L’HNI Hygiène naturelle infantile

…Notre histoire, notre expérience, avec conscience et authenticité

L’intention de départ en voulant pratiquer différemment avec Justin était de répondre à son besoin d’élimination. Gaël ( mon premier enfant) est resté longtemps avec des couches. « Longtemps » c’est à dire plus qu’il n’était confortable pour nous !! J’avais entendu beaucoup de choses sur la continence et ce qu’il me plaisait de croire c’est que l’enfant décide de quand il est prêt pour enlever ses couches. J’avais donc envie de suivre les élans et motivation de Gaël. A 5 ans et demi nous nous demandions vraiment comment d’un coup il prendrait cette décision. On voyait qu’il n’en avait pas envie, qu’il n’en avait pas l’intention. Je crois, je ne pourrais l’affirmer, mais en l’observant, je me dis qu’il était peu concerné par ses éliminations. Nous avions, en lui mettant des couches continuellement fermés les yeux sur ce besoin. Et mon interprétation est qu’il en a fait de même.

Nous avons donc décidé à sa place. Et il est devenu continent rapidement après ça.

J’ai lu le livre de Ingrid Bauer: « Sans couches c’est la liberté ».  Elle y raconte que tous les bébés qui viennent au monde sont conscient de leur élimination et communiquent sur ce besoin. De la même manière qu’ils communiquent sur la faim …

Répondre au besoin d’élimination des bébés est une pratique qui se fait partout dans le monde. Pour une des raisons que l’usage des couches n’est pas aussi facile et abordable qu’en Occident, que cette pratique vieille comme le monde ne c’est pas perdue et que toute la famille peut la pratiquer.

J’ai commencé avec Justin 1 mois et demi environ après sa naissance. J’ai vite repéré quand il faisait caca (d’ailleurs je suis sûre que beaucoup de mamans repèrent quand leur bébé fait caca, ils poussent, se concentrent, deviennent tout rouge parfois 😅) je lui mettait donc un petit pot sous les fesses et je lui disait « tu veux faire caca? » 

http://ecopitchoun.fr/5-pots-hni

J’ai par la suite associé le signe de la langue des signes. #LSF

Les pipis ont été plus délicats à détecter.

Ingrid B. parle de 4 canaux de communication pour détecter quand le bébé exprime son besoin. 

Il y a les signes oraux, gestuels… qu’émet le bébé. Pour les desseller il faut prendre le temps d’observer son bébé, nu idéalement pendant des temps d’observation. Et voir quel signe revient quand il fait pipi. Plus il est petit et plus le temps entre le signe et l’élimination est court voir simultané. Avec l’âge se temps s’allonge et ça j’ai vraiment pu observé que quand Justin me signifiait qu’il souhaitais faire pipi, il pouvait attendre quelques secondes que je lui présente le pot!!!

Je n’ai jamais vraiment réussi à desseller les signes spontanés qu’il faisait jusqu’à ce qu’il ait 6 mois où il a commencé à reproduir le signe de la Langue des signes. C’était incroyable !!

Les autres façons de se connecter à son bébé, sont le timming. Il s’agit de proposer à des moments clefs. (Mais pas les temps décidés arbitrairement par l’adulte comme on le fait parfois l’acquisition de la continance classique)

Au réveil par exemple. Quand nous dormons, le corps sécrète une hormone qui nous empêche de faire pipi. Les bébés ne font donc pas pipi en dormant mais quand ils se réveillent. On peut donc proposer une élimination sur le pot à chaque réveil. Cela fonctionnait très bien avec Justin. Sauf que je me suis laissé embarquer dans une galère!! Depuis sa naissance jusqu’à ses 6 mois il se réveillait toute les 2 heures. Il y a même eu une période où il s’est réveillé toute les heures 😱

J’ai arrêté de proposer la nuit vers ses 5-6 mois!! Suite à une maladie. Mais j’ai quand même fait quelques nuits sans couches parfois! Et surprise de voir qu’il ne faisait pas pipi certaines nuit.

Comme j’allaite Justin, un temps parfois idéale pour proposer le pot est juste pendant ou parfois même en même temps qu’une tétée (surtout quand le bébé est petit car c’est simultané). Il y a un réflexe physiologique qui s’opère. En mangeant, cela déclenche l’élimination. N’avez vous pas observé cela dans votre propre corps?

