L’HNI Hygiène naturelle infantile

…Notre histoire, notre expérience, avec conscience et authenticité

L’intention de départ en voulant pratiquer différemment avec Justin était de répondre à son besoin d’élimination. Gaël ( mon premier enfant) est resté longtemps avec des couches. « Longtemps » c’est à dire plus qu’il n’était confortable pour nous !! J’avais entendu beaucoup de choses sur la continence et ce qu’il me plaisait de croire c’est que l’enfant décide de quand il est prêt pour enlever ses couches. J’avais donc envie de suivre les élans et motivation de Gaël. A 5 ans et demi nous nous demandions vraiment comment d’un coup il prendrait cette décision. On voyait qu’il n’en avait pas envie, qu’il n’en avait pas l’intention. Je crois, je ne pourrais l’affirmer, mais en l’observant, je me dis qu’il était peu concerné par ses éliminations. Nous avions, en lui mettant des couches continuellement fermés les yeux sur ce besoin. Et mon interprétation est qu’il en a fait de même.

Nous avons donc décidé à sa place. Et il est devenu continent rapidement après ça.

J’ai lu le livre de Ingrid Bauer: « Sans couches c’est la liberté ».  Elle y raconte que tous les bébés qui viennent au monde sont conscient de leur élimination et communiquent sur ce besoin. De la même manière qu’ils communiquent sur la faim …

Répondre au besoin d’élimination des bébés est une pratique qui se fait partout dans le monde. Pour une des raisons que l’usage des couches n’est pas aussi facile et abordable qu’en Occident, que cette pratique vieille comme le monde ne c’est pas perdue et que toute la famille peut la pratiquer.

J’ai commencé avec Justin 1 mois et demi environ après sa naissance. J’ai vite repéré quand il faisait caca (d’ailleurs je suis sûre que beaucoup de mamans repèrent quand leur bébé fait caca, ils poussent, se concentrent, deviennent tout rouge parfois 😅) je lui mettait donc un petit pot sous les fesses et je lui disait « tu veux faire caca? » 

http://ecopitchoun.fr/5-pots-hni

J’ai par la suite associé le signe de la langue des signes. #LSF

Les pipis ont été plus délicats à détecter.

Ingrid B. parle de 4 canaux de communication pour détecter quand le bébé exprime son besoin. 

Il y a les signes oraux, gestuels… qu’émet le bébé. Pour les desseller il faut prendre le temps d’observer son bébé, nu idéalement pendant des temps d’observation. Et voir quel signe revient quand il fait pipi. Plus il est petit et plus le temps entre le signe et l’élimination est court voir simultané. Avec l’âge se temps s’allonge et ça j’ai vraiment pu observé que quand Justin me signifiait qu’il souhaitais faire pipi, il pouvait attendre quelques secondes que je lui présente le pot!!!

Je n’ai jamais vraiment réussi à desseller les signes spontanés qu’il faisait jusqu’à ce qu’il ait 6 mois où il a commencé à reproduir le signe de la Langue des signes. C’était incroyable !!

Les autres façons de se connecter à son bébé, sont le timming. Il s’agit de proposer à des moments clefs. (Mais pas les temps décidés arbitrairement par l’adulte comme on le fait parfois l’acquisition de la continance classique)

Au réveil par exemple. Quand nous dormons, le corps sécrète une hormone qui nous empêche de faire pipi. Les bébés ne font donc pas pipi en dormant mais quand ils se réveillent. On peut donc proposer une élimination sur le pot à chaque réveil. Cela fonctionnait très bien avec Justin. Sauf que je me suis laissé embarquer dans une galère!! Depuis sa naissance jusqu’à ses 6 mois il se réveillait toute les 2 heures. Il y a même eu une période où il s’est réveillé toute les heures 😱

J’ai arrêté de proposer la nuit vers ses 5-6 mois!! Suite à une maladie. Mais j’ai quand même fait quelques nuits sans couches parfois! Et surprise de voir qu’il ne faisait pas pipi certaines nuit.

Comme j’allaite Justin, un temps parfois idéale pour proposer le pot est juste pendant ou parfois même en même temps qu’une tétée (surtout quand le bébé est petit car c’est simultané). Il y a un réflexe physiologique qui s’opère. En mangeant, cela déclenche l’élimination. N’avez vous pas observé cela dans votre propre corps?

Comme autre mode de connexion il y a (certainement le plus étrange, mais force est de constater celui qui a marché pour nous!) l’intuition. C’est-à- dire penser subitement que son bébé à besoin d’éliminer, lui proposer et j’en ai fait l’expérience : il fait effectivement pipi. Ou ne pas lui proposer et il fait pipi!!

