IEF / ECOLE / ECOLE alternative

J’avais envie en cette fin de vacances et veille de rentrée scolaire (pour un certain nombre d’entre nous) de partager ma vision, mon expérience et mes cheminements en matière d’instruction.

Vous allez peut-être hausser les épaules en voyant ce titre et cette introduction en disant: « encore un avis de plus…, j’ai pas besoin qu’on me dise encore que mes choix sont pas bon ou de connaître les avis de tous le monde pour décider pour mes enfants… » Et vous arrêtez là.

Ou pas…

Si vous allez plus loin, j’aimerais vraiment que mon témoignage contribue à vous alléger, vous sentir légitime dans vos choix, vous ouvre des pistes, sans vous mettre la pression… Alors si ce n’est pas le cas, si une phrase ou un mot a l’effet inverse, arrêtez de lire, passez à autre chose. Votre temps et votre énergie sont trop précieux (et les miens aussi!) pour le passer à lire des choses qui ne vous correspondent pas.

J’observe que cette histoire d’instruction, d’éducation, est un sujet qui remue beaucoup, qui divise beaucoup et qui nous stimule dans nos propres choix, quand le voisin ne fait pas pareil que nous et qu’il le dit haut et fort. Mais avec quelle intention le dit-il ? N’avez vous jamais vécu le bonheur et l’excitation de partager un kiff, une expérience qui vous transcende?

Je suis heureuse aujourd’hui de prendre en main ma vie et de dire que quoique je décide, ce sont mes choix. Que c’est moi qui ai choisi. Ce n’est pas toujours confortable à vivre. Parfois je regrette certains choix, parfois les voix que j’emprunte sont difficiles, semées d’embuches et me sortent de ma zone de confort. Parfois je rate, je fais des erreurs. Parfois des parts de moi renient ces choix devant les difficultés qui se présentent. Mais j’essaie encore et toujours de faire ce dialogue intérieur pour recentrer ces choix sur moi. Pourquoi? Pour me sentir libre et consciente. Car, j’aime sentir que ces besoins de souveraineté, de libre choix, soient nourris. Cela me redonne aussi du pouvoir sur ma vie. Ne plus me dire: « Non mais de toutes façons, je n’avais pas le choix… » Et je guide mes enfants en ce sens. Qu’ils se sentent responsables eux aussi de leurs décisions.

Responsable, mais pas coupable!!

Et pour être dans l’équilibre, je travaille aussi à redonner la responsabilité des actes et paroles à ceux qui en sont à l’origine. Je n’ai pas tout pouvoir, tout contrôle. Je n’ai de pouvoir que sur ce que je dis, je fais, je ressens.

Enfin, quand mes choix et mes expériences me mènent à une erreur, une conséquence tragique ou malheureuse, je travaille l’accueil. L’accueil et le deuil de l’espoir du bien être que j’imaginais en me dirigeant vers cette voix. Et je me rappelle surtout que l’ERREUR est la CONDITION à l’apprentissage. S’il n’y a pas d’essais/ erreur, il n’y a pas d’évolution. Cela est utile de me le rappeler dans le cadre de l’instruction de mes enfants.

En partant de cette base, j’aime faire des expériences et aller vers ce qui me parait nourrir mes besoins et ceux de ma famille, dans l’instant et avec conscience de mes filtres.

C’est ainsi que nous avons choisi de faire l’expérience d’une école alternative, Ecole Montessori, pour Gaël quand il avait 2 ans et demi, pour sortir de la relation non bienveillante avec une assistante maternelle. Je me rappelle très bien que nous étions d’accord avec Luc, que ce que nous voulions pour Gaël c’était avant tout un univers et un cadre bienveillant. C’est ainsi que cette expérience nous a montré que dans ce contexte, avec ces personnes (animatrices de cette école), Gaël ne s’y épanouissait pas. Nous avons donc fait le choix d’arrêter et de nous lancer dans l’instruction en famille. (IEF)

Comme à mon habitude, j’aime m’appliquer à ne parler que de MON EXPERIENCE. A la fois parce que je veux vivre dans ce monde où je ne m’enferme pas avec des mots dans des dogmes, dans des « je dois.. » des « il faut que sinon… » des « c’est comme ça… » . Et parce que j’aime que mes partages soient perçus comme ça par ceux qui les reçoivent.

Aujourd’hui je ne dirais pas que l’IEF est un mode qui nous correspond totalement et pour autant, au vu du profil de mon fils, de sa sensibilité, et au vu de l’univers qu’offre les écoles aujourd’hui, j’ai des craintes à tenter de nouveau l’expérience de l’école. Quelle soit alternative ou publique. Le manque d’expériences concrètes, le manque de temps passé en extérieur, le manque de bienveillance, le rapport à l’évaluation extérieure, ne me donne pas la confiance de trouver un environnement adapté à mon enfant.

En IEF il manque la dimension du collectif. Un bain permanent et à disposition de l’enfant de personnes ressources aux âges divers et de compétences diverses, à la fois proches de sa zone de développement pour l’inviter à avancer plus loin dans ses compétences et ses expériences, et pour le stimuler. Et à la fois plus éloignées pour lui donner l’occasion d’être celui qui montre, celui qui partage sa connaissance, ainsi sont renforcés ses connaissances et sa confiance en lui. Et honnêtement, dans la cellule familiale, j’ai beau donner tout ce que je peux, mes limites se font sentir.

Il y a bien sûr les réseaux non-sco, d’ief, les personnes que l’on choisit de rencontrer pour répondre à ces besoins d’interdépendance, d’inspiration, de partage…Ces rencontres nous ont permis de nous ouvrir sur les autres, sur des partages riches et d’enrichir grandement les apprentissages. Car c’est quand même de ça qu’il s’agit.

Concrètement nous avons vu beaucoup de monde et cotôyé des familles dans la richesse de leurs diversités. Ce qui a aussi permis de remplir notre besoin de socialisation. Sujet assez récurrent quand on parle de scolarité. Aussi, nous avons découvert des lieux divers. Le pendant négatif est le temps et l’énergie des déplacements qui sont conséquents.