Comme autre mode de connexion il y a (certainement le plus étrange, mais force est de constater celui qui a marché pour nous!) l’intuition. C’est-à- dire penser subitement que son bébé à besoin d’éliminer, lui proposer et j’en ai fait l’expérience : il fait effectivement pipi. Ou ne pas lui proposer et il fait pipi!!

A partir du moment où Justin a plus été au sol que porté, vers ses 7-8 mois, ça été beaucoup plus compliqué de se connecter à ses besoins. Et je crois qu’il en avait moins envie lui aussi. Il était affairé à autre chose.

Mais concernant les selles nous n’en avons quasiment raté aucunes depuis le début de cette aventure. 

D’ailleurs c’est un réel soulagement pour nous et lui, car nettoyer des fesses pleines de caca… vous connaissez! 🤭 et surtout quand l’enfant ne veut plus patienter allongé sur le dos, qu’il faut trouver des astuces pour qu’il reste…

là Justin est acteur. Il va de plus en plus sur le pot. Il s’essuie par lui même ( même si on aide un peu au début) mais comme il n’y a presque rien, c’est plus facile.

Et surtout il est connecter à ce besoin. 

Les pipis sont toujours plus délicats à faire régulièrement dans le pot ou toilettes. Nous lui mettons des couches lavables (marque Hamac) il a donc cette sensation d’humidité (importante à garder pour ne pas perdre la sensation et le besoin lié) et les couches en laine d’ @ecopitchun , les protect’hop que nous avons apprécié pour leur simplicité et practicité . Comme elles sont faciles à changer et qu’elles ne sont pas étanches, il est aisé de changer rapidement et souvent le lange.

Ceci est important pour que l’enfant ne s’habitue pas à rester en contact avec son urine et ne considère pas ceci comme sa norme.

Et pour autant, nos mode de vies, isolés et surchargés, ne nous permettent pas toujours de prendre ce temps de connexion, ou de changer régulièrement les couches de bébé. l’important est de s’écouter aussi dans nos besoins. Ce que je dis haut et fort, je n’ai pas su faire tout le temps. Ce qui m’a mise en tension. Et donc en perte de lien!! Le comble, non? le contraire de mon intention de départ.

Parfois Justin est absorbé par ce qu’il fait il n’a pas envie d’être dérangé. Ce qui est à respecter aussi, toujours dans une intention de rester en lien avec le besoin de notre enfant. Pour les selles,  soit il vient me voir et me signe qu’il a envie. Soit il le fait comprendre en s’asseyant et en arrêtant ses activités et en poussant.

Quoique vous fassiez avec votre enfant, quelque soit les techniques, approches que vous choisissiez pour accompagner votre enfant vers son autonomie, je vous souhaite de profiter de ce chemin pour revenir vers vous et d’écouter ces puissants messages qui viennent de votre intérieur et qui se disent au sein de la relation mère/enfant.

Je vous souhaite une bonne pratique de l’hni, une belle connexion à votre enfant et n’hésitez pas à me contacter si vous avez une question concernant mon témoignage!

Notre Duo Materné

Un enfant, c’est un Etre Grand, Puissant, Entier.

Comment le materner à sa hauteur d’Etre?

A la naissance de mon premier enfant, j’ai découvert avec sidération que j’avais des besoins et que je ne savais pas les écouter et encore moins y répondre. J’ai découvert que cet Etre, que je voyais très fragile, allait avoir besoin de moi, de mon corps, de mon amour inconditionnel.

Mais comment aimer quelqu’un qui n’est pas soi, quand on n’ose même pas se regarder et s’aimer tel que nous sommes?

C’est encore une question que je me pose aujourd’hui, alors que mon deuxième enfant est né et que nous avons cheminé neuf mois en corps à corps et un an et demi…déjà…

Pour accompagner Justin, nous avons choisi, mon compagnon et moi, de minimiser au maximum les objets, le matériel de puériculture que nous allions utiliser. Et ceci afin de garder tant que possible, notre attention sur l’essentiel: Notre enfant et la relation que nous tissions avec lui. Privilégier les matières naturelles qu’elles soient d’origine végétale ou animale.  Afin de ne pas polluer notre environnement proche, nos sens, olfactifs et sensoriels…et l’environnement globale, notre planète.

Et nous avons décidé d’explorer des expériences, des pratiques et des techniques que nous ne connaissions pas ou peu, pour la plupart, nous laissant guider par ce qui nous semblait répondre au mieux aux besoins de notre enfant, et au respect de nos physiologies.

