Ouvrir son coeur…

…au deuil parental.

Et soudain…Le silence

Un nom qui fuse, un souvenir qui jaillit. Que se passe t il? Des gorges serrées, des larmes qui coulent. Un regard qui fusille la bouche qui a prononcé ce nom. Un malaise. Taire celui qui a disparu de nos vies. Disparu, monté au ciel, parti, quitté… Tant de mots qui n’expliquent pas tout. Tant de mots qui évitent de dire:  » Cet être est mort, et je suis terrifié, effondré par sa mort ». Que faire de cette douleur qui envahit le coeur de ceux qui restent, de ceux qui sont vivants? Nous n’avons pas appris. Nous avons refoulé.

Notre communauté humaine est malade de garder la bouche fermée et le coeur serrée.

Une amie a qui il est arrivé une terrible histoire, fait face à la mort de son fils, et écrit ce soir ce message: « SVP, si un jour vous rencontriez quelqu’un ayant perdu un enfant, n’ayez pas peur d’en parler, n’ayez pas peur d’être maladroit en prononçant son nom ou de faire du mal en évoquant un souvenir.

On a besoin que les autres se souviennent de nos anges, qu’ils continuent d’exister pour nous, pour leurs frères et leurs soeurs, pour nos familles, pour nos amis

N’ayez pas peur de continuer même si des larmes coulent, même si notre regard devient sombre et part loin, ce ne sont pas vos mots qui nous blessent, ces souvenirs qu’on en parle ou pas sont là, on pleurs en cachette, chez nous, pleurer devant vous ne montre que la confiance accordé pour accueillir sans nier

Ce n’est pas vous ou vos paroles qui nous faite du mal, c’est la situation elle même, et ça en faire un tabou ne la changera pas, si c’est trop pour nous, pour eux, nous savons le dire »

Nathan au premier plan, Melina sa soeur.

Et oui…il est dur aujourd’hui de ne pas penser que nous sommes responsable de l’émotion qui jaillit en l’autre. Que c’est il passé? ET que pouvons nous faire?

Comprendre que: Petit, nous avons commencé à babiller et un visage nous a sourit, semblant nous répondre. Puis nous avons commencé à pleurer, sentant la faim gronder en nous, le froid nous assaillir, un liquide mouiller nos langes… Nos pleurs et nos demandent, n’ont pas toujours trouvé une réponse adapté et prompt, si bien que nous avons pleuré plus fort, et plus fort…. et parfois, pour survivre il a fallu qu’on s’arrête, étouffant nous même ce feu en nous pour ne pas qu’il nous envahisse… Nous avons eu si peur, nous étions dans une telle détresse. Mais pour continuer de vivre, pour continuer notre route, nous n’avons pas eu d’autres choix que de faire confiance, si petit que nous étions à l’époque et sans d’autres ressources, que celles de nos parents, . Puis nous avons grandit quand même. Ne laissant pas voir que nous étions déjà abîmé.

A peine déjà que nous ayons pris conscience de nous même, que nos parents nous ont donné un pouvoir trop fort pour nous: celui de les rendre heureux et malheureux.

« Arrêtes tout de suite, tu vas me mettre en colère!! » « Ne pleures plus, j’aime pas quand tu es triste, tu vas me faire pleurer » « Tu es ma fierté, et tu fais mon bonheur!!! »

Ces mots prononcés de la sorte, ont fait jaillir une croyance: « Je suis celui qui est à l’origine de ce que l’autre ressent.  » Et plus jamais cette croyance nous a quitté. Dès lors, de peur de déclencher la tristesse, ou pour susciter la peur, ou bien redonner le sourire, nous avons tout fait tout ce qui était en notre pouvoir pour y parvenir, honorant la responsabilité qui nous a été donné.

Alors voilà, nous sommes là aujourd’hui, avec ce lourd fardeaux, ces sortilèges:

Celui de refuser toutes émotions désagréables: la peur, la tristesse, la colère… de peur de s’y perdre, d’être anéantis à jamais par leur puissance. Ne plus revivre à un seul instant cette douleur atroce, qui fut jadis la même qui nous menait à notre perte. Couper le câble qui nous relit à ces émotions. Nier, rejeter, cloisonner… Notre système à appris cette façon de faire. Comment la changer?

La Nature nous ayant donné ce fabuleux pouvoir de ressentir ce qui se vit chez l’autre, il devient une abominable malédiction quand la tristesse et la douleur de l’autre semble nous envahir pour nous anéantir. Il faut alors vite éteindre ce feu, et calmer la douleur chez l’autre.

C’est alors qu’intervient ce faux pouvoir: celui de croire que ce que nous faisons ou ce que nous disons sera à l’origine de la tristesse et de la douleur de l’autre. Nous allons donc choisir nos mots, ou les taire, fabriquer des tabous, des secrets, enterrer à jamais des mémoires, des souvenirs…

Et nous voilà dans cette incapacité d’accueillir, d’honorer pleinement ces souvenirs, la mémoire de celui qui c’est éteint. Et avec résignation, dans cette douloureuse incapacité à être pleinement humain, nous choisissons de nous taire, de baisser les yeux, de fermer notre coeur.

Et pourtant, Betty, la maman de Nathan, ose dire le besoin qui crie en elle ce soir:

« On a besoin que les autres se souviennent de nos anges, qu’ils continuent d’exister pour nous, pour leurs frères et leurs soeurs, pour nos familles, pour nos amis »

Et si nous choisissions de guérir du passé pour célébrer enfin de la façon qu’il se doit, nos pertes, nos deuils, nos anges disparus. Et si nous choisissions de redonner la responsabilité de ses émotions à l’autre et de reprendre la responsabilité de nos propres émotions. Les mots et les gestes n’ont pas le pouvoir qu’on leur prêtes. Ils sont des stimulus, certes, mais l’émotion naît en nous, fait de nous un être vivant, et nous savons tous le pouvoir de rétablir la connexion. Apprenons à l’accueillir.