Et en même temps, j’ai ressenti un manque de cadre dans ces rencontres. Une co-création de cadre qui selon moi nous aurait permis d’aller plus loin dans nos partages, dans la sécurité et la bienveillance. Dans la cohésion aussi. Un manque de conscience de nos besoins respectifs en tant qu’individus, tant les adultes et les enfants. Et un manque d’authenticité dans les partages. Parfois il m’a semblé que nous (je m’inclue totalement dans l’histoire!!!) aurions pu à y gagner à poser des mots sur ce qui se passait réellement. Développer la verbalisation émotionnelle des adultes surtout, pour donner le ton et l’exemple parmi les groupes d’enfants. Poser des cadres communs, en discuter, confronter nos différences à ce niveau. Sans peur de perdre une liberté, que nous tous qui nous engageons dans l’ief, sommes venus chercher. Parler et mettre à jour nos divergences en matière d’instruction. Car il en a beaucoup parmi les non sco et c’est tant mieux!! Chacun expérimente ce qui lui parle. Mais il m’a semblé que trop souvent ces divergences nourrissaient, une fois de plus l’amertume, les ruptures de lien. Alors que j’aime vivre le lien et la bienveillance, surtout quand il semble que tout nous oppose à une autre personne. Apprendre à dire avec authenticité à l’autre ce qui ne nous convient pas, en prenant la responsabilité de nos émotions, de nos croyances, de notre point de vue, et aimer découvrir la différence chez l’autre.

Ce que nous permet l’ief est de respecter nos rythmes, biologiques. De renforcer la bienveillance, la co-création et la cohésion familiale. L’écoute de chacun. Parfois je précise, cela dérape et les relations sont tendues. Mais le temps disponible pour en prendre conscience et changer de cap est un atout précieux en ief. Respecter les centres d’intérêt d’apprentissage des enfants. Leur apporter des supports sur mesure, en fonction de leur appétence, cela permet des apprentissages plus fluides, et rapides. Même si pour moi cela demande du travail de recherche, de la remise en question, et développer une curiosité, avoir intérêt pour ça.

Pour ça il faut aussi prendre du temps et accepter de donner beaucoup de SON temps à nos enfants. J’ai vu que cette question divise, remue et stimule beaucoup les parents. Tout choix est acceptable. Juste être conscient de nos capacités et de nos limites. Ce que je n’ai pas toujours su faire!! Parfois des aménagements créatifs selon les familles pourraient vous/nous étonner. Echangeons!!

Je suis si triste que ces choix nous amènent encore à des jugements que l’on se permet de renvoyer à l’autre comme: des mauvais parents si l’on décide de mettre son enfant à l’école en passant moins de temps avec eux. Ou des parents possessif ou trop protecteurs si l’on décide de faire l’ief, car on passe trop de temps avec eux.

Je vous invite grandement à FAIRE DES EXPERIENCES PAR VOUS MÊME ou accueillir vos jugements pour vous même et les laisser provisoirement de côté quand vous rencontrez des personnes faisant des expériences différentes. Vous pourriez y découvrir des pépites que vous n’aviez pas osé voir… Tant dans le choix de scolariser que celui d’instruire soi même ses enfants.

Pour finir cet article, et si vous n’étiez pas encore au courant pour faire un CHOIX éclairé du mode d’instruction que vous allez choisir pour votre enfant, sachez qu’en France c’est L’INSTRUCTION qui est OBLIGATOIRE et non L’ECOLE.

Sur ce, bonne rentrée ou non rentrée à tous!! Et n’hésitez pas à commenter et partager cet article si cela à contribué pour vous.

Equilibre

Avant d’être enceinte de Justin, je m’étais inscrite à un cours de Self Défense. Et sans trop savoir pourquoi, je sentais qu’il me faisait du bien.

J’ai en moi une part qui aime vivre et recherche plus que tout la douceur, la fluidité, l’écoute… Cette part est plus tournée vers les autres, et bien que par certaines actions (comme par exemple acheter des plantes vertes qui quand je les regarde, je me sens apaisée, je sens de la douceur, de la fluidité, ou choisir des objets beaux, en matières naturelles, douces…) contribuent à nourrir ces besoins en moi, j’observe que j’offre aux autres cette douceur, cette fluidité (apparente) cette écoute inconditionnelle. Bien plus que mes réelles capacités à leurs offrir.

Je me pose alors cette question: serait ce un masque? Ou un manque d’équilibre?

Je me souviens très bien que certaines étiquettes dans mon enfance, qui m’ont été attribuées, m’ont marquées plus que d’autres. Et celle ci particulièrement: « Qu’est ce qu’elle est gracieuse!! »

J’étais à la fois très flattée quand j’entendais ces mots et je me souviens très bien avoir ressenti cette ambivalence, ce goût et cette attirance pour des choses qui auraient pu paraître plus sombres, moins gracieuses, aux yeux des autres. J’aimais beaucoup Mylène Farmer, qui pour moi incarnait cet équilibre entre le doux, la légèreté, la beauté et le sombre, la puissance féminine, la femme libre… Bien plus tard, j’ai aimé des incarnations de cette force, de cette puissance féminine qui étaient à la fois aimées pour leur beauté: L’héroïne de la Bande dessiné de Roger Leloup, Yoko Tsuno. Les héroïnes du manga japonais, Cat’s eyes. Et encore plus tard, dans la série Dark Angel de James Cameroon, Max incarnée par Jessica Alba… Et bien d’autres encore.

Alors quand, la femme que je suis devenue, avec cette grosse valise de croyances, que d’incarner sa féminité était de ne montrer aux autres que son côté le plus doux, le plus gracieux et joli, est devenue maman, je ne me suis jamais sentie légitime dans ma toute puissance maternelle et féminine.

La puissance maternelle et féminine est pour moi un savant mélange de douceur et de force. Un alignement de mes valeurs profondes, un état serein et juste. Une force d’Amour et de bienveillance et aussi de fermeté dans ce qui est précieux pour moi.

Aujourd’hui je m’aperçois que je n’arrive pas à trouver cet équilibre. Souvent cette part prend la plus grande place, et s’affaire à me donner les moyens d’être encore et toujours plus douce, à l’écoute, patiente, bienveillante…envers les autres!!

Et puis, bénédiction certainement, ces derniers temps j’ai eu la capacité de reconstituer, de mettre bout à bout, des pièces d’un puzzle pour reconstituer cet EQUILIBRE.