A partir du moment où Justin a plus été au sol que porté, vers ses 7-8 mois, ça été beaucoup plus compliqué de se connecter à ses besoins. Et je crois qu’il en avait moins envie lui aussi. Il était affairé à autre chose.

Mais concernant les selles nous n’en avons quasiment raté aucunes depuis le début de cette aventure. 

D’ailleurs c’est un réel soulagement pour nous et lui, car nettoyer des fesses pleines de caca… vous connaissez! 🤭 et surtout quand l’enfant ne veut plus patienter allongé sur le dos, qu’il faut trouver des astuces pour qu’il reste…

là Justin est acteur. Il va de plus en plus sur le pot. Il s’essuie par lui même ( même si on aide un peu au début) mais comme il n’y a presque rien, c’est plus facile.

Et surtout il est connecter à ce besoin. 

Les pipis sont toujours plus délicats à faire régulièrement dans le pot ou toilettes. Nous lui mettons des couches lavables (marque Hamac) il a donc cette sensation d’humidité (importante à garder pour ne pas perdre la sensation et le besoin lié) et les couches en laine d’ @ecopitchun , les protect’hop que nous avons apprécié pour leur simplicité et practicité . Comme elles sont faciles à changer et qu’elles ne sont pas étanches, il est aisé de changer rapidement et souvent le lange.

Ceci est important pour que l’enfant ne s’habitue pas à rester en contact avec son urine et ne considère pas ceci comme sa norme.

Et pour autant, nos mode de vies, isolés et surchargés, ne nous permettent pas toujours de prendre ce temps de connexion, ou de changer régulièrement les couches de bébé. l’important est de s’écouter aussi dans nos besoins. Ce que je dis haut et fort, je n’ai pas su faire tout le temps. Ce qui m’a mise en tension. Et donc en perte de lien!! Le comble, non? le contraire de mon intention de départ.

Parfois Justin est absorbé par ce qu’il fait il n’a pas envie d’être dérangé. Ce qui est à respecter aussi, toujours dans une intention de rester en lien avec le besoin de notre enfant. Pour les selles,  soit il vient me voir et me signe qu’il a envie. Soit il le fait comprendre en s’asseyant et en arrêtant ses activités et en poussant.

Quoique vous fassiez avec votre enfant, quelque soit les techniques, approches que vous choisissiez pour accompagner votre enfant vers son autonomie, je vous souhaite de profiter de ce chemin pour revenir vers vous et d’écouter ces puissants messages qui viennent de votre intérieur et qui se disent au sein de la relation mère/enfant.

Je vous souhaite une bonne pratique de l’hni, une belle connexion à votre enfant et n’hésitez pas à me contacter si vous avez une question concernant mon témoignage!

Promènes toi avec Iza…

…La ceinture de ceuillette

Cher amoureux, chère amoureuse de la nature, adeptes des balades et des cueillettes. Toi qui as soif de découvertes et de connaissances et que tes pas t’emmènent sur les sentiers de forêts ou de plaines, au bord d’un lac ou sur les berges d’une rivière, pour y prélever ce dont tu as besoin. Nous sommes bien pareil tout les deux!

N’hésites pas à venir sur ma chaîne youtube pour découvrir nos aventures.

J’ai imaginé pour nous une ceinture, facile à mettre et à utiliser afin de rapporter sans dommage nos trésors chez nous.

Et si tes mains demandent à se mettre à l’oeuvre, je te laisses le loisir de créer avec tes tissus, en téléchargeant le patron ainsi que les explications de montage et de fabrication. J’aurais de la joie à voir le fruit de ta créativité. N’hésites pas à m’envoyer des photos.

(Et de me dire si tu es ok que je les publie sur mon blog ou intagram)

Je télécharge le patron et les instructions!

Et ce n’est pas fini!!!

D’ici la fin de l’été et la venue de l’automne, je te donne rendez vous sur mon compte instagram où je vais proposer à celles et ceux qui ne cousent pas, des modèles à la vente.

Etre Femmère (femme et mère)

Faire le choix d’accompagner ses enfants, au fil de leur enfance, au fil de leurs découvertes, au fur et à mesure qu’ils grandissent et acquièrent leur autonomie. D’être présente et de faire parti de leur quotidien, doit-il rimer avec oublie de soi, oublie de ses propres élans de créations et des projets qui nous animent et de la contribution que chaque femmes aspirent à apporter à la société quand peu à peu l’enfant prend son autonomie ? 