Et si nous nous écoutions mutuellement pour marcher ensemble vers ce chemin:

Betty nous dit: « si c’est trop pour nous, pour eux, nous savons le dire »

Faisons nous confiance et parlons nous pour dire ce dont nous avons besoin: « J’ai besoin de me souvenir de mon fils chéri » « J’ai besoin de partager et échanger des souvenirs sur cet être que j’ai tant aimé » « J’ai besoin de soutien pour avancer dans ce deuil » « J’ai besoin de déposer ma douleur, qui me semble aujourd’hui trop forte pour moi » « j’ai besoin qu’on entende ma douleur et que quelqu’un soit là pour la contenir, car je sens qu’elle peut me dépasser et exploser »

« J’ai besoin de prendre le temps, d’aller à mon rythme pour pouvoir accueillir ta douleur, car je sens qu’elle fait tellement écho en moi, que je n’arrive pas moi même à la contenir » « je suis ok pour entendre et partager avec toi les souvenirs communs que nous avons de ce petit ange, j’aime me souvenir de lui avec toi et à travers toi, sa maman, tu l’as tant connu, à travers tes yeux, c’est doux pour moi de le voir »

Voilà quelques pistes ici, il y a tant de façons… à vous de trouver la votre, en vous respectant, vous respecterez l’autre.

Et dans mon expérience, le silence, celui qui nie et qui rejète une émotion, et non celui qui offre une présence, n’a jamais contribué à apaisé et guérir un coeur blessé.

Illustration de Susan Varley, du livre Au revoir Blaireau.

Et pour finir cet article, je vous propose une lecture du très beau livre de Susan Varley, Au revoir Blaireau. « Un grand classique qui aborde la disparition d’un être cher. Un ton juste, pour un livre exceptionnel ».

Lecture du livre de Susan Varley, Au revoir blaireau.

Prenez soin de vous.

Vous pouvez retrouver le message de Betty sur son compte instagram:

Nous sommes grands cachés, derrières nos petits…

Entrez dans la Ronde de l’humanité

Je voulais vous partager un texte, écrit par Fanny Rondelet, qui m’a beaucoup touché et que je voulais inscrire ici, pour le garder avec moi, dans ma mémoire. Je l’ai découvert en écoutant le podcast hebdomadaire d’Isabelle Padovani « Les matins d’Isa », (liens en fin d’article).

« Bientôt dans quelques temps, je ne sais quand, mais en tous cas un jour prochain, nous pourrons dire j’y étais et je l’ai fais. Nous pourrons dire, j’étais sur terre à ce moment crucial, à ce moment où nous avons ce choix merveilleux à faire entre: laisser notre pouvoir entre les mains d’une autorité extérieur. Et récupérer notre pouvoir et nous sentir pleinement vivant en nous.

Ce choix entre, se battre, prendre les armes contre ceux que nous avons identifié comme étant les méchants. Et ouvrir les yeux sur notre responsabilité dans le situation. Ce choix entre laisser le virus de la peur et de la séparation se propager. Et utiliser les outils dont nous disposons pour faire barrage avec amour et justesse. Nous pourrons dire, je l’ai fais, j’ai récupérer mon pouvoir. J’ai cessé de me battre contre les grands de ce monde, parce que j’ai sentie la Grande en moi, parce que j’ai compris que j’étais une Grande en ce monde.

Et en tant que telle, je me suis positionnée. Quand des petits êtres blessés venaient vers moi pour exiger à corps et à cris que j’apporte ma pierre à l’édifice fait de souffrance et de peur, je les ai regardé avec amour et je leur ai dis: « Non mes chéris » Et je leur ai expliqué patiemment, ce à quoi je disais OUI en leur disant NON.

J’ai dis non et au revoir, à certaines choses que je ne voulais plus. J’ai dis oui et bienvenue, à toutes les graines que je voulais semer dans ma vie. Et ces graines je les ai semé. Des graines de coopération, de solidarité, d’équité, d’ancrage, de courage, de clarté, d’authenticité, d’honnêteté, de respect, de confiance, d’amour. Oh, ça n’a pas été tous les jours facile de rester centré face aux crises des petits bout de choux blessés qui avaient tellement peur de lâcher l’ancien système.

Et j’ai réalisé qu’ils faisaient miroir à un bout de chou à l’intérieur de moi. J’ai eu de gros deuils à faire, car j’ai réalisé tous les endroits de moi où le vieux système avait ses racines, et il a fallu que je me penche humblement pour débusquer ces racines et que courageusement, je les retire pour leur dire adieu, avec amour et gratitude. Et que je les laisse partir avec conscience, tout en gardant dans ma main la petite main de mon bout de chou intérieur.

Nous pourrons dire « Nous avons traversé, quel bonheur de participer à ça aujourd’hui. Nous y sommes. Nous sommes les Grands et Grandes de ce monde. Alors, pour traverser gardons bien serré dans nos mains, les petites mains de nos bouts de choux. Restons ensemble et traversons. »

Fanny Rondelet.

Quand je lis ce texte, je pense à tous les parents et accompagnants qui font le choix aujourd’hui d’accompagner leurs enfants autrement. Qui sèment des graines dans le coeur de leurs enfants, dans le coeur de leurs enfants intérieurs et dans le coeur d’autres parents, en montrant qu’une autre façon de faire est possible, qu’une autre vision, un autre paradigme peuvent se vivre.