Quelles ont été ces pièces:

1. J’ai commencé à observer mes humeurs et mes débordements, voir mes accès de colère. Ils sont très puissants et viennent me submerger souvent. J’ai observé qu’ils revenaient en récurrence, par rapport aux phases de mon cycle. J’ai donc noté sur un calendrier pour m’apercevoir, que c’est dans ma phase d’ovulation que ce changement soudain d’humeur arrive. Je suis alors beaucoup moins patiente, très susceptible, très énervée par les bruits, le désordre extérieur…

2. Puis j’ai observé que j’avais très envie de regarder des séries qui montrent des combats. Je me suis mise à regarder la série The Last Kingdom. (série sur les Vinkings et les saxons) Cependant, ce sont essentiellement des hommes qui se battent. Et c’est très trash. Il n’y a pas de morale, de justesse, de valeurs. Ils se battent pour un pouvoir destructeur, des richesses, de la vengeance… Bref, je suis à la fois fasciné et dégoûté par ce que je vois.

3. Lors de mes débordements, j’ai remarqué que la colère se déclenchait chez moi quand je me sens démunie face à une situation. Quand je perds tout pouvoir d’action et de décision.

4. Et puis un matin, alors que je scrowlais sur mon fil Instagram, j’ai eu un agacement amère de ne voir que des comptes parlant maternité, douceur, portage, allaitement, bienveillance… Et bien que je chérisse ces comptes qui m’inspirent, quand il n’y a que ça dans mon champs de vision et d’action… cela devient trop.

Je me suis aperçue que tout ça était lié au manque d’EQUILIBRE. En somme, trop de douceur et pas assez de FORCE. Bien entendu, je ne parle pas de la force destructrice, mais de celle qui porte, soutien, stoppe si besoin. Celle qui donne le cadre, la sécurité, le squelette, l’armature. J’essaie de vous donner des images qui me viennent pour illustrer au mieux ce que je ressens.

Et je me suis rappelé les cours de self défense que j’avais eu envie de suivre. Je me suis rappelé cette attirance pour les héroïnes qui incarnent cette puissance et mon envie (secrète, inavouée…) de leur ressembler.

Et je vais de ce pas nourrir cette autre aspiration par des activités qui me nourriront en profondeur, choisies en conscience. Nourrir cette force, cette puissance, qui sera le tuteur de mon Etre.

Voilà mon petit partage de prise de conscience, dont je suis très fière!! Et heureuse de vous partager. Peut-être et je l’espère, vous guidera vous aussi dans un cheminement de la voie de l’EQUILIBRE. La voie du milieu.

Je vous souhaite le meilleur.

Une société toxique…

…qui fabrique des parents toxiques?

Vous connaissez sans doute cet adjectif « toxicité », qualifiant habituellement les parents? Ayant eu l’expérience enfant de grandir et d’être accompagnée par un parent avec des failles et manques qui m’ont blessées à mon tour, je ne peux que mesurer combien les dégâts sont grands et doivent l’être encore plus pour celles et ceux qui ont subi à des niveaux plus intenses et plus violent.

Et en même temps, ce n’est pas ma préférence de mettre une étiquette. Et je suis assez décontenancé qu’on utilise aisément ce mot pour qualifier des Etres qui, à un moment dans leur vie, décident de donner la vie et/ou de l’accompagner et qui de par leurs blessures, leurs manques et leurs failles, n’ont pas suffisamment de ressources et de moyens pour répondre aux besoins de bases de leur enfant: sécurité intérieur, protection physique, émotionnelle et psychique… Le risque étant de les figer dans cet état d’être et qu’ils ne puissent faire autrement. Car nulle ne naît ainsi, toxique, pervers, persécuteur… On le devient avec les expériences de notre vie. Et j’ai l’espoir que l’on peut tous en sortir.

Et pour autant, il existe des réalités chez certains êtres qu’il faut nommer pour ne pas nier. Qu’il faut accueillir et parfois STOPPER avec la plus grande force protectrice pour faire en sorte que cette réalité n’abîme pas autour et ne vienne pas briser d’autres vies. Stopper la violence qui n’a pas lieu d’être.

Et comment s’y prendre, et comment anticiper, comment exercer un pouvoir de protection, sans exercer un pouvoir intrusif, abusif et punitif?

Entre hier où être parent c’était plutôt un rôle exercé entre quatre murs et cela ne changeait pas trop le quotidien, vu qu’on faisait s’adapter les enfants aux rythmes des adultes et qu’ils n’avaient pas le droit de mouffeter. La parentalité est aujourd’hui vue comme une épreuve difficile, un chamboulement, un tsunami parfois, surtout quand on souhaite un accompagnement plus dans le respect de l’enfant et de ses besoins. Au moins le tabou est levé! Parlons en!

« Epreuve difficile », « Tsunami », « chamboulement »… Et tout le monde à l’air de trouver ces mots comme une nouvelle norme qui se met en place!! Comme un rite de passage dans le vortex de la parentalité??? N’y a t il pas une inconnue à cette équation?

Est ce l’enfant qui bouscule, chamboule?… Et si oui, pourquoi? Nous avons nous pas parlé de bonheur, de la joie d’être parent? « Tu vas voir, être maman c’est que du bonheur. Moi, ça a changé ma vie! » Pourquoi cet écart entre l’image que l’on s’en fait qui circule dans notre société et la réalité?

Quelle est cette société d’aujourd’hui qui continue à faire circuler des histoires qui sont loin de notre réalité? Quelle est cette société qui projette de vouloir des parents parfaits, des enfants parfaits, des enfants « sages », des parents qui assurent. Que portons nous et que diffusons nous individuellement et collectivement et avons nous conscience des conséquences de ces schémas?

Je me sens tellement désemparée, bouleversée de si peu d’écoute, d’empathie, de soutien et à la fois tant d’exigences en retour. Je m’interroge, ces contradictions ne participeraient-elles pas à créer ou du moins à enfoncer encore plus dans la toxicité les parents? Eux qui au départ, étaient dans un élan d’accompagner la vie, et se sont retrouvés face à leurs manques, blessures, croyances, peurs et devant cet enfant pur et plein de vie, qui malgré lui, avec sa façon d’être au monde, met en lumière tout ce qui est cassé chez ses parents.

La société, dans laquelle je souhaite vivre, serait l’ensemble des individus portant la responsabilité du bien allé du collectif. Il se trouve qu’il n’y pas de responsabilité, de bien allé, de collectif.

