Les Mères portent le Monde

Je suis Femme et je suis Mère.

J’étais enfant, Être merveilleuse et de Lumière, fille et puis… je n’sais plus qui j’ai été avant qu’ils n’arrivent par moi, mes enfants, sans que je l’ai vraiment désiré et choisi avec conscience. Conscience de ce que cela impliquerait, de mes moyens et ceux de mon entourage à accueillir avec inconditionnalité nos besoins.

Je donne ma vie pour eux. Ma santé physique et mentale, mon énergie et mon élan et beaucoup de mon temps. 

Une partie de mon énergie de vie est partie dans les soins auxquels j’ai grandement contribué à leur donner trop souvent seule et perdue. 

Seule avec mes doutes, mes peurs, mes questions, ma culpabilité, mon courage, mes faiblesses, mes failles, mes fautes, mes horreurs et mes actes de pur amour. 

Alors que je devrais, comme autant de mères , de femmes, de filles, d’enfants puiser ma force et la source de mon amour dans l’énergie du groupe Humain auquel j’appartiens (cf: Ingrid Bayot):

Il n’en est RIEN.

Notre société est mourante et donne depuis longtemps trop de coups, de jugements, de critiques, de croyances obsolètes, et le pire:

De l’indifférence.

Alors nous ne portons plus l’avenir de l’humanité avec joie et fierté.

Nous survivons avec nos béquilles. Et nous nous maintenons péniblement la tête hors de l’eau, nos enfants à bout de bras.

Nous ne pouvons faire mieux, plus…

Car nous ne sommes pas des Êtres de complétude. Un trou béant orne notre cœur.

A qui la faute? A qui la responsabilité ? Quel est le chemin ? 

Nul ne sait… et est-ce vers ces questions que nous devons nous tourner? …

Pour se hisser au moins sur un radeau, il nous faut se tourner vers nous m’aime. Rien d’autre. Non pas par égoïsme, mais pour sauver nos enfants. Ceux que nous avons fait naître et ceux qui sont notre histoire intime, et transgénérationnels. Ceux qui sont en nous, criant et hurlant leurs blessures et coeur brisés.

Se choisir. Nous choisir. Nous célébrer. Nous reconnaître. Nous aimer, devra être notre priorité.

Et celles et ceux qui n’en feront pas de même, disparaîtront.

Car l’Homme ET la Femme ont survécu grâce à l’empathie, la bienveillance, l’amour et l’esprit du clan. (cf Ingrid Bayot)

Et la branche humaine qui ne valorise pas ces lois de la survie: s’éteindra. 

C’est ainsi que l’humanité en est arrivée jusque là. 

Quel que soit les personnes, leur rôle et leur statut dans la société qui vous tendent la main, qui vous reconnaissent pour ce que vous faites, qui vous choyent, qui vous entourent, sachez chères Mères, que ce sont elles notre avenir à toutes et tous. 

Apprenez à être votre plus fidèle amie et construisez avec elles. Ne vous lâchez pas la main, comme notre culture au fil des siècles vous l’a transmis. 

Désapprenez à le faire, exiger du soutien et qu’on soutienne autour de vous vos rêves, vos besoins.

Là est notre chemin aujourd’hui pour que nos enfants puissent espérer jouir d’un peu plus de paix et de tranquillité. 

Ce n’est pas un caprice. JAMAIS. 

Celles et ceux qui propagent à travers les temps et les âges ces croyances sont colporteurs de mauvais présages.

Ce n’est pas de l’ORGUEIL . Ce n’est pas l’EGO qui parle avec perfidie et avidité. 

C’est l’AVENIR de l’HUMANITE .

Les Mères portent le monde. 

Le Monde doit les porter.

Le Messie ou le Colibris

« Notre histoire commence dans l’immense forêt d’Amazonie, quelque part au détour d’un fleuve.

Dans cette nature sauvage, vit une foule d’animaux, insectes, mammifères, oiseaux rivalisent de formes et de couleurs.

Un peu à l’écart près d’un ruisseau, il y a Colibri.

Dans la forêt, tout a l’air paisible mais dans le ciel de gros nuages noirs arrivent de l’horizon.

Soudain, un éclair plus gros que tous les autres, s’abat sur un arbre mort. Foudroyé, coupé en deux, l’arbre prend aussitôt feu. Les flammes se multiplient et se répandent aux autres arbres, puis à la forêt provoquant un immense incendie. Tous les animaux terrifiés quittent la forêt et se réfugient dans une clairière au bord de l’eau. Isolés, médusés, ils observent le spectacle et assistent impuissants à la disparition de leur forêt. Tous sauf le colibri !

Avec son bec, il prend quelques gouttes d’eau de la rivière et s’envole pour aller les verser dans les flammes. Puis, il revient à la rivière, prend de l’eau et repart encore et encore faisant des allers retour aussi vite qu’il le peut. Au bout d’un moment, Jaguar agacé de le voir ainsi s’agiter en vain lui dit : 

« Colibri tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces quelques gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? » Colibri suspend son vol un instant, les regarde tous et répond : » je sais bien que je n’y arriverai pas tout seul mais je fais ma part. »

Sans plus attendre, il repart vers les flammes. Les animaux se regardent étonnés. C’est Toucan qui le premier dit : « j’y vais aussi. J’ai un grand bec et je sais voler ». Puis Ara s’écrie : « attends je viens avec toi ». Finalement, prenant un peu d’eau dans leur bec, dans leur museau, dans leurs pattes tous les animaux s’élancent vers l’incendie. L’histoire ne dit pas s’ils ont réussi ; mais depuis ce jour, quelque chose a changé et les animaux se sentent unis par une force nouvelle. Et plus aucun d’eux ne se moquent de la petite taille du Colibri. »