Des amies à moi m’ont questionné et certaines ont été stimulées par ce choix de rester avec mes enfants et de ne pas « travailler ». Ah juste titre certainement ! 

Est ce la peur des femmes d’aujourd’hui? 

Car comment fait on pour remplir ses propres besoins quand on est toujours accompagné de ses enfants ?

Le rôle de la maman est tellement précieux pour moi! Depuis la petite cellule qui se divise (et même avant, dans le projet d’accueillir la vie!) l’intention d’honorer l’enfant et de lui faire une place va dans le sens de la vie et du respect que l’on a pour le vivant. 

Une place pour l’enfant, selon ma vision (et nulle est l’intention de ce post de l’imposer, mais de la partager) c’est de l’attention et du temps à partager pour tisser le lien. Des bras ouverts et de la tendresse. Des espaces où l’enfant peut se mouvoir et expérimenter en sécurité et à son rythme. Des espaces et du temps avec de multiples personnes ressources qui pourront offrir un étayage riche à l’enfant. selon ses besoins qui seront plus ou moins intenses de la conception jusqu’à la fin de sa vie avec des stratégies diverses pour y répondre. 

La mère et le père doivent-ils/ peuvent-ils être seuls à répondre à ses besoins? Est il juste pour toutes les familles de recourir aux collectifs : crèche, école… qui selon moi et ma perception, (mon expérience aussi) divise en deux mondes: celui des adultes et celui des enfants. Ce qui a des effets délétères à plusieurs niveaux. 

Le lien (parent/enfant, adulte/enfant) et parfois la rupture de lien. Le manque de personnes ressources riches et variées: un seul ou deux référents adultes, des enfants tous du même âge. Le manque d’autonomie dans les apprentissages et la soumission à une autorité qui sait mieux que l’enfant ce qui est bon pour lui d’apprendre et dans quel ordre. Et le non respect de ses propres rythmes.

Ou bien pouvons nous poser la question ainsi: quel environnement peut favoriser le plus le plein développement de l’enfant et permettre à la mère d’accompagner au mieux son enfant tout en répondant à ses propres besoins de femme, d’être humain? 

Ce n’est donc pas un OU. 

Les besoins de l’enfant OU les besoins de la mère.

J’aime à penser la réponse à cette question en y mettant un ET. 

Les besoins de l’enfant ET ceux de sa mère. 

Et mon expérience est qu’il n’est pas si facile de répondre à cette équation . 

Depuis que je suis maman, janvier 2013, où j’ai accueilli ma première petite perle, j’ai été boulversé par son arrivée. Sa venue, dès mon accouchement, m’a fait prendre conscience que j’avais moi aussi des besoins. Et qu’ils étaient précieux. Que sans nul doute, y prêter la plus grande attention et y répondre, serait la clef pour pouvoir répondre aux siens. 

À ma connaissance il n’y a pas, pour l’instant d’organisation sociétale qui permettent à ce jour de répondre aux besoins des enfants ET que les parents prennent soin d’eux-mêmes, tout en restant, tout au long de l’enfance les principaux acteurs du quotidien de l’enfant. 

Et là, il me semble que la piste du vivre en groupe, en collectif est peut-être une piste intéressante à expérimenter ! 

A suivre donc!…

Ouvrir son coeur…

…au deuil parental.

Et soudain…Le silence

Un nom qui fuse, un souvenir qui jaillit. Que se passe t il? Des gorges serrées, des larmes qui coulent. Un regard qui fusille la bouche qui a prononcé ce nom. Un malaise. Taire celui qui a disparu de nos vies. Disparu, monté au ciel, parti, quitté… Tant de mots qui n’expliquent pas tout. Tant de mots qui évitent de dire:  » Cet être est mort, et je suis terrifié, effondré par sa mort ». Que faire de cette douleur qui envahit le coeur de ceux qui restent, de ceux qui sont vivants? Nous n’avons pas appris. Nous avons refoulé.

Notre communauté humaine est malade de garder la bouche fermée et le coeur serrée.

Une amie a qui il est arrivé une terrible histoire, fait face à la mort de son fils, et écrit ce soir ce message: « SVP, si un jour vous rencontriez quelqu’un ayant perdu un enfant, n’ayez pas peur d’en parler, n’ayez pas peur d’être maladroit en prononçant son nom ou de faire du mal en évoquant un souvenir.