Pour moi, parents et accompagnants sont Grands et Grandes quand ils se mettent à la hauteur des enfants, quand ils avancent à leur rythme, sont à leur écoute et comprennent leurs besoins. Pour moi, parents et accompagnants, sont Grands et Grandes, quand ils font ça et qu’ils ne lâchent pas la mains de leurs petits êtres intérieurs, nos parts blessées par les évènements traversés, les hasards de la vie. Pour moi, parents et accompagnants, baignent dans la lumière et éclairent les enfants tels des phares, quand ils savent prendre soin d’eux, quand ils se connectent à ce qu’ils sont vraiment et humblement et avancent sur ce chemin de réparation.

Qu’ils sont courageux ces parents. Parce que oui parfois c’est difficile. Qu’en nous vit et fonctionne un système de pensées, un conditionnement puissant, et des « petits bouts de choux blessés » qui nous font perdre notre chemin.

Tenons nous la main, où que nous en soyons sur ce chemin.

Et voici le lien du blog de Fanny Rondelet: ici

Le jeu des qui suis je?

C’est avec joie et enthousiasme que j’offre à tous les duos Parents (accompagnants)/enfants ce petit jeu à partager.

Il vous invite à une découverte et un questionnement sur la nature tout en jouant. Dès que votre enfant est en âge de communiquer avec vous par la langue des signes (si vous la pratiquez avec lui) ou la langue orale, vous pouvez vous amuser avec ce support:

  • En regardant les dessins et en les nommants dans un premier temps.
  • En décrivant avec lui les couleurs, les formes, des animaux.
  • En lui lisant la petite devinette afin de trouver l’animal qu’elle décrit (pour les enfants plus âgés)
  • Pour les enfants lecteurs, ce sont eux qui peuvent vous faire deviner de quel animal il s’agit ou bien à un enfant plus petit.
  • Je vous invite à garder à l’esprit que le plus important est l’envie mutuelle de jouer ensemble: si l’enfant ne souhaite pas faire cette activité avec vous ou utilise le support d’une autre façon.
  • Et si vous vous sentez l’âme créatrice vous pouvez inventer vos propres devinettes… Je serais ravie de les voir! N’hésitez pas à venir les partager ici ou sur mon compte instagram: @isa.dessine_lavie

Imprimez le PDF et pliez la partie que vous souhaitez cacher?

Télécharger le jeu des qui suis je?

Notre Duo Materné

Un enfant, c’est un Etre Grand, Puissant, Entier.

Comment le materner à sa hauteur d’Etre?

A la naissance de mon premier enfant, j’ai découvert avec sidération que j’avais des besoins et que je ne savais pas les écouter et encore moins y répondre. J’ai découvert que cet Etre, que je voyais très fragile, allait avoir besoin de moi, de mon corps, de mon amour inconditionnel.

Mais comment aimer quelqu’un qui n’est pas soi, quand on n’ose même pas se regarder et s’aimer tel que nous sommes?

C’est encore une question que je me pose aujourd’hui, alors que mon deuxième enfant est né et que nous avons cheminé neuf mois en corps à corps et un an et demi…déjà…

Pour accompagner Justin, nous avons choisi, mon compagnon et moi, de minimiser au maximum les objets, le matériel de puériculture que nous allions utiliser. Et ceci afin de garder tant que possible, notre attention sur l’essentiel: Notre enfant et la relation que nous tissions avec lui. Privilégier les matières naturelles qu’elles soient d’origine végétale ou animale.  Afin de ne pas polluer notre environnement proche, nos sens, olfactifs et sensoriels…et l’environnement globale, notre planète.

Et nous avons décidé d’explorer des expériences, des pratiques et des techniques que nous ne connaissions pas ou peu, pour la plupart, nous laissant guider par ce qui nous semblait répondre au mieux aux besoins de notre enfant, et au respect de nos physiologies.

Accouchement à domicile

                                Allaitement

Cododo                                              Portage

Motricité libre                  Hygiène naturelle infantile (HNI)

Diversification menée par l’enfant (DME)

 

Je me sentais investie d’un élan d’explorer toutes ces pratiques, nouvelles pour moi,  pour répondre au mieux aux besoins de mon bébé.

Je crois très fort que tous les bébés du monde se doivent de recevoir de tels soins, une telle implication de la part de ceux qui les accompagnent dans cette merveilleuse aventure qu’est la Vie dur Terre.

Je crois aussi que les premiers actes les plus respectueux pour notre planète et en harmonie avec la vie sur Terre sont ceux dispensés aux nourrissons. Pour changer le monde dans un futur proche et garantir notre vie sur cette planète, je crois fondamental d’aller dans le sens de la vie, et d’en prendre soin. De s’incliner devant elle quand elle se matérialise devant nous et de se mettre à son service. Non pas comme esclave, mais comme élément jouant un rôle indispensable faisant parti d’un TOUT. De connaître ces lois naturelles que nous ne pouvons négocier sans conséquences dommageables. De reconnaître et d’intégrer les limites, nos limites. 

Et c’est donc avec ces croyances et cette dynamique que je me suis engagée dans cette nouvelle aventure. Nue comme un verre, sans artifice et matériel autre que des tissus pour le porter et le tenir contre moi, une peau d’agneau et une extension à notre lit pour l’avoir prêt de moi la nuit, un petit pot pour lui permettre d’éliminer.

Ecouter, répondre sans attendre, être là, ne faire qu’un, dans la continuité de la vie partagée in utero. Retrouver l’essence même de ce que nous sommes:           des mammifères. Notre lien le plus précieux avec la Nature est là. Et petit à petit les états changent d’eux mêmes. Mais ce ne sont plus des croyances non connectées au vivant, ni mes peurs, ni des habitudes culturelles qui guident.

