L’ acquisition de la propreté ou de la continence?…

… Ou du réflexe vers la conscience de…

Dans un soucis de respecter et considérer l’enfant dans une progression et venant au monde avec déjà (!! ) des compétences et un potentiel d’acquisition, j’ai découvert avec la pratique de l’HNI (l’hygiène naturelle infantile) que le bébé naissait avec une compétence de plus, mais très méconnue. Et plutôt qu’un apprentissage à partir de rien, (croit-on!!), ce serait plus juste de dire qu’il va d’un réflexe d’éjection de ses selles et urines vers une conscience volontaire du relâchement de ses sphincters.

La continence est selon le Larousse, l’état d’un sphincter qui fonctionne normalement. Du latin: Continentia = contenue. Verbe: contenir. Hors le bébé, n’est ni incontinent, ni sale (à l’opposé de propre.)

La vessie est un contenant, qui est doté de capteurs qui sont reliés au cerveaux et qui quand elle atteint un certain taux de remplissage, envois un signalement au cerveau pour indiquer qu’il faut la vider.

Les bébés quand ils naissent, ne savent pas encore relâcher volontairement à des endroits précis et choisis leurs sphincters. Quand leur vessie est pleine, leurs sphincters se relâchent de manière réflexe, ils relâchent « n’importe où » leur urine et selles.

N’importe où vraiment?

Et le rapport à la propreté? Les selles et urines étant qualifiés de sales: le raccourci est vite fait. Oui les selles et urines si elles restent à proximité des zones de vie, d’alimentation,… deviennent un soucis pour l’être humain et peuvent amener des maladies. Mais à la base, les urines et selles ne sont ni sales, ni dangereuses. C’est ainsi qu’on les a qualifié. Elles sont juste les déchets de notre corps.

J’ai observé, que le fait de nommer nos déchets corporels de sales, pose un soucis de rapport de bienveillance à notre corps. Un sentiment de dégoût et rejet qui peut en effet participer à nous protéger des potentielles maladies, en les éloignant, mais aussi développer un côté excessif, voir pathologique…de rejet.

D’ailleurs, quand on observe les jeunes enfants, quand ils ont accès et découvrent leurs déjections, ils sont plutôt… curieux. Le sentiment de rejet étant plutôt amené par l’adulte …

Donc à nous de prendre conscience de notre rapport à nos propres déchets, de par notre histoire, vécu, et ce que nous ont transmis nos parents. Et voir ce que nous souhaitons transmettre maintenant à nos enfants.

Revenons au: n’importe où!

En fait, le bébé dépose ses selles et urine là où l’adulte lui propose. Rappelons que le bébé est dépendant dans les premiers mois de vie et qu’il va apprendre vite, grâce à son incroyable plasticité cérébrale (petit rappel ICI ) et donc ce à quoi il est mis en relation LE PLUS SOUVENT, (et non pas le plus pertinent) avec son environnement. Donc si on lui met des couches, il dépose ses déchets dans ses couches.

N’y a t il pas un non sens? Avec ce rapport de la propreté et ce besoin qu’a l’Etre Humain de se sentir loin de ses déchets pour se sentir en sécurité et en santé???

Ce n’est pas à mon sens, un chemin vers l’acquisition de déposer ses selles et urine au « bon endroit » que d’ouvrir une couche et de s’exclamer devant l’enfant: « Pouhaaaaa, ça puuuuuu, c’est sâaaaaale. On va changer tout ça! »

M’enfin, pourquoi du coup mettre un contenant, bien étanche et collé au bébé, si c’est pour dire que c’est dégoûtant…

Bon bref…

Attention, je ne suis pas CONTRE les couches du tout!! J’en ai moi même utilisé pour mes enfants.

C’est juste que trouver cela sale, envoie un double message au bébé. Et ce n’est pas dans le sens que l’on souhaite, vers cet apprentissage du relâchement volontaire de ses sphincters et l’autonomie.

Une donnée très importante que j’ai découverte avec la pratique de l’HNI, (l’hygiène naturelle infantile, j’en parle ICI) c’est que même si le bébé ne sait pas encore bien où lâcher ses selles et urine, il ne s’en fiche pas pour autant. Au contraire, il communique à ses parents dès la naissances qu’il a besoin d’éliminer. Et j’ai observé que « se retenir »* de plus en plus longtemps vient assez rapidement quand on propose à l’enfant d’éliminer sur un pot ou en tous cas loin de lui et qu’on s’intéresse à son besoin.

