que je pensais ressentir, celles que notre société vente : «l’arrivée d’un enfant c’est que du bonheur » et celles qui surgissent, qui s’animent en cet instant présent d’accueil de ce bébé : « j’ai peur de cette réalité inconnue ».

Je me sens sidérée et admirative à la fois. Une force me pousse. C’est à ce moment pour moi désagréable et à la fois quelque chose en moi sait/reconnaît que cette force/puissance/énergie va pouvoir se transformer, va pouvoir m’être utile et me sauver. Je me sens vivante.

La suite de l’accouchement.

Que se passe-t-il ?

Nous sommes à la maison.

Il y a ce qu’on faisait avant bébé. Nous étions deux.

Il y a ce séjour dans cet univers hospitalié. Avec ces personnes inconnues et pourtant devenues en 4 jours familières ? Enfin je crois.

Il y a une sorte de deuil donc à faire en sortant de cet hospital ?

Je ne sais pas. Je me sens encore perdue.

Il y a ce retour dans cet univers connue : la maison. Nous sommes trois maintenant.

Comment la vie va s’organiser autour de cette équation ?

J’ai posé Gaël dans un transat. Il semble dormir.

Je m’installe à des activités d’avant : la couture.

Je me dis : « chouette, rien n’a changé ».

Gaël pleure.

Et PAF, première émotion qui surgie et je suis submergée : je ressens de l’agacement !

« Quoi, comment est ce possible !!! Tu n’as pas honte ! C’est un bébé, il a besoin de toi, tu es sans coeur ! »

« Et ! j’existe, non ? Je suis encore moi ? Je n’ai pas fais assez déjà ??? »

« comment est ce possible de ressentir cela en tant que maman ? Je ne suis pas « normale » sans doutes ? »

Et je me sens seule.

Et là je vais vous dire quelque chose qui est devenu un tabou dans notre société occidentale :

« Il faut tout un village pour élever un enfant »

proverbe africain

Les mois qui ont suivis sont une descente progressive vers un épuisement maternelle/une dépression.

Une invitation à toutes les futures maman :

Prenez conscience qu’avoir la croyance que dans notre société, élever un enfant dans une famille composée de deux êtres et sans soutien d’un groupe de personnes aimantes et bienveillantes, sans relais, sans soutien matériel, est normale et réalisable dans l’amour inconditionnel et la douceur pour soi même et pour l’enfant à pour conséquences l’épuisement, le burn out

…Je fais du mieux que je peux pour maintenir la barre.

Un virus en profite et dérègle mon système hormonale, je pers 10 kg en un mois, je transpire comme un bœuf, je pleure et m’énerve à la moindre difficulté, je pique des colères, crises d’angoisses…

Je pense ne pas y arriver.

« Je me sens NULLE.

Les autres doivent mieux y arriver que moi »

« Je suis vraiment une mauvaise mère, j’ai des pensées, visions de moi faisant du mal à mon enfant !!! »

Quelles sont ces clefs qui me semble aujourd’hui aidante dans l’accueil d’un enfant :

1ère Clef

Le soutien matériel et moral d’une ou plusieurs personnes qui peuvent et auront l’élan d’offrir : douceur, amour inconditionnel et relais dans le quotidien pour gérer la préparation des repas, le ménage, les courses, les autres enfants du foyer…

Voilà ce que j’ai mis en place pour l’accueil de ce nouvel enfant. Je me suis fait

la demande de demander

à mon entourage, proche et éloigné, amis et parents du soutien.

Concrètement :

J’ai envoyé cette demande par mail en partageant mon expérience, mon ressenti et mes besoins. Puis une demande concrète pour m’aider à répondre à ces besoins. Soit en nous offrant du temps ou une aide logistique (repas, courses…) ou en contribuant financièrement par l’intermédiaire d’une cagnotte en ligne. Ce financement permettra de rémunérer les services d’une aide à domicile.

Tel un cadeau de naissance, offert à nous parents, pour le bébé.