Aujourd’hui et quand j’observe le temps écoulé, je me sens émerveillée quand je vois au fil des jours le lien puissant qui nous uni et qui se renforce. Le lien d’attachement essentiel au bon développement de l’Etre humain. Je me sens admirative de la réciprocité de l’amour qui circule avec fluidité. Toutes ces expériences de l’accouchement à domicile, en passant par le portage, l’hygiène naturelle du bébé, le cododo… ont permis d’accompagner notre duo bien au delà de ce que j’espérais. Concrètement, moins de pleurs, plus d’autonomie, plus de sérénité et d’apaisement, de confiance pour nous deux.

Aujourd’hui je vois Justin, BEAU, FORT, AIMANT, ETRE L’AMOUR, ETRE lA JOIE. Etre un aventurier de plus en plus téméraire de jours en jours. Et revenir vers moi pour se ressourcer, et mieux repartir explorer le monde. Je suis sa base, son tremplin, sa source.

Et en même temps, j’observe aussi que demeure cette question, restée en suspens:

Comment aimer pleinement quelqu’un qui n’est pas soi quand il est difficile de s’écouter, de s’explorer, de se comprendre, de s’aimer soi même?

Maintes situations au cours de cette découverte de l’un et l’autre, sont venues me la rappeler. Mais ça c’est une autre histoire que je vous raconterai…

Il m’apparaît aujourd’hui avec clarté que le maternage commence par l’amour que l’on se porte.

 

Mon maternage…et (le paternage!), ici et maintenant avec mes enfants!!

Voici l’endroit où je vous partage mes découvertes, lectures, vidéos, articles… de personnes m’ayant inspirées et guidées par leurs observations et recherches pour mesurer les besoins de mes enfants et leurs apporter des réponses ajustées.

Je rappel ici qu’il s’agit bien d’inspirations, de guidance, car ce qui me guide au plus près de nos aspirations et nos besoins, mes enfants et moi même, c’est bien sûre la découverte de nos références internes et relatives. Ce qui est dans nos coeurs, nos pensées, nos tripes, nos corps… Et ce qui se joue, ici et maintenant au coeur de la relation.

La Communication non violente:

Et en parlant du coeur de la relation, que se soit de moi à moi ou de moi à mes enfants, je choisi de vous parler en premier de ma découverte de la CNV (communication non violente) mise en place par Marshall B. Rosenberg en 1960.

Ici c’est ma maison…

Cette situation si spéciale, tellement peu ordinaire, inconfortable pour certains, voir carrément invivable, acceptable pour d’autres, angoissante, stimulante…

J’avais l’élan aujourd’hui de vous partager mes réflexions et mes cheminements intérieurs qui ont émergés depuis le début de ce confinement.

J’observe, en essayant d’accueillir mes jugements (et de les garder pour moi!) et je me permets quelques interprétations:

Tous ces gens qui ont quittés leur domicile pour aller vivre pendant la période de confinement en des contrées moins urbaines, plus proches des milieux naturels, avec parfois l’intention de rejoindre les gens qu’ils aiment.

Pourquoi à l’annonce d’une directive générale de #resterchezvous pour sauver des vies, ces personnes ont choisi un autre endroit que leur lieu d’habitation habituel.

« Aaaaaah, qu’on est bien chez soi! » Cette phrase prononcée par ma mère au retour des vacances, résonne encore plus aujourd’hui pour moi, comme une évidence à porter mon attention sur notre habitat et son environnement.

« Faire son trou », « creuser sa niche », « faire son nid douillet », « le foyer de notre famille »… Autant d’expressions qui nous rappellent qu’il fut un temps où choisir un endroit où habiter et se faire un abri, n’était pas secondaire.

Pourquoi acceptons nous de vivre la majeur partie du temps dans ces villes bétonnées, avec un un train de vie effréné, une relation à la Nature assez pauvre, une dépendance alimentaire, vestimentaire… à une multitude d’entreprises, dont on ne connait pas qu’elles âmes humaines la compose.

Peu de temps qui nous appartienne réellement, pour nous ressourcer, pour créer du lien avec nos enfants, nos voisins, nos aînés (et d’ailleurs où sont ils? Peux vivent parmi nous…).

Peu de temps pour se questionner réellement, depuis qu’on nous a mit sur les bancs de l’école, sur nos élans à faire ce qui nous porte, ce qui a du sens , ce qui a de la valeur à nos yeux, ce qui remue nos tripes…

Quitter avec précipitation un environnement qu’habituellement nous … supportons? subissons?

Peu de temps pour ralentir et ne rien faire si notre corps le demande ou si nous avons besoins de célébrer des pertes/deuils ou d’accueillir la vie/naissances.

Quelle est cette civilisation, cette culture qui s’installe dans un habitat qui le lui procure pas la sécurité, la douceur, la paix intérieur, et qui ne réponde pas à ses besoins primaires:
  • se nourrir et d’hydrater sainement
  • se mouvoir
  • respirer de l’air sain et pur
  • stimuler tous ses sens
  • accéder à la lumière

Rappelez vous, vous petit en train de vous construire une cabane. Est-elle celle que vous habitez aujourd’hui? Où avez vous mis vos rêves et votre bon sens d’enfant? Où est passé la connexion que vous aviez de vos besoins?

 

Vous, de nouveau ici!!

 

Bonjour à toutes et tous!                                               Nous sommes le 13 Avril 2020…

Nous voici en ces temps un peu particuliers, à vivre une expérience très particulière:

le CONFINEMENT chez nous, pour se préserver d’un virus, le #COVID19.