On a besoin que les autres se souviennent de nos anges, qu’ils continuent d’exister pour nous, pour leurs frères et leurs soeurs, pour nos familles, pour nos amis

N’ayez pas peur de continuer même si des larmes coulent, même si notre regard devient sombre et part loin, ce ne sont pas vos mots qui nous blessent, ces souvenirs qu’on en parle ou pas sont là, on pleurs en cachette, chez nous, pleurer devant vous ne montre que la confiance accordé pour accueillir sans nier

Ce n’est pas vous ou vos paroles qui nous faite du mal, c’est la situation elle même, et ça en faire un tabou ne la changera pas, si c’est trop pour nous, pour eux, nous savons le dire »

Nathan au premier plan, Melina sa soeur.

Et oui…il est dur aujourd’hui de ne pas penser que nous sommes responsable de l’émotion qui jaillit en l’autre. Que c’est il passé? ET que pouvons nous faire?

Comprendre que: Petit, nous avons commencé à babiller et un visage nous a sourit, semblant nous répondre. Puis nous avons commencé à pleurer, sentant la faim gronder en nous, le froid nous assaillir, un liquide mouiller nos langes… Nos pleurs et nos demandent, n’ont pas toujours trouvé une réponse adapté et prompt, si bien que nous avons pleuré plus fort, et plus fort…. et parfois, pour survivre il a fallu qu’on s’arrête, étouffant nous même ce feu en nous pour ne pas qu’il nous envahisse… Nous avons eu si peur, nous étions dans une telle détresse. Mais pour continuer de vivre, pour continuer notre route, nous n’avons pas eu d’autres choix que de faire confiance, si petit que nous étions à l’époque et sans d’autres ressources, que celles de nos parents, . Puis nous avons grandit quand même. Ne laissant pas voir que nous étions déjà abîmé.

A peine déjà que nous ayons pris conscience de nous même, que nos parents nous ont donné un pouvoir trop fort pour nous: celui de les rendre heureux et malheureux.

« Arrêtes tout de suite, tu vas me mettre en colère!! » « Ne pleures plus, j’aime pas quand tu es triste, tu vas me faire pleurer » « Tu es ma fierté, et tu fais mon bonheur!!! »

Ces mots prononcés de la sorte, ont fait jaillir une croyance: « Je suis celui qui est à l’origine de ce que l’autre ressent.  » Et plus jamais cette croyance nous a quitté. Dès lors, de peur de déclencher la tristesse, ou pour susciter la peur, ou bien redonner le sourire, nous avons tout fait tout ce qui était en notre pouvoir pour y parvenir, honorant la responsabilité qui nous a été donné.

Alors voilà, nous sommes là aujourd’hui, avec ce lourd fardeaux, ces sortilèges:

Celui de refuser toutes émotions désagréables: la peur, la tristesse, la colère… de peur de s’y perdre, d’être anéantis à jamais par leur puissance. Ne plus revivre à un seul instant cette douleur atroce, qui fut jadis la même qui nous menait à notre perte. Couper le câble qui nous relit à ces émotions. Nier, rejeter, cloisonner… Notre système à appris cette façon de faire. Comment la changer?

La Nature nous ayant donné ce fabuleux pouvoir de ressentir ce qui se vit chez l’autre, il devient une abominable malédiction quand la tristesse et la douleur de l’autre semble nous envahir pour nous anéantir. Il faut alors vite éteindre ce feu, et calmer la douleur chez l’autre.

C’est alors qu’intervient ce faux pouvoir: celui de croire que ce que nous faisons ou ce que nous disons sera à l’origine de la tristesse et de la douleur de l’autre. Nous allons donc choisir nos mots, ou les taire, fabriquer des tabous, des secrets, enterrer à jamais des mémoires, des souvenirs…

Et nous voilà dans cette incapacité d’accueillir, d’honorer pleinement ces souvenirs, la mémoire de celui qui c’est éteint. Et avec résignation, dans cette douloureuse incapacité à être pleinement humain, nous choisissons de nous taire, de baisser les yeux, de fermer notre coeur.

Et pourtant, Betty, la maman de Nathan, ose dire le besoin qui crie en elle ce soir:

« On a besoin que les autres se souviennent de nos anges, qu’ils continuent d’exister pour nous, pour leurs frères et leurs soeurs, pour nos familles, pour nos amis »

Et si nous choisissions de guérir du passé pour célébrer enfin de la façon qu’il se doit, nos pertes, nos deuils, nos anges disparus. Et si nous choisissions de redonner la responsabilité de ses émotions à l’autre et de reprendre la responsabilité de nos propres émotions. Les mots et les gestes n’ont pas le pouvoir qu’on leur prêtes. Ils sont des stimulus, certes, mais l’émotion naît en nous, fait de nous un être vivant, et nous savons tous le pouvoir de rétablir la connexion. Apprenons à l’accueillir.