Alors aujourd’hui, au lieu de dénoncer ce que la société ne fait pas, j’aimerais passer ce message: à nous parents de cette nouvelle génération, qui osons regarder au delà de nos œillères et qui avons mal d’y voir ce que nous y découvrons. Face à ce passé douloureux nous nous dressons avec FORCE et VULNERABILITE, dans toute la splendeur de notre humanité et aussi dans nos parties les plus sombres. Car oui la nature humaine est bonne, et oui l’être humain prit dans ce cercle vicieux de la violence, n’a en fait tout simplement pas les clefs pour en sortir.
Si quelques Etres ont les moyens à un instant T de voir cela, et s’ils sont capables d’une bienveillance et d’un accueil inconditionnel et en même temps de fermeté pour rediriger ou guider si besoin!! Qu’ils se présentent et aide les parents à retrouver le chemin de la paix.

Car j’invite chacun à voir au delà du problème qui émerge, et ne pas pointer du doigt trop vite un coupable. Rappelons nous que tout est lié, que nous formons un Tout. Si des parents en arrive à des relations toxiques avec leurs enfants, c’est que le cercle vertueux à été brisé, et il y certainement d’autres points qui ne vont pas. Les parents aux comportements toxiques sont en souffrance eux même.

Prenons soins des parents, ils sont les jardiniers d’un futur meilleur et les premiers garants d’une enfance heureuse.

L’HNI Hygiène naturelle infantile

…Notre histoire, notre expérience, avec conscience et authenticité

L’intention de départ en voulant pratiquer différemment avec Justin était de répondre à son besoin d’élimination. Gaël ( mon premier enfant) est resté longtemps avec des couches. « Longtemps » c’est à dire plus qu’il n’était confortable pour nous !! J’avais entendu beaucoup de choses sur la continence et ce qu’il me plaisait de croire c’est que l’enfant décide de quand il est prêt pour enlever ses couches. J’avais donc envie de suivre les élans et motivation de Gaël. A 5 ans et demi nous nous demandions vraiment comment d’un coup il prendrait cette décision. On voyait qu’il n’en avait pas envie, qu’il n’en avait pas l’intention. Je crois, je ne pourrais l’affirmer, mais en l’observant, je me dis qu’il était peu concerné par ses éliminations. Nous avions, en lui mettant des couches continuellement fermés les yeux sur ce besoin. Et mon interprétation est qu’il en a fait de même.

Nous avons donc décidé à sa place. Et il est devenu continent rapidement après ça.

J’ai lu le livre de Ingrid Bauer: « Sans couches c’est la liberté ».  Elle y raconte que tous les bébés qui viennent au monde sont conscient de leur élimination et communiquent sur ce besoin. De la même manière qu’ils communiquent sur la faim …

Répondre au besoin d’élimination des bébés est une pratique qui se fait partout dans le monde. Pour une des raisons que l’usage des couches n’est pas aussi facile et abordable qu’en Occident, que cette pratique vieille comme le monde ne c’est pas perdue et que toute la famille peut la pratiquer.

J’ai commencé avec Justin 1 mois et demi environ après sa naissance. J’ai vite repéré quand il faisait caca (d’ailleurs je suis sûre que beaucoup de mamans repèrent quand leur bébé fait caca, ils poussent, se concentrent, deviennent tout rouge parfois 😅) je lui mettait donc un petit pot sous les fesses et je lui disait « tu veux faire caca? » 

http://ecopitchoun.fr/5-pots-hni

J’ai par la suite associé le signe de la langue des signes. #LSF

Les pipis ont été plus délicats à détecter.

Ingrid B. parle de 4 canaux de communication pour détecter quand le bébé exprime son besoin. 

Il y a les signes oraux, gestuels… qu’émet le bébé. Pour les desseller il faut prendre le temps d’observer son bébé, nu idéalement pendant des temps d’observation. Et voir quel signe revient quand il fait pipi. Plus il est petit et plus le temps entre le signe et l’élimination est court voir simultané. Avec l’âge se temps s’allonge et ça j’ai vraiment pu observé que quand Justin me signifiait qu’il souhaitais faire pipi, il pouvait attendre quelques secondes que je lui présente le pot!!!

Je n’ai jamais vraiment réussi à desseller les signes spontanés qu’il faisait jusqu’à ce qu’il ait 6 mois où il a commencé à reproduir le signe de la Langue des signes. C’était incroyable !!

Les autres façons de se connecter à son bébé, sont le timming. Il s’agit de proposer à des moments clefs. (Mais pas les temps décidés arbitrairement par l’adulte comme on le fait parfois l’acquisition de la continance classique)

Au réveil par exemple. Quand nous dormons, le corps sécrète une hormone qui nous empêche de faire pipi. Les bébés ne font donc pas pipi en dormant mais quand ils se réveillent. On peut donc proposer une élimination sur le pot à chaque réveil. Cela fonctionnait très bien avec Justin. Sauf que je me suis laissé embarquer dans une galère!! Depuis sa naissance jusqu’à ses 6 mois il se réveillait toute les 2 heures. Il y a même eu une période où il s’est réveillé toute les heures 😱

J’ai arrêté de proposer la nuit vers ses 5-6 mois!! Suite à une maladie. Mais j’ai quand même fait quelques nuits sans couches parfois! Et surprise de voir qu’il ne faisait pas pipi certaines nuit.

Comme j’allaite Justin, un temps parfois idéale pour proposer le pot est juste pendant ou parfois même en même temps qu’une tétée (surtout quand le bébé est petit car c’est simultané). Il y a un réflexe physiologique qui s’opère. En mangeant, cela déclenche l’élimination. N’avez vous pas observé cela dans votre propre corps?

Comme autre mode de connexion il y a (certainement le plus étrange, mais force est de constater celui qui a marché pour nous!) l’intuition. C’est-à- dire penser subitement que son bébé à besoin d’éliminer, lui proposer et j’en ai fait l’expérience : il fait effectivement pipi. Ou ne pas lui proposer et il fait pipi!!

A partir du moment où Justin a plus été au sol que porté, vers ses 7-8 mois, ça été beaucoup plus compliqué de se connecter à ses besoins. Et je crois qu’il en avait moins envie lui aussi. Il était affairé à autre chose.

Mais concernant les selles nous n’en avons quasiment raté aucunes depuis le début de cette aventure. 

D’ailleurs c’est un réel soulagement pour nous et lui, car nettoyer des fesses pleines de caca… vous connaissez! 🤭 et surtout quand l’enfant ne veut plus patienter allongé sur le dos, qu’il faut trouver des astuces pour qu’il reste…

là Justin est acteur. Il va de plus en plus sur le pot. Il s’essuie par lui même ( même si on aide un peu au début) mais comme il n’y a presque rien, c’est plus facile.