Texte de La Légende du Colibri Denis Korreman . Album publié en partenariat avec Colibris – Mouvement pour la Terre : Edition : Actes Sud junior Année : 2013

Nous n’avons pas été accompagné dans notre vie avec cette légende. Et ce n’est qu’une légende… Nous sommes dans l’attente de l’arrivée d’un héros, d’une héroïne. En témoigne le fonctionnement des réseaux: les influenceurs/seuses. En témoigne le fonctionnement des #, des lanceurs d’alerte, des engouements soudains et presque fanatiques pour celles et ceux qui trouvent des solutions, à un problème sans discernement…

En témoigne nos réactions fassent aux décisions politiques unilatérales, en témoigne l’obéissance ou la rébellion qui nous animent ces derniers temps. 

Dans toutes situations problématiques, il y a un temps de retour vers soi, qui devrait nous être automatique, comme une hygiène intérieure, comme se laver les dents. Alors même que nous nous tournons automatiquement vers l’extérieur pour trouver LA solution, LE conseil, LA vérité ABSOLUE.

Puis il y a le passage à l’action qui nait de cette introspection, que nous devrions avoir apprise à faire dès le plus jeune âge, comme se brosser les dents.  Juste et mesurer, ce passage à l’action est aligné avec notre boussole intérieure. Il est donc par essence: pertinent. 

Mais au lieu de cela nous avons peur quand il s’agit de prendre des décisions. Nous nous cachons derrière l’autorité. Nous nous inventons mille et unes excuses pour ne pas expérimenter d’autres possibles. Nous parlons de « La zone de confort ». Mais que ce passerait il si cette zone était intérieure? Et non extérieure? 

Une belle maison, chaude et bien isolée. Les commerces à proximité. Une belle voiture, tout confort. Des temps de loisirs, des voyages à la montage, un boulot stable…Certe, cela rassure notre part qui a besoin de sécurité matérielle. Et c’est essentiel! Mais nos stratégies, citées plus haut ne sont elles pas illusoires?

Alors, quelle impact à sur vous cette légende? Qu’aimeriez vous voir en votre professeur/re, parent/te, ami/e, …En vous? Un Messi ou Un Colibris?

Est-ce parce que nous ne savons pas dialoguer et prendre soin de notre intérieur, que nous ne savons pas former des groupes qui portent une action commune?

Je crois que l’incarnation aujourd’hui du Messie n’existe pas. 

La légende du colibris elle peut encore peut-être nous émouvoir… mais sommes nous prêt à l’incarner? Non si l’on croit encore à l’apparition du Messie…

Les abîmes de notre monde

Avez-vous déjà essayé de ne rien faire?

Faites-le vous souvent ? 

Quand je dis rien, c’est rien. Sans regarder votre téléphone, manger, dormir, vous balader, lire… non rien. 

Moi je n’y arrive pas. 

A mon grand désarroi, je n’essaie même pas. 

Pourquoi ? Non pas parce que mes actions quotidiennes sont indispensables, ou que, parce que j’ai des enfants, il me serait difficile de rester 5 min sans rien faire (je pense même que cela serait bénéfique qu’ils me voient ne rien faire, ils pourraient s’en inspirer !) 

Non.

Mais parce que, d’une part, j’ai appris que ce n’était pas bien. 

Qu’Etre tout simplement, sans produire ou dire ce n’était pas exister.

Donc je fais, toute la journée, quelque chose. Et ça m’épuise.

Comme vous je présume…

Et d’autre part, qu’arrive-t-il quand l’envie me prend de ne rien faire? J’angoisse. J’angoisse de faire face à ma vie. Celle là même, qui est pareille pour tout le monde: TROP INTENSE, trop remplie !!!

Que ce soit les parents avec leurs enfants qui sans cesse doivent assurer auprès d’eux un service Prenium ou Minimum, mais un service coûte que coûte. Que ce soit l’employé au travail qui doit assurer son job et obéir à sa hiérarchie, sans parler de toutes les injonctions de la sociétés auxquelles nous obéissons… 

Et pourquoi est-ce si intense?? Parce que nous sommes seule. Que nous ne fonctionnons plus en communautés. Que nous fonctionnons trop peu en interdépendance, dans l’entraide et de manière soutenante.

Cela dit, cela fait bien fonctionner ce monde capitaliste, consumériste, et toutes celles et ceux qui ont la part belle du gâteau. Plus ta vie est intense, remplie, plus tu es occupé, plus tu galères et plus tu n’auras pas le temps de te poser à rien faire pour laisser émerger tes doutes et remettre en question cette vie.

▶️ Plus tu consommeras pour adoucir ta vie: un nouveau canapé pour plus de douceur et parce que tu le mérites bien, une machine à expresso car il faut au moins ça le matin pour être efficace dans tous les sens du terme, une nouvelle voiture avec toujours plus de confort et d’espace qui t’emmenera toujours plus loin, une nouvelle destination de rêve pour oublier tous ces jours de dur labeur, toujours plus de nouveaux jeux pour les enfants de peur qu’ils s’ennuient ou qu’ils te posent trop de questions, qu’ils te montrent par leur comportement que décidément NON cette vie n’est pas physiologiquement adaptée à notre espèce et te demandent trop d’attention. Mais tu validera tes achats en prétextant les stimuler, en prétextant faire ton job de parent…

…et ce n’est pas ça que je critique !! 