Et je reviens ici, avec l’envie de reprendre ce blog pour me déposer/ partager une conscience / vibrer à l’unisson/ ressentir notre unicité…  C’est avec une émotion touchante, un petit chaud au creux du ventre que je relis mes mots, mes articles mes photos déjà partagés ici.

Rien à changé pour moi quand je lis l’article en page de présentation:

« Depuis, tout prend peu à peu plus de sens. J’ai choisi de vivre au présent tout en cultivant la conscience de mes actes. »

« Aujourd’hui, je tente de nourrir mes besoins : respect de moi, de mes rythmes, de cohérence avec mes valeurs, de co-création, de partage, de souveraineté, d’actualisation de mes potentiels, d’évolution et d’apprentissage, d’inspiration, d’expression, de paix, d’harmonie, de liberté… »

« Et surtout je me sens triste de mesurer combien notre société à morcelé, séparé les individus… »

Enfin presque…

Un deuxième Etre est venu nous rejoindre. Né à la maison, dans notre foyer, (je vous raconte ici) Justin est venu illuminer notre vie et la chambouler à nouveau, nous invitant avec AMOUR et FERMETE, à transformer encore plus notre vision, écarter nos oeillères, ouvrir nos bras, revoir nos priorités, accueillir nos limites.

A l’aube de ce que certaines personnes espèrent être un nouveau monde après l’effondrement de notre civilisation qui ne tient plus debout et qui s’épuise.

Je vous promet de vous emmener avec moi expérimenter d’autres façons de faire, d’autres façon de voir les choses, et de vivre la VIE, que moi même je ne connais pas encore, mais bien décidée à sortir de ma zone de confort pour enfin ressentir que JE SUIS VIVANTE!!

Si vous êtes nouveau, bienvenue sur ce blog et pour ceux qui me connaissent ici, je suis ravie de vous y retrouver.  Je me souhaite la bienvenue aussi, parce que bon…hein!

Ces Femmes qui expérimentent le sage.

 

A Sidonie et Marie et toutes ces sages femmes qui accompagnent les couples/parents/bébés dans cette étape de vie si précieuse…

 

Cet accouchement a été une valse des émotions extrêmes, une révélation des besoins les plus profonds, un combat puissant entre le corps et l’esprit.

Au milieu de tout ça : moi et mes parts, tantôt actrices, tantôt spectatrices… Moi petite, moi grande, moi facilitatrice, moi empêcheuse de tourner en rond…

Avec nous, deux femmes, deux âmes humaines : deux sages-femmes.

Elles sont venues pour encadrer de leurs compétences, de leur expertise, de leur expérience, un événement, une femme, un enfant, un couple s’offrant à la naissance d’un enfant…

Elles sont venues soutenir, vibrer, s’offrir, offrir le calme dans la tempête, offrir la présence quand tout en moi criait la solitude, offrir la fermeté et la bienveillance dans la détresse et l’égarement, offrir le discernement et la confiance.

Elles sont reparties.

« Il y a comme un goût de tristesse, une boule amère qui diffuse lentement au fond du ventre…

Pourquoi se quitter, on était bien ensemble, on formait une belle équipe… »

Telle une flamme qui c’est rallumée, une part, jadis blessée a pu revivre dans la relation à ces sages-femmes ce qui un jour à été brisé en moi : j’ai sans doute vécu un moment dans ma vie où je m’apprêtais à vivre quelque chose de grand et j’avais besoin de soutien et je me suis retrouvée seule

Et donc…

Renoncer devant un obstacle malgré ce que réussir pourrait nourrir en moi comme aspirations profondes, était devenu ma zone de confort.

Et puis, ces besoins d’autonomie et de souveraineté qui cohabitaient avec les besoins de soutien et de présence. Ils se sont affrontés et je n’ai pu les faire valser pour trouver une stratégie commune*.

Les stratégies se sont affrontées :

-Le travail commence, les contractions sont régulières et espacées de 2 min. Il fait nuit. Gaël, le grand frère dort. L’idée d’accoucher dans la nuit, avant que Sidonie et Marie n’arrivent me traverse l’esprit.

Et soudain l’autre besoin émerge :

« On appel Sidonie, Luc ? » Dis je sur mon ballon.

Et force est de constater qu’une fois que Sidonie et Marie sont arrivées et installées, les contractions se sont espacées et ont diminuées…

Le projet : offrir notre nid douillet, notre maison, comme cadre à la naissance de Justin. Besoin d’intimité, de respect de nos rythmes, de bienveillance et de douceur.

Ce projet à été pensé, réfléchi, analysé, imaginé… Jusqu’au jour J, où enfin il pouvait se vivre, apparu « l’obstacle ».

L’obstacle ici : la douleur, la peur de la douleur innavouée.

Le corps des femmes sait accouché. Ai je entendu et lu.

« Ah bon ça va alors, on a l’expert en nous les filles ! » a fanfaronné une de mes parts. Et de conclure aussi rapidement :

« On aura même pas mal, et cette douleur c’est typiquement un truc d’occidentales. Mais nous on va pas se la jouer occidentales… !! On est capable de dépasser ça ! Bon ça c’est réglé, plus la peine d’y revenir.»

Ce que mon esprit peut être convaincant quand il refuse un état de fait. J’ai même occulté certaines stratégies que j’avais préparé qui pouvaient être antalgiques. Je m’en allais donc tranquillement et toute guillerette vers cet événement, ce passage, sereine et tranquille, ayant supprimée de la perspective une partie de la réalité : mon corps, il aurait été mon allié si j’avais su l’écouter et lui passer la main.