Alors, que l’on s’en occupe dès la naissance ou quelques années plus tard, avec toutes les difficultés parfois à reconnecter l’enfant à ce besoin et le rendre autonome, faisons notre choix en conscience des réelles compétences et acquisitions qui lui reste à faire.

Et non pas la croyance que l’enfant naît vide de compétence et de savoir.

*Il ne s’agit pas de rétention. La rétention n’est pas la continence. Le bébé est continent dès la naissance. Il ne peut être incontinent, puisque la perte de la continence signifierait une continence auparavant.

Réflexion sur…

…L’allaitement maternelle ou le non allaitement.

Je n’ai jamais fais d’article sur ce blog, au sujet de l’allaitement. Et pourtant cette aventure lactée, qui dure encore aujourd’hui pour moi, a chamboulé et est venue titiller mes croyances, mes limites et à fait avancer autant mon rôle de Maman que de Femme et d’Etre Humaine. Comme le dit Nina narre*, (Je vous parle d’elle plus longuement en fin d’article) « l’allaitement est une invitation au voyage ». Et moi, ce qui m’a fait le plus kiffer au travers de ma maternité c’est justement le Voyage, le plus transcendant qu’il m’ai été donné de faire.

J’ai pris conscience d’abord que j’avais la croyance que pour que je sois libre et que ma vie de maman soit plus douce et agréable, mon bébé devait être pris en charge, par « les autres » et la société et ses soit disant prouesses et avancées technologiques.

Et concernant l’allaitement, cette Liberté et Douceur illusoires, se matérialisaient par le fameux LAIT en Poudre (fabriqué avec le lait destiné aux petits veaux! cherchez l’erreur…) et ses accessoires le BIBERON et La Tétine!! Je pourrais aussi faire des parallèles avec l’accouchement, l’éducation et tant d’autres choses… Car c’est en regroupant mes observations au travers de mes expériences dans tous ces domaines que j’avance dans ma réflexion.

Ce qui me taraude aujourd’hui c’est de détricoter d’où vient cette croyance et en quoi a t elle été au service de notre humanité?? Car elle m’a plus desservie, qu’elle n’a contribué pour moi. Et je pressent qu’en dépit des apparences les femmes, les mères et toute notre société y perdent beaucoup, abandonnent avant même d’avoir essayer, se laissent convaincre que l’allaitement ce n’est pas pour elles, leur corps n’étant pas adapté, ou même le revendique avec une fierté qui, qu’on ne s’y trompe pas est purement culturelle. Ce qui en soit n’est ni bon, ni mal, mais dans ce cas de figure la question revient: est ce que cette fierté culturelle du Non allaitement est au service de l’Humain, et du vivant?

J’ai commencé à trouver des brides de réponses. Notamment dans l’histoire de notre humanité et dans les écrits et recherches d’anthropologues, et les livres de celle qui a contribué à les mettre en lumière: Ingrid Bayot.

Ingrid Bayot, sage-femme résidant au Quebec depuis 1996, dans son livre: Le quatrième trimestre, dresse le bilan à travers les âges et dans notre société contemporaine de ce qui arrive aux mères et à leurs bébés après la naissance.  Elle remonte avec finesse et pertinence les traces du passé, les fantômes des tiroirs, dont nous sommes toutes et tous porteurs pour comprendre ce qui se joue aujourd’hui.

Je vous laisse lire le résumé entier de mon retour de cette lecture qui m’a fascinée: Ici!

Mon intuition me dit depuis déjà longtemps (je ne saurais dire exactement quand) que j’avais déjà pressenti des comportements ou des choix sociétales et individuels qui ne collaient pas avec nos vrais besoins physiologiques, ceux qui respectent nos lois** du vivant, comme une sorte de dissonance.

Comme par exemple, ma tante, qui contrairement à ma mère, a allaité ses enfants. Je me souviens de ressentir une rivalité venant de la déception refoulée de ma mère de n’avoir pas réussi ses allaitements. Et à ce souvenir, je colle une remarque de mon père: « oui elle a allaité, mais t’as vu ses seins, ils sont maintenant tout plats et tombants!! » avec une sorte de dégoût dans la voix… Et voilà que je me fabrique dès l’enfance une croyance sur l’allaitement et le désir du corps féminin.