2ème clef

Un déconditionnement, une prise de conscience dans notre vision de ce qui est bien de faire ou de ne pas faire, et de ce qui est bien d’être ou ne pas être : je parle ici de toutes les images conscientes ou inconscientes de la « bonne mère », « du bon parent », des pratiques qu’il faut adopter pour correspondre à ce bon parent, des objets qu’il faut acquérir… Toutes ces images qui proviennent d’un référencement externe qu’elles soient jugées bonnes ou mauvaises par telle ou telle personne et qui ne correspondent pas à un besoin interne, une référence interne et relative à nous même et au bébé.

Bien sûre, l’inspiration provenant de l’extérieur, un livre, les pratiques que nous partage un groupe de parents ou une amie elle même maman, les études scientifiques sur les besoins du bébé… sont d’une aide précieuse et doivent continuer de nous inspirer. Nous ne pouvons pas tout découvrir par nous même et le partage d’expérience nous fait avancer et contribue à nourrir nos aspirations.

Je veux juste attirer votre attention sur notre capacité à garder notre libre arbitre et faire nos choix en conscience.

Qu’est ce qui est ?*:

-J’ai un bébé dans les bras qui semble avoir tel ou tel besoin.

-Je suis en forme ou fatiguée.

-Je suis particulièrement angoissée ou sereine.

-J’ai vécu tel ou tel accouchement, avec tel ou tel ressenti, par rapport à mes attentes, mes projections, cela c’est passé au-delà de mes espérences ou en dessous.

-C’est mon premier enfant ou un deuxième, troisième…

-J’ai telles pensées qui me traverses et cela fait naître telles émotions.

Qu’est ce que je veux ?:

-Quelle est mon intention, et mes priorités du moment ? Se recentrer sur soi.

Qu’est ce que je fais ?

-Est ce que ce que je suis en train de faire/dire/penser nourris mes intentions et mes priorités du moment ?

Et en fonction de cette dernière réponse je peux poser des actions concrètes, faire des choix.

Je vous invite à vous nourrir exclusivement de paroles ou pratiques venant de l’extérieur qui vous semblent ajustées et contribuer pour vous. Et si malgré cela, certains de vos choix dans la pratique semblent de nouveau être en dissonance avec votre réalité, reposez vous ces trois questions, pour réajuster.

*Ces trois questions m’ont été partagées par Isabelle Padovani.

La vie avec un enfant est sans cesse faite de réajustements, rien n’est immuable.

C’est pour moi ce qui a été le plus rude à accueillir.

Je vous partage que dans mon expérience cette deuxième clef est un cheminement, parfois long et qui demande également du soutien. Soutien de personnes qui ont les compétences pour vous guider dans vos prises de consciences. J’en parle ici.

Pour finir, j’aimerais vous partager ma lettre, celle qui porte mon message, ma demande.

Mamans en attente d’un enfant à naître, parents en devenir, je vous l’offre, inspirez en vous pour créer votre propre demande de soutien.

Téléchargez ma lettre

 

Mes poupées russes

A ma naissance…

…j’étais et je ressentais ça :

Un Gros Coeur ambulant.

Un Etre d’amour.

Quand j’avais un besoin pas nourri, ma meilleur stratégie c’était de pleurer, crier, hurler…

…et mes parents n’avaient pas toujours les moyens de décoder. Il semblait qu’ils ne parlaient pas toujours le même langage. Et sans doute que la vie avait fait en sorte d’enrober le Gros Coeur d’amour qu’ils étaient.

Car je ne doute pas une seconde aujourd’hui qu’à leur naissance ils étaient eux aussi un Gros Coeur ambulant.

Tout comme vous et tous les bébés qui naissent sur cette Terre.

Alors que s’est-il passé pour moi, et que se passe-t-il probablement pour beaucoup d’entre nous ?

Au fur et à mesure que j’ai expérimenté la vie, j’ai grandi, mon Gros Coeur c’est confronté au conditionnement.