Car tous ces besoins sont légitimes : besoin de douceur, de repos, de stimulation, de nouveautés, de faire bon usage de ton temps et de ton énergie, d’être reconnu, d’avoir une sécurité matérielle…

Mais cette fuite en avant vers des stratégies qui ont des conséquences sur notre système biologique, l’environnement et la protection de notre planète… ces stratégies qui nous aveuglent et nous entrainent dans un cycle ENFERnal nous font oublier qui nous sommes et nous font oublier que l’important c’est, avant toutes choses, Être

C’est un pacte avec le Diable. 

IEF / ECOLE / ECOLE alternative

J’avais envie en cette fin de vacances et veille de rentrée scolaire (pour un certain nombre d’entre nous) de partager ma vision, mon expérience et mes cheminements en matière d’instruction.

Vous allez peut-être hausser les épaules en voyant ce titre et cette introduction en disant: « encore un avis de plus…, j’ai pas besoin qu’on me dise encore que mes choix sont pas bon ou de connaître les avis de tous le monde pour décider pour mes enfants… » Et vous arrêtez là.

Ou pas…

Si vous allez plus loin, j’aimerais vraiment que mon témoignage contribue à vous alléger, vous sentir légitime dans vos choix, vous ouvre des pistes, sans vous mettre la pression… Alors si ce n’est pas le cas, si une phrase ou un mot a l’effet inverse, arrêtez de lire, passez à autre chose. Votre temps et votre énergie sont trop précieux (et les miens aussi!) pour le passer à lire des choses qui ne vous correspondent pas.

J’observe que cette histoire d’instruction, d’éducation, est un sujet qui remue beaucoup, qui divise beaucoup et qui nous stimule dans nos propres choix, quand le voisin ne fait pas pareil que nous et qu’il le dit haut et fort. Mais avec quelle intention le dit-il ? N’avez vous jamais vécu le bonheur et l’excitation de partager un kiff, une expérience qui vous transcende?

Je suis heureuse aujourd’hui de prendre en main ma vie et de dire que quoique je décide, ce sont mes choix. Que c’est moi qui ai choisi. Ce n’est pas toujours confortable à vivre. Parfois je regrette certains choix, parfois les voix que j’emprunte sont difficiles, semées d’embuches et me sortent de ma zone de confort. Parfois je rate, je fais des erreurs. Parfois des parts de moi renient ces choix devant les difficultés qui se présentent. Mais j’essaie encore et toujours de faire ce dialogue intérieur pour recentrer ces choix sur moi. Pourquoi? Pour me sentir libre et consciente. Car, j’aime sentir que ces besoins de souveraineté, de libre choix, soient nourris. Cela me redonne aussi du pouvoir sur ma vie. Ne plus me dire: « Non mais de toutes façons, je n’avais pas le choix… » Et je guide mes enfants en ce sens. Qu’ils se sentent responsables eux aussi de leurs décisions.

Responsable, mais pas coupable!!

Et pour être dans l’équilibre, je travaille aussi à redonner la responsabilité des actes et paroles à ceux qui en sont à l’origine. Je n’ai pas tout pouvoir, tout contrôle. Je n’ai de pouvoir que sur ce que je dis, je fais, je ressens.

Enfin, quand mes choix et mes expériences me mènent à une erreur, une conséquence tragique ou malheureuse, je travaille l’accueil. L’accueil et le deuil de l’espoir du bien être que j’imaginais en me dirigeant vers cette voix. Et je me rappelle surtout que l’ERREUR est la CONDITION à l’apprentissage. S’il n’y a pas d’essais/ erreur, il n’y a pas d’évolution. Cela est utile de me le rappeler dans le cadre de l’instruction de mes enfants.

En partant de cette base, j’aime faire des expériences et aller vers ce qui me parait nourrir mes besoins et ceux de ma famille, dans l’instant et avec conscience de mes filtres.

C’est ainsi que nous avons choisi de faire l’expérience d’une école alternative, Ecole Montessori, pour Gaël quand il avait 2 ans et demi, pour sortir de la relation non bienveillante avec une assistante maternelle. Je me rappelle très bien que nous étions d’accord avec Luc, que ce que nous voulions pour Gaël c’était avant tout un univers et un cadre bienveillant. C’est ainsi que cette expérience nous a montré que dans ce contexte, avec ces personnes (animatrices de cette école), Gaël ne s’y épanouissait pas. Nous avons donc fait le choix d’arrêter et de nous lancer dans l’instruction en famille. (IEF)

Comme à mon habitude, j’aime m’appliquer à ne parler que de MON EXPERIENCE. A la fois parce que je veux vivre dans ce monde où je ne m’enferme pas avec des mots dans des dogmes, dans des « je dois.. » des « il faut que sinon… » des « c’est comme ça… » . Et parce que j’aime que mes partages soient perçus comme ça par ceux qui les reçoivent.

Aujourd’hui je ne dirais pas que l’IEF est un mode qui nous correspond totalement et pour autant, au vu du profil de mon fils, de sa sensibilité, et au vu de l’univers qu’offre les écoles aujourd’hui, j’ai des craintes à tenter de nouveau l’expérience de l’école. Quelle soit alternative ou publique. Le manque d’expériences concrètes, le manque de temps passé en extérieur, le manque de bienveillance, le rapport à l’évaluation extérieure, ne me donne pas la confiance de trouver un environnement adapté à mon enfant.