Dans mon expérience personnelle, ce qui m’a amené à valider cette croyance pour moi même, c’est sans doute mes blessures. Blessure d’abandon, d’humiliation… Et j’ai donc récupéré et interprété tout ce qui venait alimenter cette croyance.

Comme: « Il a besoin d’une tétine pour se calmer. Je ne vais pas pouvoir l’allaiter dans un lieu public, il ne faut surtout pas qu’il ai faim quand je sors… Il va se mettre à pleurer et comment le consoler (j’ai pensé ça avec angoisse dans mes toutes premières sorties). Je n’y arriverais jamais, c’est trop dur. Je fume donc je ne peux plus allaiter, car j’empoisonne mon bébé, et je veux continuer de fumer car ça me détend et je veux garder cette liberté. Je vais l’avoir toujours avec moi et je ne peux pas le passer à d’autres (comme son papa, ce qui est devenu sa croyance à lui aussi!)… Je n’ai plus assez de lait, je suis obligé de le complémenter avec un biberon. Il a besoin de se détacher un peu de moi, et ça va me faire du bien d’arrêter l’allaitement. Tout ne reposera plus que sur moi. « 

J’ai valider tout ça, et bien d’autres choses inconscientes, quitte à me priver de ce si beau voyage. Je suis persuadé que nous pouvons Voyager tout au long de notre vie et nous sommes près à le faire dès le début. (D’ailleurs quand nous naissons et sans doute même avant…,nous commençons ce beau voyage. Il ne réside pas uniquement dans la maternité…Mais pour moi c’est la maternité qui l’a révélé de nouveau ) Enfant nous sommes câblés et nous avons tout le potentiel pour développer les capacités au « Voyage »: force, motivation, courage, persévérance se développeront avec un environnement bienveillant et respectueux des lois naturelles: Les compétences exécutives. Ces compétences sont essentielles pour atteindre les objectifs que l’on se donne. (CF: Livres et expériences de Céline Alvarez) Si cela n’est pas le cas, une fois adulte nous aurons du mal à dépasser les obstacles. Car oui des obstacles il y en a toujours. Dans le monde du vivant ils sont présents et chaque individu, Etre qui prend vie se doit de les dépasser, les surmonter :

Pour vivre.

La petite tortue qui sort de son oeuf pour rejoindre la mer… C’est l’exemple qui me vient pour faire un parallèle au monde animal. Il y en a tant d’autres.

Alors pourquoi l’Humain cherche à s’en affranchir? L’obstacle, la difficulté, c’est ce qui fait que nous allons nous sentir vivant.

L’obstacle c’est ce qui fait que nous sommes vivant.

Si nous refusons de franchir un obstacle qui se présente, nous mourrons. Symboliquement ou réellement. Du temps où le lait industriel à base de lait de vache n’existait pas, ou que les biberons n’étaient pas encore exemptent de bactéries et suffisamment hygiéniques, soit la mère arrivait à allaiter son bébé et ce dernier arrivait à téter, soit il mourrait, ou souffrait de malnutrition.

On peut valider cette pensée que c’est assez sec et raide comme constat. Et que c’est un asservissement à notre condition animale et naturelle. Et je fais l’observation chez moi et l’hypothèse pour l’humanité que cela nous a amené à nous sentir tellement démuni et dépendant de ces Lois Naturelles du vivant**, de la Nature, des cycles naturels, de la sélection naturelle que pour nous sentir plus en sécurité et libre nous avons opté pour des stratégies que nous croyons plus

stables et libertaire:

La fabrication industrielle d’un lait que l’on achète tout prêt. Ouf!! Nous sommes sauvés! Ils*** en vendent au supermarché du coin.

N’est il pas plutôt là, le véritable asservissement?