Et si nous nous écoutions mutuellement pour marcher ensemble vers ce chemin:

Betty nous dit: « si c’est trop pour nous, pour eux, nous savons le dire »

Faisons nous confiance et parlons nous pour dire ce dont nous avons besoin: « J’ai besoin de me souvenir de mon fils chéri » « J’ai besoin de partager et échanger des souvenirs sur cet être que j’ai tant aimé » « J’ai besoin de soutien pour avancer dans ce deuil » « J’ai besoin de déposer ma douleur, qui me semble aujourd’hui trop forte pour moi » « j’ai besoin qu’on entende ma douleur et que quelqu’un soit là pour la contenir, car je sens qu’elle peut me dépasser et exploser »

« J’ai besoin de prendre le temps, d’aller à mon rythme pour pouvoir accueillir ta douleur, car je sens qu’elle fait tellement écho en moi, que je n’arrive pas moi même à la contenir » « je suis ok pour entendre et partager avec toi les souvenirs communs que nous avons de ce petit ange, j’aime me souvenir de lui avec toi et à travers toi, sa maman, tu l’as tant connu, à travers tes yeux, c’est doux pour moi de le voir »

Voilà quelques pistes ici, il y a tant de façons… à vous de trouver la votre, en vous respectant, vous respecterez l’autre.

Et dans mon expérience, le silence, celui qui nie et qui rejète une émotion, et non celui qui offre une présence, n’a jamais contribué à apaisé et guérir un coeur blessé.

Illustration de Susan Varley, du livre Au revoir Blaireau.

Et pour finir cet article, je vous propose une lecture du très beau livre de Susan Varley, Au revoir Blaireau. « Un grand classique qui aborde la disparition d’un être cher. Un ton juste, pour un livre exceptionnel ».

Lecture du livre de Susan Varley, Au revoir blaireau.

Prenez soin de vous.

Vous pouvez retrouver le message de Betty sur son compte instagram:

Nous sommes grands cachés, derrières nos petits…

Entrez dans la Ronde de l’humanité

Je voulais vous partager un texte, écrit par Fanny Rondelet, qui m’a beaucoup touché et que je voulais inscrire ici, pour le garder avec moi, dans ma mémoire. Je l’ai découvert en écoutant le podcast hebdomadaire d’Isabelle Padovani « Les matins d’Isa », (liens en fin d’article).

« Bientôt dans quelques temps, je ne sais quand, mais en tous cas un jour prochain, nous pourrons dire j’y étais et je l’ai fais. Nous pourrons dire, j’étais sur terre à ce moment crucial, à ce moment où nous avons ce choix merveilleux à faire entre: laisser notre pouvoir entre les mains d’une autorité extérieur. Et récupérer notre pouvoir et nous sentir pleinement vivant en nous.

Ce choix entre, se battre, prendre les armes contre ceux que nous avons identifié comme étant les méchants. Et ouvrir les yeux sur notre responsabilité dans le situation. Ce choix entre laisser le virus de la peur et de la séparation se propager. Et utiliser les outils dont nous disposons pour faire barrage avec amour et justesse. Nous pourrons dire, je l’ai fais, j’ai récupérer mon pouvoir. J’ai cessé de me battre contre les grands de ce monde, parce que j’ai sentie la Grande en moi, parce que j’ai compris que j’étais une Grande en ce monde.

Et en tant que telle, je me suis positionnée. Quand des petits êtres blessés venaient vers moi pour exiger à corps et à cris que j’apporte ma pierre à l’édifice fait de souffrance et de peur, je les ai regardé avec amour et je leur ai dis: « Non mes chéris » Et je leur ai expliqué patiemment, ce à quoi je disais OUI en leur disant NON.

J’ai dis non et au revoir, à certaines choses que je ne voulais plus. J’ai dis oui et bienvenue, à toutes les graines que je voulais semer dans ma vie. Et ces graines je les ai semé. Des graines de coopération, de solidarité, d’équité, d’ancrage, de courage, de clarté, d’authenticité, d’honnêteté, de respect, de confiance, d’amour. Oh, ça n’a pas été tous les jours facile de rester centré face aux crises des petits bout de choux blessés qui avaient tellement peur de lâcher l’ancien système.

Et j’ai réalisé qu’ils faisaient miroir à un bout de chou à l’intérieur de moi. J’ai eu de gros deuils à faire, car j’ai réalisé tous les endroits de moi où le vieux système avait ses racines, et il a fallu que je me penche humblement pour débusquer ces racines et que courageusement, je les retire pour leur dire adieu, avec amour et gratitude. Et que je les laisse partir avec conscience, tout en gardant dans ma main la petite main de mon bout de chou intérieur.