Véhiculé depuis des millénaires par l’éducation. Je parle de cette éducation par la peur, la soumission, l’argumentation, l’imposition d’un certain savoir, d’une vérité absolue, les croyances, les interprétations, les jugements, les généralisations, la pensée binaire (bien/mal), les diagnostics.

Cette éducation, ce système de références est notre façon habituelle de communiquer entre adultes et notre façon habituelle de communiquer avec nos enfants.

Et voici la conséquence du choc entre le Gros Coeur que j’étais et le conditionnement :

Je suis devenue un Gros Coeur emballé dans une enveloppe conditionnée !!

En conformité avec ce qui se vit couramment dans notre société. Visiblement, de cette manière, j’étais adaptée à mon environnement. J’ai eu des amies et amis, j’ai fait des études et obtenu un travail. Non bien sans mal avec cette enveloppe…

Mais mon besoin d’appartenance était comblé.

Et je me suis coupée de ce Gros Coeur que j’étais. Le manque est alors apparu. Manque d’amour, manque d’empathie, manque de lien, manque de sens, manque de sécurité…

Alors, j’ai cherché à l’extérieur de moi, comme je l’ai appris, à nourrir tous ces besoins en manquent…

…et parfois de façon tragique.

Et voilà qu’un jour, il m’a été donné de vivre une expérience où j’ai de nouveau ressenti mon Gros Coeur se mettre en mouvement. Je vous laisse découvrir cette expérience que je raconte ici.

J’aimerais vous partager aujourd’hui, que j’ai la conscience que je suis ça :

Et que je serais toujours ça !!!

J’ai de la joie maintenant, à me reconnecter à ça :

Grâce à un processus que j’ai découvert, la Communication Non Violente, une philosophie de vie, un soutien de tous les instants, un nouveau paradigme que j’appréhende avec mes moyens de l’instant.

Et j’aime me voir comme ceci :

Telles des poupées russes.

J’ai de la joie à les découvrir. Elles sont mon identité, les parts de moi même.

J’apprends à les aimer toutes, car la clé, m’a-t-on soufflé un jour, et cela m’a été d’un grand soutien c’est pour ça que je vous le partage :

Quand tu aimes tout ce que tu es, ce qui émerge alors c’est l’amour de soi et de l’autre.

Et moi qui suis devenue maman, j’aspire de tout mon Gros Coeur à aimer ce que sont mes enfants.

 

 

 

La page Facebook

J’ai créé une page Facebook en lien avec le blog.

 *Ma première intention à travers cette page, est de me relier au plus près de l’instant présent à ce qui est vivant en chacun de nous, et à partager ce que j’expérimente.  Et pour ce faire j’ai imaginé des rendez vous quotidiens sur une, deux semaines, voir un mois. Ces rendez vous auront un thème qui me tient à coeur de partager dans l’optique de vous soutenir pour plus de conscience de vous même et de vous donner des clefs que j’ai moi même reçues, pour plus de clarté, de fluidité et de joie dans nos vies et dans nos relations.

Le premier thème que j’ai déjà abordé est la gratitude. Je suis donc en train de proposer chaque jour (du lundi au vendredi) un poste, intitulé

*Le moment de gratitude*

où je partage mon moment dans la journée où j’ai eu de la joie, j’ai goûté une relation apaisée avec mes proches, où j’ai sentie la fluidité de l’instant…

Je vous invite à commenter sous ces postes, vos moments de gratitude, si vous en avez l’élan et la joie.  

Chaque série de thème sera lancé par une vidéo en DiRecT LiVe pour présenter le thème et sera clôturé par un autre direct sur la page pour vous partager ce que _j’ai ressentie

_ce que ça a nourrit comme besoin chez moi

_quelle suite je donne à cette expérience.

*La deuxième intention de cette page est de suivre le fil d’actualité du blog et de la création de la communauté d’entraide que j’aspire à créer. Chaque nouvel article sera relayé sur cette page ainsi que les événements que j’initie en présentiel.