Et surtout il est connecter à ce besoin. 

Les pipis sont toujours plus délicats à faire régulièrement dans le pot ou toilettes. Nous lui mettons des couches lavables (marque Hamac) il a donc cette sensation d’humidité (importante à garder pour ne pas perdre la sensation et le besoin lié) et les couches en laine d’ @ecopitchun , les protect’hop que nous avons apprécié pour leur simplicité et practicité . Comme elles sont faciles à changer et qu’elles ne sont pas étanches, il est aisé de changer rapidement et souvent le lange.

Ceci est important pour que l’enfant ne s’habitue pas à rester en contact avec son urine et ne considère pas ceci comme sa norme.

Et pour autant, nos mode de vies, isolés et surchargés, ne nous permettent pas toujours de prendre ce temps de connexion, ou de changer régulièrement les couches de bébé. l’important est de s’écouter aussi dans nos besoins. Ce que je dis haut et fort, je n’ai pas su faire tout le temps. Ce qui m’a mise en tension. Et donc en perte de lien!! Le comble, non? le contraire de mon intention de départ.

Parfois Justin est absorbé par ce qu’il fait il n’a pas envie d’être dérangé. Ce qui est à respecter aussi, toujours dans une intention de rester en lien avec le besoin de notre enfant. Pour les selles,  soit il vient me voir et me signe qu’il a envie. Soit il le fait comprendre en s’asseyant et en arrêtant ses activités et en poussant.

Quoique vous fassiez avec votre enfant, quelque soit les techniques, approches que vous choisissiez pour accompagner votre enfant vers son autonomie, je vous souhaite de profiter de ce chemin pour revenir vers vous et d’écouter ces puissants messages qui viennent de votre intérieur et qui se disent au sein de la relation mère/enfant.

Je vous souhaite une bonne pratique de l’hni, une belle connexion à votre enfant et n’hésitez pas à me contacter si vous avez une question concernant mon témoignage!

Promènes toi avec Iza…

…La ceinture de ceuillette

Cher amoureux, chère amoureuse de la nature, adeptes des balades et des cueillettes. Toi qui as soif de découvertes et de connaissances et que tes pas t’emmènent sur les sentiers de forêts ou de plaines, au bord d’un lac ou sur les berges d’une rivière, pour y prélever ce dont tu as besoin. Nous sommes bien pareil tout les deux!

N’hésites pas à venir sur ma chaîne youtube pour découvrir nos aventures.

J’ai imaginé pour nous une ceinture, facile à mettre et à utiliser afin de rapporter sans dommage nos trésors chez nous.

Et si tes mains demandent à se mettre à l’oeuvre, je te laisses le loisir de créer avec tes tissus, en téléchargeant le patron ainsi que les explications de montage et de fabrication. J’aurais de la joie à voir le fruit de ta créativité. N’hésites pas à m’envoyer des photos.

(Et de me dire si tu es ok que je les publie sur mon blog ou intagram)

Je télécharge le patron et les instructions!

Et ce n’est pas fini!!!

D’ici la fin de l’été et la venue de l’automne, je te donne rendez vous sur mon compte instagram où je vais proposer à celles et ceux qui ne cousent pas, des modèles à la vente.

Etre Femmère (femme et mère)

Faire le choix d’accompagner ses enfants, au fil de leur enfance, au fil de leurs découvertes, au fur et à mesure qu’ils grandissent et acquièrent leur autonomie. D’être présente et de faire parti de leur quotidien, doit-il rimer avec oublie de soi, oublie de ses propres élans de créations et des projets qui nous animent et de la contribution que chaque femmes aspirent à apporter à la société quand peu à peu l’enfant prend son autonomie ? 


Des amies à moi m’ont questionné et certaines ont été stimulées par ce choix de rester avec mes enfants et de ne pas « travailler ». Ah juste titre certainement ! 

Est ce la peur des femmes d’aujourd’hui? 

Car comment fait on pour remplir ses propres besoins quand on est toujours accompagné de ses enfants ?

Le rôle de la maman est tellement précieux pour moi! Depuis la petite cellule qui se divise (et même avant, dans le projet d’accueillir la vie!) l’intention d’honorer l’enfant et de lui faire une place va dans le sens de la vie et du respect que l’on a pour le vivant. 

Une place pour l’enfant, selon ma vision (et nulle est l’intention de ce post de l’imposer, mais de la partager) c’est de l’attention et du temps à partager pour tisser le lien. Des bras ouverts et de la tendresse. Des espaces où l’enfant peut se mouvoir et expérimenter en sécurité et à son rythme. Des espaces et du temps avec de multiples personnes ressources qui pourront offrir un étayage riche à l’enfant. selon ses besoins qui seront plus ou moins intenses de la conception jusqu’à la fin de sa vie avec des stratégies diverses pour y répondre. 

La mère et le père doivent-ils/ peuvent-ils être seuls à répondre à ses besoins? Est il juste pour toutes les familles de recourir aux collectifs : crèche, école… qui selon moi et ma perception, (mon expérience aussi) divise en deux mondes: celui des adultes et celui des enfants. Ce qui a des effets délétères à plusieurs niveaux. 

Le lien (parent/enfant, adulte/enfant) et parfois la rupture de lien. Le manque de personnes ressources riches et variées: un seul ou deux référents adultes, des enfants tous du même âge. Le manque d’autonomie dans les apprentissages et la soumission à une autorité qui sait mieux que l’enfant ce qui est bon pour lui d’apprendre et dans quel ordre. Et le non respect de ses propres rythmes.

Ou bien pouvons nous poser la question ainsi: quel environnement peut favoriser le plus le plein développement de l’enfant et permettre à la mère d’accompagner au mieux son enfant tout en répondant à ses propres besoins de femme, d’être humain? 

Ce n’est donc pas un OU. 

Les besoins de l’enfant OU les besoins de la mère.

J’aime à penser la réponse à cette question en y mettant un ET. 

Les besoins de l’enfant ET ceux de sa mère. 

Et mon expérience est qu’il n’est pas si facile de répondre à cette équation . 