Et oui, le jour J, la douleur était bien là. Et plus je grimpait là haut dans les tours me réfugier dans mon esprit, plus elle grondait en sourdine. Seul le sommeil, l’abandon vers l’inconscience, avait le pouvoir de relancer les contractions.

La souffrance est, quand il y a un « NON  » à la réalité !

Avec Sidonie et Marie, on a un peu cherché, pour comprendre et pour faire sortir…

Pour ne plus être perché là haut, ne plus penser, lâcher prise…

Et puis, en fait, ça avait besoin de se vivre ainsi.

Dans la contracture, dans la non-acceptation de ce qui est…

J’ai voulu renoncer au projet :

« J’veux allez à la clinique, qu’on me pose une péridurale !! »

Sidonie :« A dilatation complète, tu vas accoucher dans la voiture !! »

Ma décision était prise, une part de moi qui avait fait ce forcing intérieur, c’est sentie soudain soulagée, entendue…et pourtant, les évènements prirent une toute autre tournure.

Marie :« Il reste un dernier truc à tenter, on peut finir de percer la poche des eaux »

Je fais non de la tête.

Sidonie :« Bon ok on se prépare pour partir. »

Je me sens à ce moment soutenue, guidée par des phares que sont ces deux femmes. Elles ne prennent pas de décisions à ma place, me laisse la barre, et pourtant elles tiennent la boussole et m’indiquent le Nord. Avec beaucoup de confiance et de clarté elles me guident et me montrent qu’elles me suiveront là où je décide d’aller, tant que tout va bien pour moi et le bébé.

« Ok, on y va on perce », cette part ne cède pas elle y va en toute confiance et s’abandonne.

C’est la fin. Je peux tout hurler, je me sens protégée, entourée. Justin va sortir, Justin va naître.

J’ai hurlé ce NON !!!! J’y ai droit.

Justin est là sous moi. En une fraction de seconde je suis avec lui, je le rejoins.

Je ne suis plus la petite, je suis la grande de nouveau. Je suis maman pour la deuxième fois avec cette bienveillance qui m’a été offerte, je peux passer le relais, avoir confiance en moi et donner à ce petit être tout l’amour dont il a besoin en cet instant.

L’émotion est là, tapis au fond :

« Ne la laisse pas sortir ! »

Crie une de mes parts, alors que je vois pour la dernière fois Sidonie et Marie qui viennent me rendre visite suite aux deux jours passés ensemble.

« On va pas les quitter comme ça !! Après ce qu’on a vécu ensemble !? Moi j’veux les remercier à la hauteur de ce qu’elles m’ont donné, j’veux quelque chose de grandiose !!… »

Je prend dans mes bras cette part qui s’étonne tellement de recevoir autant, et les mots me touchent quand Sidonie me dit en réponse à notre « Merci »:

« Vous vous êtes offert ce cadeau ! »

Les émotions qui nous ont traversées, et que nous avons partagées étaient tellement fortes et purs que ce retour au quotidien, me paraît presque fade. J’aimerais exaucer le vœu de cette part qui souhaite encore vibrer de l’émotion vécue.

C’est plus que 1000 euros.

Et oui, cette part à raison, il nous faut quelque chose de Grandiose !!!

Un cadeau de naissance

L’accueil de l’Etre humain sur la Terre

Comment aujourd’hui accueillons nous la Vie, les bébés, parmi nous ? Comment célébrons nous les naissances ?

J’aimerais parler de ma propre expérience, comment moi même je me suis sentie accueillie, et vous inviter à en faire de même.

Seulement ce n’est pas possible, notre mémoire consciente ne nous permet pas de retrouver des souvenirs de cette période de notre vie. Notre corps, notre inconscient peut être se souviennent ?…

Ils parlent pour nous souvent/parfois et la mise en mots est difficile.

Si nous ne pouvons nous souvenir de ce que nous avons vécu et comment nous l’avons vécu en tant que bébé, de notre naissance et de l’accueil qui nous a été fait, il y a aujourd’hui des personnes* qui se sont penchées sur les besoins physiologiques du bébé et les actions qui soutiennent, les actions qui ne contribuent pas au bien être et par conséquent au bon développement du bébé*. Nous avons donc des repères, qui peuvent aujourd’hui nous guider.

Et quand est il des parents, et toutes personnes ayant décidées de s’occuper des besoins du tout petit ?

Comment vivent-ils cet accueil ? Quel rôle jouent-ils dans cet accueil ? Sont-ils les seuls à jouer un rôle ? Quels moyens leurs sont nécessaire pour jouer ce rôle et ces moyens les ont-ils ? Comment cela se passe-t-il dans d’autres cultures/civilisations ?…

Il y aurait tant de questions que j’aimerais évoquer et tenter d’y répondre avec des études, des recherches, des constats/observations faits par d’autres personnes.

Moi ce que j’aime c’est partager mon expérience et mon ressenti. Je vous propose donc un partage de mon vécu et des émotions et sentiments qui m’ont traversés lors de ma première expérience de maman et je serais en joie si ce partage résonne en vous et parvient à vous toucher pour vous inspirer.

De l’inspiration à changer , que ce soit votre vision/regard, ou votre posture interne/externe, ou vos futures actions…

*Je prépare un article en parallèle pour citer les professionnels dont j’ai pu lire les recherches ou voir des vidéos et qui me semblent inspirantes pour suivre mon rêve de répondre au plus près des besoins physiologiques du bébé et qui ont participé à changer ma vision sur les conséquences de nos actions sur les enfants, pour nourrir mon rêve d’un monde avec des relations humaines plus empathiques et harmonieuses et une meilleurs répartition et protection des ressources sur la Terre.