*Les sorties Nature et jeux*

Et bien d’autres choses à venir…

J’ai créé également un calendrier google que je souhaite partager et participatif. Contactez moi pour y avoir accès et suivre ainsi les événements que je propose.

Donc pour tous ceux qui ont un compte Facebook, je vous retrouverais avec joie sur cette page:

Dessine moi la vie

Les sorties Nature et Jeux

Je me lance, pour vous proposer une activité qui me tient à coeur:                                                          La découverte de la Nature.

Nature en tant qu’environnement naturel, et aussi notre Nature à nous. Quels sont ces mouvements de vie qui nous traversent, nos émotions, notre découverte de l’autre, la coopération, le lien dans un groupe ou à deux, l’ouverture de nos sens à la nature qui nous entoure, le lien que l’on créé avec elle, sentir l’interdépendance entre nous et les éléments naturels…

Humm: vaste programme!    

  • Je vous propose des rendez vous réguliers, dans la nature environnante de ma région: Parc de Noisiel…  2 ou 3 lieux récurrents: mon intention étant de créer de l’intime avec ces lieux.
  • Au programme: des jeux coopératifs et des jeux introduisant une découverte de l’environnement. Ainsi qu’une invitation à aller à son rythme et à jouer librement.
  • Le lundi ou vendredi / de 14H30 à 17H : veuillez suivre les rencontres  prévues sur l’agenda de Dessine moi la vie. (demandez moi pour y avoir accès)

Un fossé qui nous sépare…

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Je travaillais à temps plein dans une maison de haute couture. Je me définissais alors comme « couturière ». j’avais un rôle parmi mes pairs. A cette annonce, mes interlocuteurs ayant posé la question : « Tu fais quoi toi dans la vie ? », avaient un haussement de sourcils : surpris ? Admiratifs ?

Je nourrissais mon besoin d’appartenance.

J’ai démissionné, car mes besoins de respect de moi, de mes rythmes, de cohérence avec mes valeurs, de co-création, de partage, de souveraineté, d’actualisation de mes potentiels, d’évolution et d’apprentissage, d’inspiration, d’expression, de paix et d’harmonie… n’étaient pas nourris. La balance était quelque peu déséquilibré me direz vous, enfin, peut-être ?…

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Aujourd’hui, j’ai choisi de nourrir tous ces besoins, petit à petit en cherchant, en tous cas en m’accordant du temps pour chercher des stratégies qui pourraient répondre à ces besoins. Je passe donc 70 % de mon temps chez moi, dans les environs. Je sors de chez moi quand j’en ai l’élan et l’enthousiasme. Je travail à ce que mes actions soient de plus en plus conscientes.

. « Hein quoi ? …tu fais quoi, j’ai pas bien compris ? »Concrètement je fais…

. des petits essais de culture dans notre jardin de 50 m². Je cuisine, prépare, transforme, la plupart des aliments que nous mangeons et que j’achète bruts. Quand je trouve un peu de temps je me fais un vêtement, car je me suis mise au défi sous forme de jeux de ne plus acheter de vêtements issus de l’industrie, et de mettre mes compétences de couturière à mon service directement, et au service de ma famille et de la protection de la nature : je remplace progressivement les mouchoirs en papiers, le papier toilette…par des lingettes et mouchoirs tissus lavable. J’apprends le bricolage, transformation de palettes en jardinières, repeindre un portail, fabriquer des étagères…

Besoins de cohérence avec mes valeurs/de souveraineté/d’actualisation de mes compétences/d’expression/de connexion avec le vivant…

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J’apprends à vivre avec un enfant, je m’inspire de cet être connecté bien plus que moi à ses besoins. J’apprends à écouter mes besoins, à repérer mes rythmes. J’apprends à écouter mes voies intérieures en colère, en rage car conditionnées et frustrées de voir que cet enfant est libre et affranchi de ces conditionnements !!! Je me régale de voir, de mesurer, d’observer chaque jour que cet enfant se nourrit de la vie, fait ses apprentissages sans qu’il y ait le moins possible de coercition.