Nous pourrons dire « Nous avons traversé, quel bonheur de participer à ça aujourd’hui. Nous y sommes. Nous sommes les Grands et Grandes de ce monde. Alors, pour traverser gardons bien serré dans nos mains, les petites mains de nos bouts de choux. Restons ensemble et traversons. »

Fanny Rondelet.

Quand je lis ce texte, je pense à tous les parents et accompagnants qui font le choix aujourd’hui d’accompagner leurs enfants autrement. Qui sèment des graines dans le coeur de leurs enfants, dans le coeur de leurs enfants intérieurs et dans le coeur d’autres parents, en montrant qu’une autre façon de faire est possible, qu’une autre vision, un autre paradigme peuvent se vivre.

Pour moi, parents et accompagnants sont Grands et Grandes quand ils se mettent à la hauteur des enfants, quand ils avancent à leur rythme, sont à leur écoute et comprennent leurs besoins. Pour moi, parents et accompagnants, sont Grands et Grandes, quand ils font ça et qu’ils ne lâchent pas la mains de leurs petits êtres intérieurs, nos parts blessées par les évènements traversés, les hasards de la vie. Pour moi, parents et accompagnants, baignent dans la lumière et éclairent les enfants tels des phares, quand ils savent prendre soin d’eux, quand ils se connectent à ce qu’ils sont vraiment et humblement et avancent sur ce chemin de réparation.

Qu’ils sont courageux ces parents. Parce que oui parfois c’est difficile. Qu’en nous vit et fonctionne un système de pensées, un conditionnement puissant, et des « petits bouts de choux blessés » qui nous font perdre notre chemin.

Tenons nous la main, où que nous en soyons sur ce chemin.

Et voici le lien du blog de Fanny Rondelet: ici

Le jeu des qui suis je?

C’est avec joie et enthousiasme que j’offre à tous les duos Parents (accompagnants)/enfants ce petit jeu à partager.

Il vous invite à une découverte et un questionnement sur la nature tout en jouant. Dès que votre enfant est en âge de communiquer avec vous par la langue des signes (si vous la pratiquez avec lui) ou la langue orale, vous pouvez vous amuser avec ce support:

  • En regardant les dessins et en les nommants dans un premier temps.
  • En décrivant avec lui les couleurs, les formes, des animaux.
  • En lui lisant la petite devinette afin de trouver l’animal qu’elle décrit (pour les enfants plus âgés)
  • Pour les enfants lecteurs, ce sont eux qui peuvent vous faire deviner de quel animal il s’agit ou bien à un enfant plus petit.
  • Je vous invite à garder à l’esprit que le plus important est l’envie mutuelle de jouer ensemble: si l’enfant ne souhaite pas faire cette activité avec vous ou utilise le support d’une autre façon.
  • Et si vous vous sentez l’âme créatrice vous pouvez inventer vos propres devinettes… Je serais ravie de les voir! N’hésitez pas à venir les partager ici ou sur mon compte instagram: @isa.dessine_lavie

Imprimez le PDF et pliez la partie que vous souhaitez cacher?

Télécharger le jeu des qui suis je?

Notre Duo Materné

Un enfant, c’est un Etre Grand, Puissant, Entier.

Comment le materner à sa hauteur d’Etre?

A la naissance de mon premier enfant, j’ai découvert avec sidération que j’avais des besoins et que je ne savais pas les écouter et encore moins y répondre. J’ai découvert que cet Etre, que je voyais très fragile, allait avoir besoin de moi, de mon corps, de mon amour inconditionnel.

Mais comment aimer quelqu’un qui n’est pas soi, quand on n’ose même pas se regarder et s’aimer tel que nous sommes?

C’est encore une question que je me pose aujourd’hui, alors que mon deuxième enfant est né et que nous avons cheminé neuf mois en corps à corps et un an et demi…déjà…

Pour accompagner Justin, nous avons choisi, mon compagnon et moi, de minimiser au maximum les objets, le matériel de puériculture que nous allions utiliser. Et ceci afin de garder tant que possible, notre attention sur l’essentiel: Notre enfant et la relation que nous tissions avec lui. Privilégier les matières naturelles qu’elles soient d’origine végétale ou animale.  Afin de ne pas polluer notre environnement proche, nos sens, olfactifs et sensoriels…et l’environnement globale, notre planète.

Et nous avons décidé d’explorer des expériences, des pratiques et des techniques que nous ne connaissions pas ou peu, pour la plupart, nous laissant guider par ce qui nous semblait répondre au mieux aux besoins de notre enfant, et au respect de nos physiologies.