En IEF il manque la dimension du collectif. Un bain permanent et à disposition de l’enfant de personnes ressources aux âges divers et de compétences diverses, à la fois proches de sa zone de développement pour l’inviter à avancer plus loin dans ses compétences et ses expériences, et pour le stimuler. Et à la fois plus éloignées pour lui donner l’occasion d’être celui qui montre, celui qui partage sa connaissance, ainsi sont renforcés ses connaissances et sa confiance en lui. Et honnêtement, dans la cellule familiale, j’ai beau donner tout ce que je peux, mes limites se font sentir.

Il y a bien sûr les réseaux non-sco, d’ief, les personnes que l’on choisit de rencontrer pour répondre à ces besoins d’interdépendance, d’inspiration, de partage…Ces rencontres nous ont permis de nous ouvrir sur les autres, sur des partages riches et d’enrichir grandement les apprentissages. Car c’est quand même de ça qu’il s’agit.

Concrètement nous avons vu beaucoup de monde et cotôyé des familles dans la richesse de leurs diversités. Ce qui a aussi permis de remplir notre besoin de socialisation. Sujet assez récurrent quand on parle de scolarité. Aussi, nous avons découvert des lieux divers. Le pendant négatif est le temps et l’énergie des déplacements qui sont conséquents.

Et en même temps, j’ai ressenti un manque de cadre dans ces rencontres. Une co-création de cadre qui selon moi nous aurait permis d’aller plus loin dans nos partages, dans la sécurité et la bienveillance. Dans la cohésion aussi. Un manque de conscience de nos besoins respectifs en tant qu’individus, tant les adultes et les enfants. Et un manque d’authenticité dans les partages. Parfois il m’a semblé que nous (je m’inclue totalement dans l’histoire!!!) aurions pu à y gagner à poser des mots sur ce qui se passait réellement. Développer la verbalisation émotionnelle des adultes surtout, pour donner le ton et l’exemple parmi les groupes d’enfants. Poser des cadres communs, en discuter, confronter nos différences à ce niveau. Sans peur de perdre une liberté, que nous tous qui nous engageons dans l’ief, sommes venus chercher. Parler et mettre à jour nos divergences en matière d’instruction. Car il en a beaucoup parmi les non sco et c’est tant mieux!! Chacun expérimente ce qui lui parle. Mais il m’a semblé que trop souvent ces divergences nourrissaient, une fois de plus l’amertume, les ruptures de lien. Alors que j’aime vivre le lien et la bienveillance, surtout quand il semble que tout nous oppose à une autre personne. Apprendre à dire avec authenticité à l’autre ce qui ne nous convient pas, en prenant la responsabilité de nos émotions, de nos croyances, de notre point de vue, et aimer découvrir la différence chez l’autre.

Ce que nous permet l’ief est de respecter nos rythmes, biologiques. De renforcer la bienveillance, la co-création et la cohésion familiale. L’écoute de chacun. Parfois je précise, cela dérape et les relations sont tendues. Mais le temps disponible pour en prendre conscience et changer de cap est un atout précieux en ief. Respecter les centres d’intérêt d’apprentissage des enfants. Leur apporter des supports sur mesure, en fonction de leur appétence, cela permet des apprentissages plus fluides, et rapides. Même si pour moi cela demande du travail de recherche, de la remise en question, et développer une curiosité, avoir intérêt pour ça.

Pour ça il faut aussi prendre du temps et accepter de donner beaucoup de SON temps à nos enfants. J’ai vu que cette question divise, remue et stimule beaucoup les parents. Tout choix est acceptable. Juste être conscient de nos capacités et de nos limites. Ce que je n’ai pas toujours su faire!! Parfois des aménagements créatifs selon les familles pourraient vous/nous étonner. Echangeons!!

Je suis si triste que ces choix nous amènent encore à des jugements que l’on se permet de renvoyer à l’autre comme: des mauvais parents si l’on décide de mettre son enfant à l’école en passant moins de temps avec eux. Ou des parents possessif ou trop protecteurs si l’on décide de faire l’ief, car on passe trop de temps avec eux.

Je vous invite grandement à FAIRE DES EXPERIENCES PAR VOUS MÊME ou accueillir vos jugements pour vous même et les laisser provisoirement de côté quand vous rencontrez des personnes faisant des expériences différentes. Vous pourriez y découvrir des pépites que vous n’aviez pas osé voir… Tant dans le choix de scolariser que celui d’instruire soi même ses enfants.

Pour finir cet article, et si vous n’étiez pas encore au courant pour faire un CHOIX éclairé du mode d’instruction que vous allez choisir pour votre enfant, sachez qu’en France c’est L’INSTRUCTION qui est OBLIGATOIRE et non L’ECOLE.

Sur ce, bonne rentrée ou non rentrée à tous!! Et n’hésitez pas à commenter et partager cet article si cela à contribué pour vous.

Une société toxique…

…qui fabrique des parents toxiques?

Vous connaissez sans doute cet adjectif « toxicité », qualifiant habituellement les parents? Ayant eu l’expérience enfant de grandir et d’être accompagnée par un parent avec des failles et manques qui m’ont blessées à mon tour, je ne peux que mesurer combien les dégâts sont grands et doivent l’être encore plus pour celles et ceux qui ont subi à des niveaux plus intenses et plus violent.