Depuis que je suis maman, janvier 2013, où j’ai accueilli ma première petite perle, j’ai été boulversé par son arrivée. Sa venue, dès mon accouchement, m’a fait prendre conscience que j’avais moi aussi des besoins. Et qu’ils étaient précieux. Que sans nul doute, y prêter la plus grande attention et y répondre, serait la clef pour pouvoir répondre aux siens. 

À ma connaissance il n’y a pas, pour l’instant d’organisation sociétale qui permettent à ce jour de répondre aux besoins des enfants ET que les parents prennent soin d’eux-mêmes, tout en restant, tout au long de l’enfance les principaux acteurs du quotidien de l’enfant. 

Et là, il me semble que la piste du vivre en groupe, en collectif est peut-être une piste intéressante à expérimenter ! 

A suivre donc!…

Ouvrir son coeur…

…au deuil parental.

Et soudain…Le silence

Un nom qui fuse, un souvenir qui jaillit. Que se passe t il? Des gorges serrées, des larmes qui coulent. Un regard qui fusille la bouche qui a prononcé ce nom. Un malaise. Taire celui qui a disparu de nos vies. Disparu, monté au ciel, parti, quitté… Tant de mots qui n’expliquent pas tout. Tant de mots qui évitent de dire:  » Cet être est mort, et je suis terrifié, effondré par sa mort ». Que faire de cette douleur qui envahit le coeur de ceux qui restent, de ceux qui sont vivants? Nous n’avons pas appris. Nous avons refoulé.

Notre communauté humaine est malade de garder la bouche fermée et le coeur serrée.

Une amie a qui il est arrivé une terrible histoire, fait face à la mort de son fils, et écrit ce soir ce message: « SVP, si un jour vous rencontriez quelqu’un ayant perdu un enfant, n’ayez pas peur d’en parler, n’ayez pas peur d’être maladroit en prononçant son nom ou de faire du mal en évoquant un souvenir.

On a besoin que les autres se souviennent de nos anges, qu’ils continuent d’exister pour nous, pour leurs frères et leurs soeurs, pour nos familles, pour nos amis

N’ayez pas peur de continuer même si des larmes coulent, même si notre regard devient sombre et part loin, ce ne sont pas vos mots qui nous blessent, ces souvenirs qu’on en parle ou pas sont là, on pleurs en cachette, chez nous, pleurer devant vous ne montre que la confiance accordé pour accueillir sans nier

Ce n’est pas vous ou vos paroles qui nous faite du mal, c’est la situation elle même, et ça en faire un tabou ne la changera pas, si c’est trop pour nous, pour eux, nous savons le dire »

Nathan au premier plan, Melina sa soeur.

Et oui…il est dur aujourd’hui de ne pas penser que nous sommes responsable de l’émotion qui jaillit en l’autre. Que c’est il passé? ET que pouvons nous faire?

Comprendre que: Petit, nous avons commencé à babiller et un visage nous a sourit, semblant nous répondre. Puis nous avons commencé à pleurer, sentant la faim gronder en nous, le froid nous assaillir, un liquide mouiller nos langes… Nos pleurs et nos demandent, n’ont pas toujours trouvé une réponse adapté et prompt, si bien que nous avons pleuré plus fort, et plus fort…. et parfois, pour survivre il a fallu qu’on s’arrête, étouffant nous même ce feu en nous pour ne pas qu’il nous envahisse… Nous avons eu si peur, nous étions dans une telle détresse. Mais pour continuer de vivre, pour continuer notre route, nous n’avons pas eu d’autres choix que de faire confiance, si petit que nous étions à l’époque et sans d’autres ressources, que celles de nos parents, . Puis nous avons grandit quand même. Ne laissant pas voir que nous étions déjà abîmé.

A peine déjà que nous ayons pris conscience de nous même, que nos parents nous ont donné un pouvoir trop fort pour nous: celui de les rendre heureux et malheureux.

« Arrêtes tout de suite, tu vas me mettre en colère!! » « Ne pleures plus, j’aime pas quand tu es triste, tu vas me faire pleurer » « Tu es ma fierté, et tu fais mon bonheur!!! »

Ces mots prononcés de la sorte, ont fait jaillir une croyance: « Je suis celui qui est à l’origine de ce que l’autre ressent.  » Et plus jamais cette croyance nous a quitté. Dès lors, de peur de déclencher la tristesse, ou pour susciter la peur, ou bien redonner le sourire, nous avons tout fait tout ce qui était en notre pouvoir pour y parvenir, honorant la responsabilité qui nous a été donné.

Alors voilà, nous sommes là aujourd’hui, avec ce lourd fardeaux, ces sortilèges:

Celui de refuser toutes émotions désagréables: la peur, la tristesse, la colère… de peur de s’y perdre, d’être anéantis à jamais par leur puissance. Ne plus revivre à un seul instant cette douleur atroce, qui fut jadis la même qui nous menait à notre perte. Couper le câble qui nous relit à ces émotions. Nier, rejeter, cloisonner… Notre système à appris cette façon de faire. Comment la changer?

La Nature nous ayant donné ce fabuleux pouvoir de ressentir ce qui se vit chez l’autre, il devient une abominable malédiction quand la tristesse et la douleur de l’autre semble nous envahir pour nous anéantir. Il faut alors vite éteindre ce feu, et calmer la douleur chez l’autre.

C’est alors qu’intervient ce faux pouvoir: celui de croire que ce que nous faisons ou ce que nous disons sera à l’origine de la tristesse et de la douleur de l’autre. Nous allons donc choisir nos mots, ou les taire, fabriquer des tabous, des secrets, enterrer à jamais des mémoires, des souvenirs…

Et nous voilà dans cette incapacité d’accueillir, d’honorer pleinement ces souvenirs, la mémoire de celui qui c’est éteint. Et avec résignation, dans cette douloureuse incapacité à être pleinement humain, nous choisissons de nous taire, de baisser les yeux, de fermer notre coeur.

Et pourtant, Betty, la maman de Nathan, ose dire le besoin qui crie en elle ce soir:

« On a besoin que les autres se souviennent de nos anges, qu’ils continuent d’exister pour nous, pour leurs frères et leurs soeurs, pour nos familles, pour nos amis »

Et si nous choisissions de guérir du passé pour célébrer enfin de la façon qu’il se doit, nos pertes, nos deuils, nos anges disparus. Et si nous choisissions de redonner la responsabilité de ses émotions à l’autre et de reprendre la responsabilité de nos propres émotions. Les mots et les gestes n’ont pas le pouvoir qu’on leur prêtes. Ils sont des stimulus, certes, mais l’émotion naît en nous, fait de nous un être vivant, et nous savons tous le pouvoir de rétablir la connexion. Apprenons à l’accueillir.