Aujourd’hui en écrivant ces mots, je m’apprête à accueillir un nouvel Etre pour la deuxième fois. Voilà une chose que je revis de nouveau à l’approche de la naissance :

Le besoin de soutien.

Je me sens inquiète car j’ai déjà expérimenté cette période où avec un tout petit bébé dans les bras, des émotions qui viennent m’envahir et me toucher, me réveiller, des croyances et injonctions dont je me suis remplie au fil de ma vie, je me suis sentie démunie et seule face à tout ça sans avoir les clefs pour mieux le vivre.

J’avais écris ceci pour partager ce qui était vivant pour moi lors de l’arrivée de mon premier enfant:

« Voilà notre petite perle qui est arrivée. Deux billes noires qui me regardent. Il semble si paisible et énigmatique. Quel miracle. »

Je suis touchée en plein coeur. La beauté et la violence de l’évènement est trop forte et réussie à transperser ma cuirasse.

Je me sens perdue, démunie.

La réalité de ce qui se passe dans cet hopital n’a pas grand-chose à voir avec ce que j’avais imaginé. Et surtout je sens un décalage avec les émotions que je pensais ressentir, celles que notre société vente : «l’arrivée d’un enfant c’est que du bonheur » et celles qui surgissent, qui s’animent en cet instant présent d’accueil de ce bébé : « j’ai peur de cette réalité inconnue ».

Je me sens sidérée et admirative à la fois. Une force me pousse. C’est à ce moment pour moi désagréable et à la fois quelque chose en moi sait/reconnaît que cette force/puissance/énergie va pouvoir se transformer, va pouvoir m’être utile et me sauver. Je me sens vivante.

La suite de l’accouchement.

Que se passe-t-il ?

Nous sommes à la maison.

Il y a ce qu’on faisait avant bébé. Nous étions deux.

Il y a ce séjour dans cet univers hospitalié. Avec ces personnes inconnues et pourtant devenues en 4 jours familières ? Enfin je crois.

Il y a une sorte de deuil donc à faire en sortant de cet hospital ?

Je ne sais pas. Je me sens encore perdue.

Il y a ce retour dans cet univers connue : la maison. Nous sommes trois maintenant.

Comment la vie va s’organiser autour de cette équation ?

J’ai posé Gaël dans un transat. Il semble dormir.

Je m’installe à des activités d’avant : la couture.

Je me dis : « chouette, rien n’a changé ».

Gaël pleure.

Et PAF, première émotion qui surgie et je suis submergée : je ressens de l’agacement !

« Quoi, comment est ce possible !!! Tu n’as pas honte ! C’est un bébé, il a besoin de toi, tu es sans coeur ! »

« Et ! j’existe, non ? Je suis encore moi ? Je n’ai pas fais assez déjà ??? »

« comment est ce possible de ressentir cela en tant que maman ? Je ne suis pas « normale » sans doutes ? »

Et je me sens seule.

Et là je vais vous dire quelque chose qui est devenu un tabou dans notre société occidentale :

« Il faut tout un village pour élever un enfant »

proverbe africain

Les mois qui ont suivis sont une descente progressive vers un épuisement maternelle/une dépression.

Une invitation à toutes les futures maman :

Prenez conscience qu’avoir la croyance que dans notre société, élever un enfant dans une famille composée de deux êtres et sans soutien d’un groupe de personnes aimantes et bienveillantes, sans relais, sans soutien matériel, est normale et réalisable dans l’amour inconditionnel et la douceur pour soi même et pour l’enfant à pour conséquences l’épuisement, le burn out

…Je fais du mieux que je peux pour maintenir la barre.

Un virus en profite et dérègle mon système hormonale, je pers 10 kg en un mois, je transpire comme un bœuf, je pleure et m’énerve à la moindre difficulté, je pique des colères, crises d’angoisses…

Je pense ne pas y arriver.

« Je me sens NULLE.

Les autres doivent mieux y arriver que moi »

« Je suis vraiment une mauvaise mère, j’ai des pensées, visions de moi faisant du mal à mon enfant !!! »

Quelles sont ces clefs qui me semble aujourd’hui aidante dans l’accueil d’un enfant :

1ère Clef

Le soutien matériel et moral d’une ou plusieurs personnes qui peuvent et auront l’élan d’offrir : douceur, amour inconditionnel et relais dans le quotidien pour gérer la préparation des repas, le ménage, les courses, les autres enfants du foyer…

Voilà ce que j’ai mis en place pour l’accueil de ce nouvel enfant. Je me suis fait

la demande de demander

à mon entourage, proche et éloigné, amis et parents du soutien.

Concrètement :

J’ai envoyé cette demande par mail en partageant mon expérience, mon ressenti et mes besoins. Puis une demande concrète pour m’aider à répondre à ces besoins. Soit en nous offrant du temps ou une aide logistique (repas, courses…) ou en contribuant financièrement par l’intermédiaire d’une cagnotte en ligne. Ce financement permettra de rémunérer les services d’une aide à domicile.

Tel un cadeau de naissance, offert à nous parents, pour le bébé.

2ème clef

Un déconditionnement, une prise de conscience dans notre vision de ce qui est bien de faire ou de ne pas faire, et de ce qui est bien d’être ou ne pas être : je parle ici de toutes les images conscientes ou inconscientes de la « bonne mère », « du bon parent », des pratiques qu’il faut adopter pour correspondre à ce bon parent, des objets qu’il faut acquérir… Toutes ces images qui proviennent d’un référencement externe qu’elles soient jugées bonnes ou mauvaises par telle ou telle personne et qui ne correspondent pas à un besoin interne, une référence interne et relative à nous même et au bébé.