Et en même temps, ce n’est pas ma préférence de mettre une étiquette. Et je suis assez décontenancé qu’on utilise aisément ce mot pour qualifier des Etres qui, à un moment dans leur vie, décident de donner la vie et/ou de l’accompagner et qui de par leurs blessures, leurs manques et leurs failles, n’ont pas suffisamment de ressources et de moyens pour répondre aux besoins de bases de leur enfant: sécurité intérieur, protection physique, émotionnelle et psychique… Le risque étant de les figer dans cet état d’être et qu’ils ne puissent faire autrement. Car nulle ne naît ainsi, toxique, pervers, persécuteur… On le devient avec les expériences de notre vie. Et j’ai l’espoir que l’on peut tous en sortir.

Et pour autant, il existe des réalités chez certains êtres qu’il faut nommer pour ne pas nier. Qu’il faut accueillir et parfois STOPPER avec la plus grande force protectrice pour faire en sorte que cette réalité n’abîme pas autour et ne vienne pas briser d’autres vies. Stopper la violence qui n’a pas lieu d’être.

Et comment s’y prendre, et comment anticiper, comment exercer un pouvoir de protection, sans exercer un pouvoir intrusif, abusif et punitif?

Entre hier où être parent c’était plutôt un rôle exercé entre quatre murs et cela ne changeait pas trop le quotidien, vu qu’on faisait s’adapter les enfants aux rythmes des adultes et qu’ils n’avaient pas le droit de mouffeter. La parentalité est aujourd’hui vue comme une épreuve difficile, un chamboulement, un tsunami parfois, surtout quand on souhaite un accompagnement plus dans le respect de l’enfant et de ses besoins. Au moins le tabou est levé! Parlons en!

« Epreuve difficile », « Tsunami », « chamboulement »… Et tout le monde à l’air de trouver ces mots comme une nouvelle norme qui se met en place!! Comme un rite de passage dans le vortex de la parentalité??? N’y a t il pas une inconnue à cette équation?

Est ce l’enfant qui bouscule, chamboule?… Et si oui, pourquoi? Nous avons nous pas parlé de bonheur, de la joie d’être parent? « Tu vas voir, être maman c’est que du bonheur. Moi, ça a changé ma vie! » Pourquoi cet écart entre l’image que l’on s’en fait qui circule dans notre société et la réalité?

Quelle est cette société d’aujourd’hui qui continue à faire circuler des histoires qui sont loin de notre réalité? Quelle est cette société qui projette de vouloir des parents parfaits, des enfants parfaits, des enfants « sages », des parents qui assurent. Que portons nous et que diffusons nous individuellement et collectivement et avons nous conscience des conséquences de ces schémas?

Je me sens tellement désemparée, bouleversée de si peu d’écoute, d’empathie, de soutien et à la fois tant d’exigences en retour. Je m’interroge, ces contradictions ne participeraient-elles pas à créer ou du moins à enfoncer encore plus dans la toxicité les parents? Eux qui au départ, étaient dans un élan d’accompagner la vie, et se sont retrouvés face à leurs manques, blessures, croyances, peurs et devant cet enfant pur et plein de vie, qui malgré lui, avec sa façon d’être au monde, met en lumière tout ce qui est cassé chez ses parents.

La société, dans laquelle je souhaite vivre, serait l’ensemble des individus portant la responsabilité du bien allé du collectif. Il se trouve qu’il n’y pas de responsabilité, de bien allé, de collectif.

Alors aujourd’hui, au lieu de dénoncer ce que la société ne fait pas, j’aimerais passer ce message: à nous parents de cette nouvelle génération, qui osons regarder au delà de nos œillères et qui avons mal d’y voir ce que nous y découvrons. Face à ce passé douloureux nous nous dressons avec FORCE et VULNERABILITE, dans toute la splendeur de notre humanité et aussi dans nos parties les plus sombres. Car oui la nature humaine est bonne, et oui l’être humain prit dans ce cercle vicieux de la violence, n’a en fait tout simplement pas les clefs pour en sortir.
Si quelques Etres ont les moyens à un instant T de voir cela, et s’ils sont capables d’une bienveillance et d’un accueil inconditionnel et en même temps de fermeté pour rediriger ou guider si besoin!! Qu’ils se présentent et aide les parents à retrouver le chemin de la paix.

Car j’invite chacun à voir au delà du problème qui émerge, et ne pas pointer du doigt trop vite un coupable. Rappelons nous que tout est lié, que nous formons un Tout. Si des parents en arrive à des relations toxiques avec leurs enfants, c’est que le cercle vertueux à été brisé, et il y certainement d’autres points qui ne vont pas. Les parents aux comportements toxiques sont en souffrance eux même.

Prenons soins des parents, ils sont les jardiniers d’un futur meilleur et les premiers garants d’une enfance heureuse.

Ouvrir son coeur…

…au deuil parental.

Et soudain…Le silence

Un nom qui fuse, un souvenir qui jaillit. Que se passe t il? Des gorges serrées, des larmes qui coulent. Un regard qui fusille la bouche qui a prononcé ce nom. Un malaise. Taire celui qui a disparu de nos vies. Disparu, monté au ciel, parti, quitté… Tant de mots qui n’expliquent pas tout. Tant de mots qui évitent de dire:  » Cet être est mort, et je suis terrifié, effondré par sa mort ». Que faire de cette douleur qui envahit le coeur de ceux qui restent, de ceux qui sont vivants? Nous n’avons pas appris. Nous avons refoulé.

Notre communauté humaine est malade de garder la bouche fermée et le coeur serrée.