Et plus morales:

l’enfant qui nait avec une particularité physique qui lui amène des difficultés (je parle des difficultés surmontables, pas des incapacités à allaiter qui sont rares mais qui existent) à prendre le sein, ou la mère qui, emprunte de ses croyances et limites, se laisse facilement tentée par cette stratégie disponible et sans doute rassurante. Pouvoir nourrir et donc faire vivre, son enfant malgré tout, malgré les difficultés. Son enfant est inclus et préservé au sain de la société qui à su pallier à ses difficultés. Le manque de courage, persévérance, force, motivation de la mère est balayé et devient: Un Choix personnel. Car cela pourrait vite basculer, dans notre société de la honte et du jugement, vers un manquement maternel.

Dans mes moments de grande solitude et d’angoisse, devant mon bébé qui peinait à téter et moi qui souffrais et galerais, je me suis consolée et rassurée avec cette possibilité de la boite toute prête et le biberon safe.

Pour autant, me suis-je sentie être une assez Bonne Mère?

Nous nous inventons un tas d’histoires pour valider nos choix. Sinon ils seraient parfois indigérables. Qu’ils soient un minimum raccord avec nos valeurs. Et si un jour on croise quelqu’un qui nous dit que l’alimentation la plus optimale pour notre bébé est:

Le Lait maternel

Le choix de donner le biberon ne colle pas avec le besoin de prendre soin. Alors on le justifie par un besoin de Liberté, de Douceur et Fluidité pour nous et notre maternité et notre désir de retrouver notre féminité au plus vite. Ou on fustige cette personne en disant qu’elle est jugeante et cupabilisante. On ne se dit pas, peut, ou plus, que cette personne énonce une réalité universelle du vivant. Et nous n’assumons pas un choix contraire à la physiologie.

J’ai affronté mes fantômes, j’ai fouillé mon histoire, j’ai dépassé mes croyances et mes limites, j’ai été cherché du soutien auprès d’amies, d’une conseillère en lactation…

J’ai souffert, ramé, galeré, affronté la peur… Pas en une fois. Il m’a fallu deux expériences d’allaitement.

J’ai accepté le Voyage.

Et je me suis rendu compte que je pouvais aussi être Libre, Femme, vivre la Douceur, au travers de tout ça.

Que si l’on veut la Liberté, on fait le choix de la Vie Et de la Mort.

Plus la mort réelle, mais la mort symbolique de la femme d’avant, de la vie d’avant. Avoir des enfants nous re connecte à la Vie ET fait mourir notre vie d’avant.

La société aussi se raconte des histoires pour valider ce qu’elle fait dans une valeur noble de prendre soin. Mais ces Prouesses technologiques, ne sont elles pas en fait des béquilles et oeillères qui nous maintiennent dans l’ignorance qu’il existe un beau Voyage? Cette société qui ne sait plus comment prendre soin des mères à la hauteur de leurs besoins en Post-partum. Cette société composée d’âmes tour à tour blessées, qui cherchent à compenser pour panser des plaies mais qui choisi des stratégies qui abîment le vivant. Cette société met en avant les Préparations commerciales pour nourrissons (PCN) et range les seins des femmes dans la case sexualité et tabous. Et alors…

Voilà, pour mon premier article sur Mon allaitement et l’allaitement de notre humanité.

*Nina Narre:

Je voulais vous parler également de la réalisatrice cité plus haut: Nina Narre. Elle s’apprête, à l’heure où j’écris cet article, à repartir pour le tournage d’un second film, d’une trilogie: Premiers Moi. Le premier, sortie en 2021, « Faut pas pousser! » résumé par la réalisatrice comme: « Une invitation au voyage de l’enfantement et une enquête sur l’industrialisation de la naissance ». Le second film sera consacré à L’allaitement maternel. Sylvie Fradin de son vrai nom, lance une campagne Ullule pour aider au financement du film.

Voici le lien pour contribuer.

En souhaitant bonne route et beau voyage, courage, persévérance et motivation à Sylvie, (je ne doute pas quelle en ait) pour la réalisation et l’aboutissement de ce projet au service de la Vie et des parents.

** Lois naturelles du vivant:

Expression emprunté à Céline Alvarez.

***Ils:

Les industriels et commerçants de la naissance.