Accouchement à domicile

                                Allaitement

Cododo                                              Portage

Motricité libre                  Hygiène naturelle infantile (HNI)

Diversification menée par l’enfant (DME)

 

Je me sentais investie d’un élan d’explorer toutes ces pratiques, nouvelles pour moi,  pour répondre au mieux aux besoins de mon bébé.

Je crois très fort que tous les bébés du monde se doivent de recevoir de tels soins, une telle implication de la part de ceux qui les accompagnent dans cette merveilleuse aventure qu’est la Vie dur Terre.

Je crois aussi que les premiers actes les plus respectueux pour notre planète et en harmonie avec la vie sur Terre sont ceux dispensés aux nourrissons. Pour changer le monde dans un futur proche et garantir notre vie sur cette planète, je crois fondamental d’aller dans le sens de la vie, et d’en prendre soin. De s’incliner devant elle quand elle se matérialise devant nous et de se mettre à son service. Non pas comme esclave, mais comme élément jouant un rôle indispensable faisant parti d’un TOUT. De connaître ces lois naturelles que nous ne pouvons négocier sans conséquences dommageables. De reconnaître et d’intégrer les limites, nos limites. 

Et c’est donc avec ces croyances et cette dynamique que je me suis engagée dans cette nouvelle aventure. Nue comme un verre, sans artifice et matériel autre que des tissus pour le porter et le tenir contre moi, une peau d’agneau et une extension à notre lit pour l’avoir prêt de moi la nuit, un petit pot pour lui permettre d’éliminer.

Ecouter, répondre sans attendre, être là, ne faire qu’un, dans la continuité de la vie partagée in utero. Retrouver l’essence même de ce que nous sommes:           des mammifères. Notre lien le plus précieux avec la Nature est là. Et petit à petit les états changent d’eux mêmes. Mais ce ne sont plus des croyances non connectées au vivant, ni mes peurs, ni des habitudes culturelles qui guident.

Aujourd’hui et quand j’observe le temps écoulé, je me sens émerveillée quand je vois au fil des jours le lien puissant qui nous uni et qui se renforce. Le lien d’attachement essentiel au bon développement de l’Etre humain. Je me sens admirative de la réciprocité de l’amour qui circule avec fluidité. Toutes ces expériences de l’accouchement à domicile, en passant par le portage, l’hygiène naturelle du bébé, le cododo… ont permis d’accompagner notre duo bien au delà de ce que j’espérais. Concrètement, moins de pleurs, plus d’autonomie, plus de sérénité et d’apaisement, de confiance pour nous deux.

Aujourd’hui je vois Justin, BEAU, FORT, AIMANT, ETRE L’AMOUR, ETRE lA JOIE. Etre un aventurier de plus en plus téméraire de jours en jours. Et revenir vers moi pour se ressourcer, et mieux repartir explorer le monde. Je suis sa base, son tremplin, sa source.

Et en même temps, j’observe aussi que demeure cette question, restée en suspens:

Comment aimer pleinement quelqu’un qui n’est pas soi quand il est difficile de s’écouter, de s’explorer, de se comprendre, de s’aimer soi même?

Maintes situations au cours de cette découverte de l’un et l’autre, sont venues me la rappeler. Mais ça c’est une autre histoire que je vous raconterai…

Il m’apparaît aujourd’hui avec clarté que le maternage commence par l’amour que l’on se porte.

 

Mon maternage…et (le paternage!), ici et maintenant avec mes enfants!!

Voici l’endroit où je vous partage mes découvertes, lectures, vidéos, articles… de personnes m’ayant inspirées et guidées par leurs observations et recherches pour mesurer les besoins de mes enfants et leurs apporter des réponses ajustées.

Je rappel ici qu’il s’agit bien d’inspirations, de guidance, car ce qui me guide au plus près de nos aspirations et nos besoins, mes enfants et moi même, c’est bien sûre la découverte de nos références internes et relatives. Ce qui est dans nos coeurs, nos pensées, nos tripes, nos corps… Et ce qui se joue, ici et maintenant au coeur de la relation.

La Communication non violente:

Et en parlant du coeur de la relation, que se soit de moi à moi ou de moi à mes enfants, je choisi de vous parler en premier de ma découverte de la CNV (communication non violente) mise en place par Marshall B. Rosenberg en 1960.