Une amie a qui il est arrivé une terrible histoire, fait face à la mort de son fils, et écrit ce soir ce message: « SVP, si un jour vous rencontriez quelqu’un ayant perdu un enfant, n’ayez pas peur d’en parler, n’ayez pas peur d’être maladroit en prononçant son nom ou de faire du mal en évoquant un souvenir.

On a besoin que les autres se souviennent de nos anges, qu’ils continuent d’exister pour nous, pour leurs frères et leurs soeurs, pour nos familles, pour nos amis

N’ayez pas peur de continuer même si des larmes coulent, même si notre regard devient sombre et part loin, ce ne sont pas vos mots qui nous blessent, ces souvenirs qu’on en parle ou pas sont là, on pleurs en cachette, chez nous, pleurer devant vous ne montre que la confiance accordé pour accueillir sans nier

Ce n’est pas vous ou vos paroles qui nous faite du mal, c’est la situation elle même, et ça en faire un tabou ne la changera pas, si c’est trop pour nous, pour eux, nous savons le dire »

Nathan au premier plan, Melina sa soeur.

Et oui…il est dur aujourd’hui de ne pas penser que nous sommes responsable de l’émotion qui jaillit en l’autre. Que c’est il passé? ET que pouvons nous faire?

Comprendre que: Petit, nous avons commencé à babiller et un visage nous a sourit, semblant nous répondre. Puis nous avons commencé à pleurer, sentant la faim gronder en nous, le froid nous assaillir, un liquide mouiller nos langes… Nos pleurs et nos demandent, n’ont pas toujours trouvé une réponse adapté et prompt, si bien que nous avons pleuré plus fort, et plus fort…. et parfois, pour survivre il a fallu qu’on s’arrête, étouffant nous même ce feu en nous pour ne pas qu’il nous envahisse… Nous avons eu si peur, nous étions dans une telle détresse. Mais pour continuer de vivre, pour continuer notre route, nous n’avons pas eu d’autres choix que de faire confiance, si petit que nous étions à l’époque et sans d’autres ressources, que celles de nos parents, . Puis nous avons grandit quand même. Ne laissant pas voir que nous étions déjà abîmé.

A peine déjà que nous ayons pris conscience de nous même, que nos parents nous ont donné un pouvoir trop fort pour nous: celui de les rendre heureux et malheureux.

« Arrêtes tout de suite, tu vas me mettre en colère!! » « Ne pleures plus, j’aime pas quand tu es triste, tu vas me faire pleurer » « Tu es ma fierté, et tu fais mon bonheur!!! »

Ces mots prononcés de la sorte, ont fait jaillir une croyance: « Je suis celui qui est à l’origine de ce que l’autre ressent.  » Et plus jamais cette croyance nous a quitté. Dès lors, de peur de déclencher la tristesse, ou pour susciter la peur, ou bien redonner le sourire, nous avons tout fait tout ce qui était en notre pouvoir pour y parvenir, honorant la responsabilité qui nous a été donné.

Alors voilà, nous sommes là aujourd’hui, avec ce lourd fardeaux, ces sortilèges:

Celui de refuser toutes émotions désagréables: la peur, la tristesse, la colère… de peur de s’y perdre, d’être anéantis à jamais par leur puissance. Ne plus revivre à un seul instant cette douleur atroce, qui fut jadis la même qui nous menait à notre perte. Couper le câble qui nous relit à ces émotions. Nier, rejeter, cloisonner… Notre système à appris cette façon de faire. Comment la changer?

La Nature nous ayant donné ce fabuleux pouvoir de ressentir ce qui se vit chez l’autre, il devient une abominable malédiction quand la tristesse et la douleur de l’autre semble nous envahir pour nous anéantir. Il faut alors vite éteindre ce feu, et calmer la douleur chez l’autre.

C’est alors qu’intervient ce faux pouvoir: celui de croire que ce que nous faisons ou ce que nous disons sera à l’origine de la tristesse et de la douleur de l’autre. Nous allons donc choisir nos mots, ou les taire, fabriquer des tabous, des secrets, enterrer à jamais des mémoires, des souvenirs…

Et nous voilà dans cette incapacité d’accueillir, d’honorer pleinement ces souvenirs, la mémoire de celui qui c’est éteint. Et avec résignation, dans cette douloureuse incapacité à être pleinement humain, nous choisissons de nous taire, de baisser les yeux, de fermer notre coeur.

Et pourtant, Betty, la maman de Nathan, ose dire le besoin qui crie en elle ce soir:

« On a besoin que les autres se souviennent de nos anges, qu’ils continuent d’exister pour nous, pour leurs frères et leurs soeurs, pour nos familles, pour nos amis »

Et si nous choisissions de guérir du passé pour célébrer enfin de la façon qu’il se doit, nos pertes, nos deuils, nos anges disparus. Et si nous choisissions de redonner la responsabilité de ses émotions à l’autre et de reprendre la responsabilité de nos propres émotions. Les mots et les gestes n’ont pas le pouvoir qu’on leur prêtes. Ils sont des stimulus, certes, mais l’émotion naît en nous, fait de nous un être vivant, et nous savons tous le pouvoir de rétablir la connexion. Apprenons à l’accueillir.