Et si nous nous écoutions mutuellement pour marcher ensemble vers ce chemin:

Betty nous dit: « si c’est trop pour nous, pour eux, nous savons le dire »

Faisons nous confiance et parlons nous pour dire ce dont nous avons besoin: « J’ai besoin de me souvenir de mon fils chéri » « J’ai besoin de partager et échanger des souvenirs sur cet être que j’ai tant aimé » « J’ai besoin de soutien pour avancer dans ce deuil » « J’ai besoin de déposer ma douleur, qui me semble aujourd’hui trop forte pour moi » « j’ai besoin qu’on entende ma douleur et que quelqu’un soit là pour la contenir, car je sens qu’elle peut me dépasser et exploser »

« J’ai besoin de prendre le temps, d’aller à mon rythme pour pouvoir accueillir ta douleur, car je sens qu’elle fait tellement écho en moi, que je n’arrive pas moi même à la contenir » « je suis ok pour entendre et partager avec toi les souvenirs communs que nous avons de ce petit ange, j’aime me souvenir de lui avec toi et à travers toi, sa maman, tu l’as tant connu, à travers tes yeux, c’est doux pour moi de le voir »

Voilà quelques pistes ici, il y a tant de façons… à vous de trouver la votre, en vous respectant, vous respecterez l’autre.

Et dans mon expérience, le silence, celui qui nie et qui rejète une émotion, et non celui qui offre une présence, n’a jamais contribué à apaisé et guérir un coeur blessé.

Illustration de Susan Varley, du livre Au revoir Blaireau.

Et pour finir cet article, je vous propose une lecture du très beau livre de Susan Varley, Au revoir Blaireau. « Un grand classique qui aborde la disparition d’un être cher. Un ton juste, pour un livre exceptionnel ».

Lecture du livre de Susan Varley, Au revoir blaireau.

Prenez soin de vous.

Vous pouvez retrouver le message de Betty sur son compte instagram:

Nous sommes grands cachés, derrières nos petits…

Entrez dans la Ronde de l’humanité

Je voulais vous partager un texte, écrit par Fanny Rondelet, qui m’a beaucoup touché et que je voulais inscrire ici, pour le garder avec moi, dans ma mémoire. Je l’ai découvert en écoutant le podcast hebdomadaire d’Isabelle Padovani « Les matins d’Isa », (liens en fin d’article).

« Bientôt dans quelques temps, je ne sais quand, mais en tous cas un jour prochain, nous pourrons dire j’y étais et je l’ai fais. Nous pourrons dire, j’étais sur terre à ce moment crucial, à ce moment où nous avons ce choix merveilleux à faire entre: laisser notre pouvoir entre les mains d’une autorité extérieur. Et récupérer notre pouvoir et nous sentir pleinement vivant en nous.

Ce choix entre, se battre, prendre les armes contre ceux que nous avons identifié comme étant les méchants. Et ouvrir les yeux sur notre responsabilité dans le situation. Ce choix entre laisser le virus de la peur et de la séparation se propager. Et utiliser les outils dont nous disposons pour faire barrage avec amour et justesse. Nous pourrons dire, je l’ai fais, j’ai récupérer mon pouvoir. J’ai cessé de me battre contre les grands de ce monde, parce que j’ai sentie la Grande en moi, parce que j’ai compris que j’étais une Grande en ce monde.

Et en tant que telle, je me suis positionnée. Quand des petits êtres blessés venaient vers moi pour exiger à corps et à cris que j’apporte ma pierre à l’édifice fait de souffrance et de peur, je les ai regardé avec amour et je leur ai dis: « Non mes chéris » Et je leur ai expliqué patiemment, ce à quoi je disais OUI en leur disant NON.

J’ai dis non et au revoir, à certaines choses que je ne voulais plus. J’ai dis oui et bienvenue, à toutes les graines que je voulais semer dans ma vie. Et ces graines je les ai semé. Des graines de coopération, de solidarité, d’équité, d’ancrage, de courage, de clarté, d’authenticité, d’honnêteté, de respect, de confiance, d’amour. Oh, ça n’a pas été tous les jours facile de rester centré face aux crises des petits bout de choux blessés qui avaient tellement peur de lâcher l’ancien système.

Et j’ai réalisé qu’ils faisaient miroir à un bout de chou à l’intérieur de moi. J’ai eu de gros deuils à faire, car j’ai réalisé tous les endroits de moi où le vieux système avait ses racines, et il a fallu que je me penche humblement pour débusquer ces racines et que courageusement, je les retire pour leur dire adieu, avec amour et gratitude. Et que je les laisse partir avec conscience, tout en gardant dans ma main la petite main de mon bout de chou intérieur.

Nous pourrons dire « Nous avons traversé, quel bonheur de participer à ça aujourd’hui. Nous y sommes. Nous sommes les Grands et Grandes de ce monde. Alors, pour traverser gardons bien serré dans nos mains, les petites mains de nos bouts de choux. Restons ensemble et traversons. »

Fanny Rondelet.

Quand je lis ce texte, je pense à tous les parents et accompagnants qui font le choix aujourd’hui d’accompagner leurs enfants autrement. Qui sèment des graines dans le coeur de leurs enfants, dans le coeur de leurs enfants intérieurs et dans le coeur d’autres parents, en montrant qu’une autre façon de faire est possible, qu’une autre vision, un autre paradigme peuvent se vivre.

Pour moi, parents et accompagnants sont Grands et Grandes quand ils se mettent à la hauteur des enfants, quand ils avancent à leur rythme, sont à leur écoute et comprennent leurs besoins. Pour moi, parents et accompagnants, sont Grands et Grandes, quand ils font ça et qu’ils ne lâchent pas la mains de leurs petits êtres intérieurs, nos parts blessées par les évènements traversés, les hasards de la vie. Pour moi, parents et accompagnants, baignent dans la lumière et éclairent les enfants tels des phares, quand ils savent prendre soin d’eux, quand ils se connectent à ce qu’ils sont vraiment et humblement et avancent sur ce chemin de réparation.

Qu’ils sont courageux ces parents. Parce que oui parfois c’est difficile. Qu’en nous vit et fonctionne un système de pensées, un conditionnement puissant, et des « petits bouts de choux blessés » qui nous font perdre notre chemin.