L’HNI Hygiène naturelle infantile

…Notre histoire, notre expérience, avec conscience et authenticité

L’intention de départ en voulant pratiquer différemment avec Justin était de répondre à son besoin d’élimination. Gaël ( mon premier enfant) est resté longtemps avec des couches. « Longtemps » c’est à dire plus qu’il n’était confortable pour nous !! J’avais entendu beaucoup de choses sur la continence et ce qu’il me plaisait de croire c’est que l’enfant décide de quand il est prêt pour enlever ses couches. J’avais donc envie de suivre les élans et motivation de Gaël. A 5 ans et demi nous nous demandions vraiment comment d’un coup il prendrait cette décision. On voyait qu’il n’en avait pas envie, qu’il n’en avait pas l’intention. Je crois, je ne pourrais l’affirmer, mais en l’observant, je me dis qu’il était peu concerné par ses éliminations. Nous avions, en lui mettant des couches continuellement fermés les yeux sur ce besoin. Et mon interprétation est qu’il en a fait de même.

Nous avons donc décidé à sa place. Et il est devenu continent rapidement après ça.

J’ai lu le livre de Ingrid Bauer: « Sans couches c’est la liberté ».  Elle y raconte que tous les bébés qui viennent au monde sont conscient de leur élimination et communiquent sur ce besoin. De la même manière qu’ils communiquent sur la faim …

Répondre au besoin d’élimination des bébés est une pratique qui se fait partout dans le monde. Pour une des raisons que l’usage des couches n’est pas aussi facile et abordable qu’en Occident, que cette pratique vieille comme le monde ne c’est pas perdue et que toute la famille peut la pratiquer.

J’ai commencé avec Justin 1 mois et demi environ après sa naissance. J’ai vite repéré quand il faisait caca (d’ailleurs je suis sûre que beaucoup de mamans repèrent quand leur bébé fait caca, ils poussent, se concentrent, deviennent tout rouge parfois 😅) je lui mettait donc un petit pot sous les fesses et je lui disait « tu veux faire caca? » 

http://ecopitchoun.fr/5-pots-hni

J’ai par la suite associé le signe de la langue des signes. #LSF

Les pipis ont été plus délicats à détecter.

Ingrid B. parle de 4 canaux de communication pour détecter quand le bébé exprime son besoin. 

Il y a les signes oraux, gestuels… qu’émet le bébé. Pour les desseller il faut prendre le temps d’observer son bébé, nu idéalement pendant des temps d’observation. Et voir quel signe revient quand il fait pipi. Plus il est petit et plus le temps entre le signe et l’élimination est court voir simultané. Avec l’âge se temps s’allonge et ça j’ai vraiment pu observé que quand Justin me signifiait qu’il souhaitais faire pipi, il pouvait attendre quelques secondes que je lui présente le pot!!!

Je n’ai jamais vraiment réussi à desseller les signes spontanés qu’il faisait jusqu’à ce qu’il ait 6 mois où il a commencé à reproduir le signe de la Langue des signes. C’était incroyable !!

Les autres façons de se connecter à son bébé, sont le timming. Il s’agit de proposer à des moments clefs. (Mais pas les temps décidés arbitrairement par l’adulte comme on le fait parfois l’acquisition de la continance classique)

Au réveil par exemple. Quand nous dormons, le corps sécrète une hormone qui nous empêche de faire pipi. Les bébés ne font donc pas pipi en dormant mais quand ils se réveillent. On peut donc proposer une élimination sur le pot à chaque réveil. Cela fonctionnait très bien avec Justin. Sauf que je me suis laissé embarquer dans une galère!! Depuis sa naissance jusqu’à ses 6 mois il se réveillait toute les 2 heures. Il y a même eu une période où il s’est réveillé toute les heures 😱

J’ai arrêté de proposer la nuit vers ses 5-6 mois!! Suite à une maladie. Mais j’ai quand même fait quelques nuits sans couches parfois! Et surprise de voir qu’il ne faisait pas pipi certaines nuit.

Comme j’allaite Justin, un temps parfois idéale pour proposer le pot est juste pendant ou parfois même en même temps qu’une tétée (surtout quand le bébé est petit car c’est simultané). Il y a un réflexe physiologique qui s’opère. En mangeant, cela déclenche l’élimination. N’avez vous pas observé cela dans votre propre corps?

Comme autre mode de connexion il y a (certainement le plus étrange, mais force est de constater celui qui a marché pour nous!) l’intuition. C’est-à- dire penser subitement que son bébé à besoin d’éliminer, lui proposer et j’en ai fait l’expérience : il fait effectivement pipi. Ou ne pas lui proposer et il fait pipi!!