Bien sûre, l’inspiration provenant de l’extérieur, un livre, les pratiques que nous partage un groupe de parents ou une amie elle même maman, les études scientifiques sur les besoins du bébé… sont d’une aide précieuse et doivent continuer de nous inspirer. Nous ne pouvons pas tout découvrir par nous même et le partage d’expérience nous fait avancer et contribue à nourrir nos aspirations.

Je veux juste attirer votre attention sur notre capacité à garder notre libre arbitre et faire nos choix en conscience.

Qu’est ce qui est ?*:

-J’ai un bébé dans les bras qui semble avoir tel ou tel besoin.

-Je suis en forme ou fatiguée.

-Je suis particulièrement angoissée ou sereine.

-J’ai vécu tel ou tel accouchement, avec tel ou tel ressenti, par rapport à mes attentes, mes projections, cela c’est passé au-delà de mes espérences ou en dessous.

-C’est mon premier enfant ou un deuxième, troisième…

-J’ai telles pensées qui me traverses et cela fait naître telles émotions.

Qu’est ce que je veux ?:

-Quelle est mon intention, et mes priorités du moment ? Se recentrer sur soi.

Qu’est ce que je fais ?

-Est ce que ce que je suis en train de faire/dire/penser nourris mes intentions et mes priorités du moment ?

Et en fonction de cette dernière réponse je peux poser des actions concrètes, faire des choix.

Je vous invite à vous nourrir exclusivement de paroles ou pratiques venant de l’extérieur qui vous semblent ajustées et contribuer pour vous. Et si malgré cela, certains de vos choix dans la pratique semblent de nouveau être en dissonance avec votre réalité, reposez vous ces trois questions, pour réajuster.

*Ces trois questions m’ont été partagées par Isabelle Padovani.

La vie avec un enfant est sans cesse faite de réajustements, rien n’est immuable.

C’est pour moi ce qui a été le plus rude à accueillir.

Je vous partage que dans mon expérience cette deuxième clef est un cheminement, parfois long et qui demande également du soutien. Soutien de personnes qui ont les compétences pour vous guider dans vos prises de consciences. J’en parle ici.

Pour finir, j’aimerais vous partager ma lettre, celle qui porte mon message, ma demande.

Mamans en attente d’un enfant à naître, parents en devenir, je vous l’offre, inspirez en vous pour créer votre propre demande de soutien.

Téléchargez ma lettre

 

Mes poupées russes

A ma naissance…

…j’étais et je ressentais ça :

Un Gros Coeur ambulant.

Un Etre d’amour.

Quand j’avais un besoin pas nourri, ma meilleur stratégie c’était de pleurer, crier, hurler…

…et mes parents n’avaient pas toujours les moyens de décoder. Il semblait qu’ils ne parlaient pas toujours le même langage. Et sans doute que la vie avait fait en sorte d’enrober le Gros Coeur d’amour qu’ils étaient.

Car je ne doute pas une seconde aujourd’hui qu’à leur naissance ils étaient eux aussi un Gros Coeur ambulant.

Tout comme vous et tous les bébés qui naissent sur cette Terre.

Alors que s’est-il passé pour moi, et que se passe-t-il probablement pour beaucoup d’entre nous ?

Au fur et à mesure que j’ai expérimenté la vie, j’ai grandi, mon Gros Coeur c’est confronté au conditionnement.

Véhiculé depuis des millénaires par l’éducation. Je parle de cette éducation par la peur, la soumission, l’argumentation, l’imposition d’un certain savoir, d’une vérité absolue, les croyances, les interprétations, les jugements, les généralisations, la pensée binaire (bien/mal), les diagnostics.

Cette éducation, ce système de références est notre façon habituelle de communiquer entre adultes et notre façon habituelle de communiquer avec nos enfants.

Et voici la conséquence du choc entre le Gros Coeur que j’étais et le conditionnement :

Je suis devenue un Gros Coeur emballé dans une enveloppe conditionnée !!

En conformité avec ce qui se vit couramment dans notre société. Visiblement, de cette manière, j’étais adaptée à mon environnement. J’ai eu des amies et amis, j’ai fait des études et obtenu un travail. Non bien sans mal avec cette enveloppe…

Mais mon besoin d’appartenance était comblé.

Et je me suis coupée de ce Gros Coeur que j’étais. Le manque est alors apparu. Manque d’amour, manque d’empathie, manque de lien, manque de sens, manque de sécurité…

Alors, j’ai cherché à l’extérieur de moi, comme je l’ai appris, à nourrir tous ces besoins en manquent…

…et parfois de façon tragique.

Et voilà qu’un jour, il m’a été donné de vivre une expérience où j’ai de nouveau ressenti mon Gros Coeur se mettre en mouvement. Je vous laisse découvrir cette expérience que je raconte ici.

J’aimerais vous partager aujourd’hui, que j’ai la conscience que je suis ça :

Et que je serais toujours ça !!!

J’ai de la joie maintenant, à me reconnecter à ça :

Grâce à un processus que j’ai découvert, la Communication Non Violente, une philosophie de vie, un soutien de tous les instants, un nouveau paradigme que j’appréhende avec mes moyens de l’instant.

Et j’aime me voir comme ceci :

Telles des poupées russes.

J’ai de la joie à les découvrir. Elles sont mon identité, les parts de moi même.

J’apprends à les aimer toutes, car la clé, m’a-t-on soufflé un jour, et cela m’a été d’un grand soutien c’est pour ça que je vous le partage :

Quand tu aimes tout ce que tu es, ce qui émerge alors c’est l’amour de soi et de l’autre.

Et moi qui suis devenue maman, j’aspire de tout mon Gros Coeur à aimer ce que sont mes enfants.