Et si nous nous écoutions mutuellement pour marcher ensemble vers ce chemin:

Betty nous dit: « si c’est trop pour nous, pour eux, nous savons le dire »

Faisons nous confiance et parlons nous pour dire ce dont nous avons besoin: « J’ai besoin de me souvenir de mon fils chéri » « J’ai besoin de partager et échanger des souvenirs sur cet être que j’ai tant aimé » « J’ai besoin de soutien pour avancer dans ce deuil » « J’ai besoin de déposer ma douleur, qui me semble aujourd’hui trop forte pour moi » « j’ai besoin qu’on entende ma douleur et que quelqu’un soit là pour la contenir, car je sens qu’elle peut me dépasser et exploser »

« J’ai besoin de prendre le temps, d’aller à mon rythme pour pouvoir accueillir ta douleur, car je sens qu’elle fait tellement écho en moi, que je n’arrive pas moi même à la contenir » « je suis ok pour entendre et partager avec toi les souvenirs communs que nous avons de ce petit ange, j’aime me souvenir de lui avec toi et à travers toi, sa maman, tu l’as tant connu, à travers tes yeux, c’est doux pour moi de le voir »

Voilà quelques pistes ici, il y a tant de façons… à vous de trouver la votre, en vous respectant, vous respecterez l’autre.

Et dans mon expérience, le silence, celui qui nie et qui rejète une émotion, et non celui qui offre une présence, n’a jamais contribué à apaisé et guérir un coeur blessé.

Illustration de Susan Varley, du livre Au revoir Blaireau.

Et pour finir cet article, je vous propose une lecture du très beau livre de Susan Varley, Au revoir Blaireau. « Un grand classique qui aborde la disparition d’un être cher. Un ton juste, pour un livre exceptionnel ».

Lecture du livre de Susan Varley, Au revoir blaireau.

Prenez soin de vous.

Vous pouvez retrouver le message de Betty sur son compte instagram:

Nous sommes grands cachés, derrières nos petits…

Entrez dans la Ronde de l’humanité

Je voulais vous partager un texte, écrit par Fanny Rondelet, qui m’a beaucoup touché et que je voulais inscrire ici, pour le garder avec moi, dans ma mémoire. Je l’ai découvert en écoutant le podcast hebdomadaire d’Isabelle Padovani « Les matins d’Isa », (liens en fin d’article).

« Bientôt dans quelques temps, je ne sais quand, mais en tous cas un jour prochain, nous pourrons dire j’y étais et je l’ai fais. Nous pourrons dire, j’étais sur terre à ce moment crucial, à ce moment où nous avons ce choix merveilleux à faire entre: laisser notre pouvoir entre les mains d’une autorité extérieur. Et récupérer notre pouvoir et nous sentir pleinement vivant en nous.

Ce choix entre, se battre, prendre les armes contre ceux que nous avons identifié comme étant les méchants. Et ouvrir les yeux sur notre responsabilité dans le situation. Ce choix entre laisser le virus de la peur et de la séparation se propager. Et utiliser les outils dont nous disposons pour faire barrage avec amour et justesse. Nous pourrons dire, je l’ai fais, j’ai récupérer mon pouvoir. J’ai cessé de me battre contre les grands de ce monde, parce que j’ai sentie la Grande en moi, parce que j’ai compris que j’étais une Grande en ce monde.

Et en tant que telle, je me suis positionnée. Quand des petits êtres blessés venaient vers moi pour exiger à corps et à cris que j’apporte ma pierre à l’édifice fait de souffrance et de peur, je les ai regardé avec amour et je leur ai dis: « Non mes chéris » Et je leur ai expliqué patiemment, ce à quoi je disais OUI en leur disant NON.

J’ai dis non et au revoir, à certaines choses que je ne voulais plus. J’ai dis oui et bienvenue, à toutes les graines que je voulais semer dans ma vie. Et ces graines je les ai semé. Des graines de coopération, de solidarité, d’équité, d’ancrage, de courage, de clarté, d’authenticité, d’honnêteté, de respect, de confiance, d’amour. Oh, ça n’a pas été tous les jours facile de rester centré face aux crises des petits bout de choux blessés qui avaient tellement peur de lâcher l’ancien système.

Et j’ai réalisé qu’ils faisaient miroir à un bout de chou à l’intérieur de moi. J’ai eu de gros deuils à faire, car j’ai réalisé tous les endroits de moi où le vieux système avait ses racines, et il a fallu que je me penche humblement pour débusquer ces racines et que courageusement, je les retire pour leur dire adieu, avec amour et gratitude. Et que je les laisse partir avec conscience, tout en gardant dans ma main la petite main de mon bout de chou intérieur.

Nous pourrons dire « Nous avons traversé, quel bonheur de participer à ça aujourd’hui. Nous y sommes. Nous sommes les Grands et Grandes de ce monde. Alors, pour traverser gardons bien serré dans nos mains, les petites mains de nos bouts de choux. Restons ensemble et traversons. »

Fanny Rondelet.

Quand je lis ce texte, je pense à tous les parents et accompagnants qui font le choix aujourd’hui d’accompagner leurs enfants autrement. Qui sèment des graines dans le coeur de leurs enfants, dans le coeur de leurs enfants intérieurs et dans le coeur d’autres parents, en montrant qu’une autre façon de faire est possible, qu’une autre vision, un autre paradigme peuvent se vivre.

Pour moi, parents et accompagnants sont Grands et Grandes quand ils se mettent à la hauteur des enfants, quand ils avancent à leur rythme, sont à leur écoute et comprennent leurs besoins. Pour moi, parents et accompagnants, sont Grands et Grandes, quand ils font ça et qu’ils ne lâchent pas la mains de leurs petits êtres intérieurs, nos parts blessées par les évènements traversés, les hasards de la vie. Pour moi, parents et accompagnants, baignent dans la lumière et éclairent les enfants tels des phares, quand ils savent prendre soin d’eux, quand ils se connectent à ce qu’ils sont vraiment et humblement et avancent sur ce chemin de réparation.