A partir du moment où Justin a plus été au sol que porté, vers ses 7-8 mois, ça été beaucoup plus compliqué de se connecter à ses besoins. Et je crois qu’il en avait moins envie lui aussi. Il était affairé à autre chose.

Mais concernant les selles nous n’en avons quasiment raté aucunes depuis le début de cette aventure. 

D’ailleurs c’est un réel soulagement pour nous et lui, car nettoyer des fesses pleines de caca… vous connaissez! 🤭 et surtout quand l’enfant ne veut plus patienter allongé sur le dos, qu’il faut trouver des astuces pour qu’il reste…

là Justin est acteur. Il va de plus en plus sur le pot. Il s’essuie par lui même ( même si on aide un peu au début) mais comme il n’y a presque rien, c’est plus facile.

Et surtout il est connecter à ce besoin. 

Les pipis sont toujours plus délicats à faire régulièrement dans le pot ou toilettes. Nous lui mettons des couches lavables (marque Hamac) il a donc cette sensation d’humidité (importante à garder pour ne pas perdre la sensation et le besoin lié) et les couches en laine d’ @ecopitchun , les protect’hop que nous avons apprécié pour leur simplicité et practicité . Comme elles sont faciles à changer et qu’elles ne sont pas étanches, il est aisé de changer rapidement et souvent le lange.

Ceci est important pour que l’enfant ne s’habitue pas à rester en contact avec son urine et ne considère pas ceci comme sa norme.

Et pour autant, nos mode de vies, isolés et surchargés, ne nous permettent pas toujours de prendre ce temps de connexion, ou de changer régulièrement les couches de bébé. l’important est de s’écouter aussi dans nos besoins. Ce que je dis haut et fort, je n’ai pas su faire tout le temps. Ce qui m’a mise en tension. Et donc en perte de lien!! Le comble, non? le contraire de mon intention de départ.

Parfois Justin est absorbé par ce qu’il fait il n’a pas envie d’être dérangé. Ce qui est à respecter aussi, toujours dans une intention de rester en lien avec le besoin de notre enfant. Pour les selles,  soit il vient me voir et me signe qu’il a envie. Soit il le fait comprendre en s’asseyant et en arrêtant ses activités et en poussant.

Quoique vous fassiez avec votre enfant, quelque soit les techniques, approches que vous choisissiez pour accompagner votre enfant vers son autonomie, je vous souhaite de profiter de ce chemin pour revenir vers vous et d’écouter ces puissants messages qui viennent de votre intérieur et qui se disent au sein de la relation mère/enfant.

Je vous souhaite une bonne pratique de l’hni, une belle connexion à votre enfant et n’hésitez pas à me contacter si vous avez une question concernant mon témoignage!

Notre Duo Materné

Un enfant, c’est un Etre Grand, Puissant, Entier.

Comment le materner à sa hauteur d’Etre?

A la naissance de mon premier enfant, j’ai découvert avec sidération que j’avais des besoins et que je ne savais pas les écouter et encore moins y répondre. J’ai découvert que cet Etre, que je voyais très fragile, allait avoir besoin de moi, de mon corps, de mon amour inconditionnel.

Mais comment aimer quelqu’un qui n’est pas soi, quand on n’ose même pas se regarder et s’aimer tel que nous sommes?

C’est encore une question que je me pose aujourd’hui, alors que mon deuxième enfant est né et que nous avons cheminé neuf mois en corps à corps et un an et demi…déjà…

Pour accompagner Justin, nous avons choisi, mon compagnon et moi, de minimiser au maximum les objets, le matériel de puériculture que nous allions utiliser. Et ceci afin de garder tant que possible, notre attention sur l’essentiel: Notre enfant et la relation que nous tissions avec lui. Privilégier les matières naturelles qu’elles soient d’origine végétale ou animale.  Afin de ne pas polluer notre environnement proche, nos sens, olfactifs et sensoriels…et l’environnement globale, notre planète.

Et nous avons décidé d’explorer des expériences, des pratiques et des techniques que nous ne connaissions pas ou peu, pour la plupart, nous laissant guider par ce qui nous semblait répondre au mieux aux besoins de notre enfant, et au respect de nos physiologies.