Accouchement à domicile

                                Allaitement

Cododo                                              Portage

Motricité libre                  Hygiène naturelle infantile (HNI)

Diversification menée par l’enfant (DME)

 

Je me sentais investie d’un élan d’explorer toutes ces pratiques, nouvelles pour moi,  pour répondre au mieux aux besoins de mon bébé.

Je crois très fort que tous les bébés du monde se doivent de recevoir de tels soins, une telle implication de la part de ceux qui les accompagnent dans cette merveilleuse aventure qu’est la Vie dur Terre.

Je crois aussi que les premiers actes les plus respectueux pour notre planète et en harmonie avec la vie sur Terre sont ceux dispensés aux nourrissons. Pour changer le monde dans un futur proche et garantir notre vie sur cette planète, je crois fondamental d’aller dans le sens de la vie, et d’en prendre soin. De s’incliner devant elle quand elle se matérialise devant nous et de se mettre à son service. Non pas comme esclave, mais comme élément jouant un rôle indispensable faisant parti d’un TOUT. De connaître ces lois naturelles que nous ne pouvons négocier sans conséquences dommageables. De reconnaître et d’intégrer les limites, nos limites. 

Et c’est donc avec ces croyances et cette dynamique que je me suis engagée dans cette nouvelle aventure. Nue comme un verre, sans artifice et matériel autre que des tissus pour le porter et le tenir contre moi, une peau d’agneau et une extension à notre lit pour l’avoir prêt de moi la nuit, un petit pot pour lui permettre d’éliminer.

Ecouter, répondre sans attendre, être là, ne faire qu’un, dans la continuité de la vie partagée in utero. Retrouver l’essence même de ce que nous sommes:           des mammifères. Notre lien le plus précieux avec la Nature est là. Et petit à petit les états changent d’eux mêmes. Mais ce ne sont plus des croyances non connectées au vivant, ni mes peurs, ni des habitudes culturelles qui guident.

Aujourd’hui et quand j’observe le temps écoulé, je me sens émerveillée quand je vois au fil des jours le lien puissant qui nous uni et qui se renforce. Le lien d’attachement essentiel au bon développement de l’Etre humain. Je me sens admirative de la réciprocité de l’amour qui circule avec fluidité. Toutes ces expériences de l’accouchement à domicile, en passant par le portage, l’hygiène naturelle du bébé, le cododo… ont permis d’accompagner notre duo bien au delà de ce que j’espérais. Concrètement, moins de pleurs, plus d’autonomie, plus de sérénité et d’apaisement, de confiance pour nous deux.

Aujourd’hui je vois Justin, BEAU, FORT, AIMANT, ETRE L’AMOUR, ETRE lA JOIE. Etre un aventurier de plus en plus téméraire de jours en jours. Et revenir vers moi pour se ressourcer, et mieux repartir explorer le monde. Je suis sa base, son tremplin, sa source.

Et en même temps, j’observe aussi que demeure cette question, restée en suspens:

Comment aimer pleinement quelqu’un qui n’est pas soi quand il est difficile de s’écouter, de s’explorer, de se comprendre, de s’aimer soi même?

Maintes situations au cours de cette découverte de l’un et l’autre, sont venues me la rappeler. Mais ça c’est une autre histoire que je vous raconterai…

Il m’apparaît aujourd’hui avec clarté que le maternage commence par l’amour que l’on se porte.

 

Mon maternage…et (le paternage!), ici et maintenant avec mes enfants!!

Voici l’endroit où je vous partage mes découvertes, lectures, vidéos, articles… de personnes m’ayant inspirées et guidées par leurs observations et recherches pour mesurer les besoins de mes enfants et leurs apporter des réponses ajustées.

Je rappel ici qu’il s’agit bien d’inspirations, de guidance, car ce qui me guide au plus près de nos aspirations et nos besoins, mes enfants et moi même, c’est bien sûre la découverte de nos références internes et relatives. Ce qui est dans nos coeurs, nos pensées, nos tripes, nos corps… Et ce qui se joue, ici et maintenant au coeur de la relation.

La Communication non violente:

Et en parlant du coeur de la relation, que se soit de moi à moi ou de moi à mes enfants, je choisi de vous parler en premier de ma découverte de la CNV (communication non violente) mise en place par Marshall B. Rosenberg en 1960.

Ici c’est ma maison…

Cette situation si spéciale, tellement peu ordinaire, inconfortable pour certains, voir carrément invivable, acceptable pour d’autres, angoissante, stimulante…

J’avais l’élan aujourd’hui de vous partager mes réflexions et mes cheminements intérieurs qui ont émergés depuis le début de ce confinement.