Qu’ils sont courageux ces parents. Parce que oui parfois c’est difficile. Qu’en nous vit et fonctionne un système de pensées, un conditionnement puissant, et des « petits bouts de choux blessés » qui nous font perdre notre chemin.

Tenons nous la main, où que nous en soyons sur ce chemin.

Et voici le lien du blog de Fanny Rondelet: ici

Ici c’est ma maison…

Cette situation si spéciale, tellement peu ordinaire, inconfortable pour certains, voir carrément invivable, acceptable pour d’autres, angoissante, stimulante…

J’avais l’élan aujourd’hui de vous partager mes réflexions et mes cheminements intérieurs qui ont émergés depuis le début de ce confinement.

J’observe, en essayant d’accueillir mes jugements (et de les garder pour moi!) et je me permets quelques interprétations:

Tous ces gens qui ont quittés leur domicile pour aller vivre pendant la période de confinement en des contrées moins urbaines, plus proches des milieux naturels, avec parfois l’intention de rejoindre les gens qu’ils aiment.

Pourquoi à l’annonce d’une directive générale de #resterchezvous pour sauver des vies, ces personnes ont choisi un autre endroit que leur lieu d’habitation habituel.

« Aaaaaah, qu’on est bien chez soi! » Cette phrase prononcée par ma mère au retour des vacances, résonne encore plus aujourd’hui pour moi, comme une évidence à porter mon attention sur notre habitat et son environnement.

« Faire son trou », « creuser sa niche », « faire son nid douillet », « le foyer de notre famille »… Autant d’expressions qui nous rappellent qu’il fut un temps où choisir un endroit où habiter et se faire un abri, n’était pas secondaire.

Pourquoi acceptons nous de vivre la majeur partie du temps dans ces villes bétonnées, avec un un train de vie effréné, une relation à la Nature assez pauvre, une dépendance alimentaire, vestimentaire… à une multitude d’entreprises, dont on ne connait pas qu’elles âmes humaines la compose.

Peu de temps qui nous appartienne réellement, pour nous ressourcer, pour créer du lien avec nos enfants, nos voisins, nos aînés (et d’ailleurs où sont ils? Peux vivent parmi nous…).

Peu de temps pour se questionner réellement, depuis qu’on nous a mit sur les bancs de l’école, sur nos élans à faire ce qui nous porte, ce qui a du sens , ce qui a de la valeur à nos yeux, ce qui remue nos tripes…

Quitter avec précipitation un environnement qu’habituellement nous … supportons? subissons?

Peu de temps pour ralentir et ne rien faire si notre corps le demande ou si nous avons besoins de célébrer des pertes/deuils ou d’accueillir la vie/naissances.

Quelle est cette civilisation, cette culture qui s’installe dans un habitat qui le lui procure pas la sécurité, la douceur, la paix intérieur, et qui ne réponde pas à ses besoins primaires:
  • se nourrir et d’hydrater sainement
  • se mouvoir
  • respirer de l’air sain et pur
  • stimuler tous ses sens
  • accéder à la lumière

Rappelez vous, vous petit en train de vous construire une cabane. Est-elle celle que vous habitez aujourd’hui? Où avez vous mis vos rêves et votre bon sens d’enfant? Où est passé la connexion que vous aviez de vos besoins?

 

Vous, de nouveau ici!!

 

Bonjour à toutes et tous!                                               Nous sommes le 13 Avril 2020…

Nous voici en ces temps un peu particuliers, à vivre une expérience très particulière:

le CONFINEMENT chez nous, pour se préserver d’un virus, le #COVID19.

Et je reviens ici, avec l’envie de reprendre ce blog pour me déposer/ partager une conscience / vibrer à l’unisson/ ressentir notre unicité…  C’est avec une émotion touchante, un petit chaud au creux du ventre que je relis mes mots, mes articles mes photos déjà partagés ici.

Rien à changé pour moi quand je lis l’article en page de présentation:

« Depuis, tout prend peu à peu plus de sens. J’ai choisi de vivre au présent tout en cultivant la conscience de mes actes. »

« Aujourd’hui, je tente de nourrir mes besoins : respect de moi, de mes rythmes, de cohérence avec mes valeurs, de co-création, de partage, de souveraineté, d’actualisation de mes potentiels, d’évolution et d’apprentissage, d’inspiration, d’expression, de paix, d’harmonie, de liberté… »

« Et surtout je me sens triste de mesurer combien notre société à morcelé, séparé les individus… »

Enfin presque…

Un deuxième Etre est venu nous rejoindre. Né à la maison, dans notre foyer, (je vous raconte ici) Justin est venu illuminer notre vie et la chambouler à nouveau, nous invitant avec AMOUR et FERMETE, à transformer encore plus notre vision, écarter nos oeillères, ouvrir nos bras, revoir nos priorités, accueillir nos limites.

A l’aube de ce que certaines personnes espèrent être un nouveau monde après l’effondrement de notre civilisation qui ne tient plus debout et qui s’épuise.

Je vous promet de vous emmener avec moi expérimenter d’autres façons de faire, d’autres façon de voir les choses, et de vivre la VIE, que moi même je ne connais pas encore, mais bien décidée à sortir de ma zone de confort pour enfin ressentir que JE SUIS VIVANTE!!

Si vous êtes nouveau, bienvenue sur ce blog et pour ceux qui me connaissent ici, je suis ravie de vous y retrouver.  Je me souhaite la bienvenue aussi, parce que bon…hein!