Etre Femmère (femme et mère)

Faire le choix d’accompagner ses enfants, au fil de leur enfance, au fil de leurs découvertes, au fur et à mesure qu’ils grandissent et acquièrent leur autonomie. D’être présente et de faire parti de leur quotidien, doit-il rimer avec oublie de soi, oublie de ses propres élans de créations et des projets qui nous animent et de la contribution que chaque femmes aspirent à apporter à la société quand peu à peu l’enfant prend son autonomie ? 


Des amies à moi m’ont questionné et certaines ont été stimulées par ce choix de rester avec mes enfants et de ne pas « travailler ». Ah juste titre certainement ! 

Est ce la peur des femmes d’aujourd’hui? 

Car comment fait on pour remplir ses propres besoins quand on est toujours accompagné de ses enfants ?

Le rôle de la maman est tellement précieux pour moi! Depuis la petite cellule qui se divise (et même avant, dans le projet d’accueillir la vie!) l’intention d’honorer l’enfant et de lui faire une place va dans le sens de la vie et du respect que l’on a pour le vivant. 

Une place pour l’enfant, selon ma vision (et nulle est l’intention de ce post de l’imposer, mais de la partager) c’est de l’attention et du temps à partager pour tisser le lien. Des bras ouverts et de la tendresse. Des espaces où l’enfant peut se mouvoir et expérimenter en sécurité et à son rythme. Des espaces et du temps avec de multiples personnes ressources qui pourront offrir un étayage riche à l’enfant. selon ses besoins qui seront plus ou moins intenses de la conception jusqu’à la fin de sa vie avec des stratégies diverses pour y répondre. 

La mère et le père doivent-ils/ peuvent-ils être seuls à répondre à ses besoins? Est il juste pour toutes les familles de recourir aux collectifs : crèche, école… qui selon moi et ma perception, (mon expérience aussi) divise en deux mondes: celui des adultes et celui des enfants. Ce qui a des effets délétères à plusieurs niveaux. 

Le lien (parent/enfant, adulte/enfant) et parfois la rupture de lien. Le manque de personnes ressources riches et variées: un seul ou deux référents adultes, des enfants tous du même âge. Le manque d’autonomie dans les apprentissages et la soumission à une autorité qui sait mieux que l’enfant ce qui est bon pour lui d’apprendre et dans quel ordre. Et le non respect de ses propres rythmes.

Ou bien pouvons nous poser la question ainsi: quel environnement peut favoriser le plus le plein développement de l’enfant et permettre à la mère d’accompagner au mieux son enfant tout en répondant à ses propres besoins de femme, d’être humain? 

Ce n’est donc pas un OU. 

Les besoins de l’enfant OU les besoins de la mère.

J’aime à penser la réponse à cette question en y mettant un ET. 

Les besoins de l’enfant ET ceux de sa mère. 

Et mon expérience est qu’il n’est pas si facile de répondre à cette équation . 

Depuis que je suis maman, janvier 2013, où j’ai accueilli ma première petite perle, j’ai été boulversé par son arrivée. Sa venue, dès mon accouchement, m’a fait prendre conscience que j’avais moi aussi des besoins. Et qu’ils étaient précieux. Que sans nul doute, y prêter la plus grande attention et y répondre, serait la clef pour pouvoir répondre aux siens. 

À ma connaissance il n’y a pas, pour l’instant d’organisation sociétale qui permettent à ce jour de répondre aux besoins des enfants ET que les parents prennent soin d’eux-mêmes, tout en restant, tout au long de l’enfance les principaux acteurs du quotidien de l’enfant. 

Et là, il me semble que la piste du vivre en groupe, en collectif est peut-être une piste intéressante à expérimenter ! 

A suivre donc!…

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