Tenons nous la main, où que nous en soyons sur ce chemin.

Et voici le lien du blog de Fanny Rondelet: ici

Le jeu des qui suis je?

C’est avec joie et enthousiasme que j’offre à tous les duos Parents (accompagnants)/enfants ce petit jeu à partager.

Il vous invite à une découverte et un questionnement sur la nature tout en jouant. Dès que votre enfant est en âge de communiquer avec vous par la langue des signes (si vous la pratiquez avec lui) ou la langue orale, vous pouvez vous amuser avec ce support:

  • En regardant les dessins et en les nommants dans un premier temps.
  • En décrivant avec lui les couleurs, les formes, des animaux.
  • En lui lisant la petite devinette afin de trouver l’animal qu’elle décrit (pour les enfants plus âgés)
  • Pour les enfants lecteurs, ce sont eux qui peuvent vous faire deviner de quel animal il s’agit ou bien à un enfant plus petit.
  • Je vous invite à garder à l’esprit que le plus important est l’envie mutuelle de jouer ensemble: si l’enfant ne souhaite pas faire cette activité avec vous ou utilise le support d’une autre façon.
  • Et si vous vous sentez l’âme créatrice vous pouvez inventer vos propres devinettes… Je serais ravie de les voir! N’hésitez pas à venir les partager ici ou sur mon compte instagram: @isa.dessine_lavie

Imprimez le PDF et pliez la partie que vous souhaitez cacher?

Télécharger le jeu des qui suis je?

Notre Duo Materné

Un enfant, c’est un Etre Grand, Puissant, Entier.

Comment le materner à sa hauteur d’Etre?

A la naissance de mon premier enfant, j’ai découvert avec sidération que j’avais des besoins et que je ne savais pas les écouter et encore moins y répondre. J’ai découvert que cet Etre, que je voyais très fragile, allait avoir besoin de moi, de mon corps, de mon amour inconditionnel.

Mais comment aimer quelqu’un qui n’est pas soi, quand on n’ose même pas se regarder et s’aimer tel que nous sommes?

C’est encore une question que je me pose aujourd’hui, alors que mon deuxième enfant est né et que nous avons cheminé neuf mois en corps à corps et un an et demi…déjà…

Pour accompagner Justin, nous avons choisi, mon compagnon et moi, de minimiser au maximum les objets, le matériel de puériculture que nous allions utiliser. Et ceci afin de garder tant que possible, notre attention sur l’essentiel: Notre enfant et la relation que nous tissions avec lui. Privilégier les matières naturelles qu’elles soient d’origine végétale ou animale.  Afin de ne pas polluer notre environnement proche, nos sens, olfactifs et sensoriels…et l’environnement globale, notre planète.

Et nous avons décidé d’explorer des expériences, des pratiques et des techniques que nous ne connaissions pas ou peu, pour la plupart, nous laissant guider par ce qui nous semblait répondre au mieux aux besoins de notre enfant, et au respect de nos physiologies.

Accouchement à domicile

                                Allaitement

Cododo                                              Portage

Motricité libre                  Hygiène naturelle infantile (HNI)

Diversification menée par l’enfant (DME)

 

Je me sentais investie d’un élan d’explorer toutes ces pratiques, nouvelles pour moi,  pour répondre au mieux aux besoins de mon bébé.

Je crois très fort que tous les bébés du monde se doivent de recevoir de tels soins, une telle implication de la part de ceux qui les accompagnent dans cette merveilleuse aventure qu’est la Vie dur Terre.

Je crois aussi que les premiers actes les plus respectueux pour notre planète et en harmonie avec la vie sur Terre sont ceux dispensés aux nourrissons. Pour changer le monde dans un futur proche et garantir notre vie sur cette planète, je crois fondamental d’aller dans le sens de la vie, et d’en prendre soin. De s’incliner devant elle quand elle se matérialise devant nous et de se mettre à son service. Non pas comme esclave, mais comme élément jouant un rôle indispensable faisant parti d’un TOUT. De connaître ces lois naturelles que nous ne pouvons négocier sans conséquences dommageables. De reconnaître et d’intégrer les limites, nos limites. 

Et c’est donc avec ces croyances et cette dynamique que je me suis engagée dans cette nouvelle aventure. Nue comme un verre, sans artifice et matériel autre que des tissus pour le porter et le tenir contre moi, une peau d’agneau et une extension à notre lit pour l’avoir prêt de moi la nuit, un petit pot pour lui permettre d’éliminer.

Ecouter, répondre sans attendre, être là, ne faire qu’un, dans la continuité de la vie partagée in utero. Retrouver l’essence même de ce que nous sommes:           des mammifères. Notre lien le plus précieux avec la Nature est là. Et petit à petit les états changent d’eux mêmes. Mais ce ne sont plus des croyances non connectées au vivant, ni mes peurs, ni des habitudes culturelles qui guident.

Aujourd’hui et quand j’observe le temps écoulé, je me sens émerveillée quand je vois au fil des jours le lien puissant qui nous uni et qui se renforce. Le lien d’attachement essentiel au bon développement de l’Etre humain. Je me sens admirative de la réciprocité de l’amour qui circule avec fluidité. Toutes ces expériences de l’accouchement à domicile, en passant par le portage, l’hygiène naturelle du bébé, le cododo… ont permis d’accompagner notre duo bien au delà de ce que j’espérais. Concrètement, moins de pleurs, plus d’autonomie, plus de sérénité et d’apaisement, de confiance pour nous deux.

Aujourd’hui je vois Justin, BEAU, FORT, AIMANT, ETRE L’AMOUR, ETRE lA JOIE. Etre un aventurier de plus en plus téméraire de jours en jours. Et revenir vers moi pour se ressourcer, et mieux repartir explorer le monde. Je suis sa base, son tremplin, sa source.

Et en même temps, j’observe aussi que demeure cette question, restée en suspens:

Comment aimer pleinement quelqu’un qui n’est pas soi quand il est difficile de s’écouter, de s’explorer, de se comprendre, de s’aimer soi même?

Maintes situations au cours de cette découverte de l’un et l’autre, sont venues me la rappeler. Mais ça c’est une autre histoire que je vous raconterai…

Il m’apparaît aujourd’hui avec clarté que le maternage commence par l’amour que l’on se porte.