Accouchement à domicile

                                Allaitement

Cododo                                              Portage

Motricité libre                  Hygiène naturelle infantile (HNI)

Diversification menée par l’enfant (DME)

 

Je me sentais investie d’un élan d’explorer toutes ces pratiques, nouvelles pour moi,  pour répondre au mieux aux besoins de mon bébé.

Je crois très fort que tous les bébés du monde se doivent de recevoir de tels soins, une telle implication de la part de ceux qui les accompagnent dans cette merveilleuse aventure qu’est la Vie dur Terre.

Je crois aussi que les premiers actes les plus respectueux pour notre planète et en harmonie avec la vie sur Terre sont ceux dispensés aux nourrissons. Pour changer le monde dans un futur proche et garantir notre vie sur cette planète, je crois fondamental d’aller dans le sens de la vie, et d’en prendre soin. De s’incliner devant elle quand elle se matérialise devant nous et de se mettre à son service. Non pas comme esclave, mais comme élément jouant un rôle indispensable faisant parti d’un TOUT. De connaître ces lois naturelles que nous ne pouvons négocier sans conséquences dommageables. De reconnaître et d’intégrer les limites, nos limites. 

Et c’est donc avec ces croyances et cette dynamique que je me suis engagée dans cette nouvelle aventure. Nue comme un verre, sans artifice et matériel autre que des tissus pour le porter et le tenir contre moi, une peau d’agneau et une extension à notre lit pour l’avoir prêt de moi la nuit, un petit pot pour lui permettre d’éliminer.

Ecouter, répondre sans attendre, être là, ne faire qu’un, dans la continuité de la vie partagée in utero. Retrouver l’essence même de ce que nous sommes:           des mammifères. Notre lien le plus précieux avec la Nature est là. Et petit à petit les états changent d’eux mêmes. Mais ce ne sont plus des croyances non connectées au vivant, ni mes peurs, ni des habitudes culturelles qui guident.

Aujourd’hui et quand j’observe le temps écoulé, je me sens émerveillée quand je vois au fil des jours le lien puissant qui nous uni et qui se renforce. Le lien d’attachement essentiel au bon développement de l’Etre humain. Je me sens admirative de la réciprocité de l’amour qui circule avec fluidité. Toutes ces expériences de l’accouchement à domicile, en passant par le portage, l’hygiène naturelle du bébé, le cododo… ont permis d’accompagner notre duo bien au delà de ce que j’espérais. Concrètement, moins de pleurs, plus d’autonomie, plus de sérénité et d’apaisement, de confiance pour nous deux.

Aujourd’hui je vois Justin, BEAU, FORT, AIMANT, ETRE L’AMOUR, ETRE lA JOIE. Etre un aventurier de plus en plus téméraire de jours en jours. Et revenir vers moi pour se ressourcer, et mieux repartir explorer le monde. Je suis sa base, son tremplin, sa source.

Et en même temps, j’observe aussi que demeure cette question, restée en suspens:

Comment aimer pleinement quelqu’un qui n’est pas soi quand il est difficile de s’écouter, de s’explorer, de se comprendre, de s’aimer soi même?

Maintes situations au cours de cette découverte de l’un et l’autre, sont venues me la rappeler. Mais ça c’est une autre histoire que je vous raconterai…

Il m’apparaît aujourd’hui avec clarté que le maternage commence par l’amour que l’on se porte.

 

Mon maternage…et (le paternage!), ici et maintenant avec mes enfants!!

Voici l’endroit où je vous partage mes découvertes, lectures, vidéos, articles… de personnes m’ayant inspirées et guidées par leurs observations et recherches pour mesurer les besoins de mes enfants et leurs apporter des réponses ajustées.

Je rappel ici qu’il s’agit bien d’inspirations, de guidance, car ce qui me guide au plus près de nos aspirations et nos besoins, mes enfants et moi même, c’est bien sûre la découverte de nos références internes et relatives. Ce qui est dans nos coeurs, nos pensées, nos tripes, nos corps… Et ce qui se joue, ici et maintenant au coeur de la relation.

La Communication non violente:

Et en parlant du coeur de la relation, que se soit de moi à moi ou de moi à mes enfants, je choisi de vous parler en premier de ma découverte de la CNV (communication non violente) mise en place par Marshall B. Rosenberg en 1960.