… « Hein quoi ? Tu fais quoi ? »

Ce que je fais c’est que…

.je passe du temps avec mon fils, environ 80 % de mon temps. Il a 4 ans et demi et n’est pas inscrit à l’école (petite précision car la majorité et plus, des enfants vont à l’école…) Il passe ses journées à jouer, à s’enthousiasmer sur les volcans, les tornades, les engins de chantiers, les voitures, les livres et les histoires qu’ils contiennent, les films et les histoires qu’ils racontent, les gens qu’il rencontre, les rêves qu’il fait. Il dessine des hommes sous la pluie, des tornades, des oranges…Il commence à écrire et commence à manifester de l’intérêt pour l’écrit. Il fabrique des pancartes pour dire aux tornades qu’elles ne peuvent venir chez nous. Nous allons à la médiathèque au moins une fois toutes les deux semaines. Nous rencontrons des familles qui ne scolarisent pas non plus leurs enfants. Nous allons au parc, nous ramassons des framboises dans notre jardin, nous faisons des gâteaux quand nous vient l’envie d’en manger. Je répond à ces questions, j’emprunte des livres, je montre des gestes, je propose des activités…je ne m’attends à rien ou presque…Et quand je m’attend à quelque chose je lui hurle dessus, avec toute la confusion que cela m’apporte ensuite. Je répare donc en lui avouant mes erreurs, mes limites. Et nous cherchons ensemble des solutions, nous dansons…

… « Ah tu fais l’école à la maison !!! »

Et bien non, depuis que j’ai lu certains auteurs de livre, que j’ai vu certains films et documentaires et que j’ai entendu certains témoignages, une certaine conscience m’est apparue, car ces lectures ont touchées mon enfant intérieur, blessé et conditionné par l’école et le manque de liberté et d’autonomie.

J’ai donc décidé de troquer mes anciennes croyances sur l’éducation, l’aliénation et j’ai décidé de retirer le pouvoir que j’exerçais sur cet être qui n’est pas moi et qui possède déjà toutes les compétences et les potentialités pour s’intégrer dans ce monde. Cela demande du lâcher prise, que je n’ai pas toujours, de la patience, que je n’ai pas toujours, de la tolérance…envers moi même surtout et envers lui et envers mon compagnon de route.

Besoins de contribuer au bien être et à l’épanouissement de l’autre, besoin de connexion et de partage, d’authenticité et d’exercer mon libre arbitre…

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Est ce que mon besoin d’appartenance est nourrit aujourd’hui ? … ben non…

Car la plupart des gens que je rencontre ne connaissent pas cette vie, l’ignore ou la rejette. Peut être ont ils peur, peut être ont ils des croyances autres auxquelles ils tiennent pour garantir leur bien être. Et ils ont toutes les « bonnes » raisons du monde de croire en ce qu’ils croient et de faire ce qu’ils font…

Car quand je sors de chez moi, que nous allons dans des lieux publics, des jardins, ces lieux sont vides ou peu occupés…

Car quand je dis ce que je fais, on réduit toutes ces activités à des étiquettes : femme au foyer, école à la maison…

Et surtout je me sens triste de mesurer combien notre société a morcelé, séparé les individus : les nourrissons et bébés seuls avec leurs mamans (parfois papas) dans leurs maisons, les jeunes enfants dans les crèches ou chez les assistantes maternelles, les enfants rangés par tranche d’âges dans des classes, les adultes actifs dans des schémas sociétales : célibataires, sans enfants, jeunes couples, jeunes parents, les retraités dans les maisons…de retraites.

Que tous ces êtres ne sont plus en lien, mise à parts certaines actions réalisées en conscience, que je salue et qui me touchent.

Que choisir d’être au côté des enfants a pour conséquence de diminuer les stratégies qui nous font sentir appartenir à nos pairs… Il existe un fossé entre le monde des enfants et le monde des adultes.

Alors je reste avec mon besoin non nourrit et je chéri l’idée et l’aspiration qu’un jour je trouverai ma solution pour le combler !

Portez vous bien.

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