J’observe, en essayant d’accueillir mes jugements (et de les garder pour moi!) et je me permets quelques interprétations:

Tous ces gens qui ont quittés leur domicile pour aller vivre pendant la période de confinement en des contrées moins urbaines, plus proches des milieux naturels, avec parfois l’intention de rejoindre les gens qu’ils aiment.

Pourquoi à l’annonce d’une directive générale de #resterchezvous pour sauver des vies, ces personnes ont choisi un autre endroit que leur lieu d’habitation habituel.

« Aaaaaah, qu’on est bien chez soi! » Cette phrase prononcée par ma mère au retour des vacances, résonne encore plus aujourd’hui pour moi, comme une évidence à porter mon attention sur notre habitat et son environnement.

« Faire son trou », « creuser sa niche », « faire son nid douillet », « le foyer de notre famille »… Autant d’expressions qui nous rappellent qu’il fut un temps où choisir un endroit où habiter et se faire un abri, n’était pas secondaire.

Pourquoi acceptons nous de vivre la majeur partie du temps dans ces villes bétonnées, avec un un train de vie effréné, une relation à la Nature assez pauvre, une dépendance alimentaire, vestimentaire… à une multitude d’entreprises, dont on ne connait pas qu’elles âmes humaines la compose.

Peu de temps qui nous appartienne réellement, pour nous ressourcer, pour créer du lien avec nos enfants, nos voisins, nos aînés (et d’ailleurs où sont ils? Peux vivent parmi nous…).

Peu de temps pour se questionner réellement, depuis qu’on nous a mit sur les bancs de l’école, sur nos élans à faire ce qui nous porte, ce qui a du sens , ce qui a de la valeur à nos yeux, ce qui remue nos tripes…

Quitter avec précipitation un environnement qu’habituellement nous … supportons? subissons?

Peu de temps pour ralentir et ne rien faire si notre corps le demande ou si nous avons besoins de célébrer des pertes/deuils ou d’accueillir la vie/naissances.

Quelle est cette civilisation, cette culture qui s’installe dans un habitat qui le lui procure pas la sécurité, la douceur, la paix intérieur, et qui ne réponde pas à ses besoins primaires:
  • se nourrir et d’hydrater sainement
  • se mouvoir
  • respirer de l’air sain et pur
  • stimuler tous ses sens
  • accéder à la lumière

Rappelez vous, vous petit en train de vous construire une cabane. Est-elle celle que vous habitez aujourd’hui? Où avez vous mis vos rêves et votre bon sens d’enfant? Où est passé la connexion que vous aviez de vos besoins?

 

Vous, de nouveau ici!!

 

Bonjour à toutes et tous!                                               Nous sommes le 13 Avril 2020…

Nous voici en ces temps un peu particuliers, à vivre une expérience très particulière:

le CONFINEMENT chez nous, pour se préserver d’un virus, le #COVID19.

Et je reviens ici, avec l’envie de reprendre ce blog pour me déposer/ partager une conscience / vibrer à l’unisson/ ressentir notre unicité…  C’est avec une émotion touchante, un petit chaud au creux du ventre que je relis mes mots, mes articles mes photos déjà partagés ici.

Rien à changé pour moi quand je lis l’article en page de présentation:

« Depuis, tout prend peu à peu plus de sens. J’ai choisi de vivre au présent tout en cultivant la conscience de mes actes. »

« Aujourd’hui, je tente de nourrir mes besoins : respect de moi, de mes rythmes, de cohérence avec mes valeurs, de co-création, de partage, de souveraineté, d’actualisation de mes potentiels, d’évolution et d’apprentissage, d’inspiration, d’expression, de paix, d’harmonie, de liberté… »

« Et surtout je me sens triste de mesurer combien notre société à morcelé, séparé les individus… »

Enfin presque…

Un deuxième Etre est venu nous rejoindre. Né à la maison, dans notre foyer, (je vous raconte ici) Justin est venu illuminer notre vie et la chambouler à nouveau, nous invitant avec AMOUR et FERMETE, à transformer encore plus notre vision, écarter nos oeillères, ouvrir nos bras, revoir nos priorités, accueillir nos limites.

A l’aube de ce que certaines personnes espèrent être un nouveau monde après l’effondrement de notre civilisation qui ne tient plus debout et qui s’épuise.

Je vous promet de vous emmener avec moi expérimenter d’autres façons de faire, d’autres façon de voir les choses, et de vivre la VIE, que moi même je ne connais pas encore, mais bien décidée à sortir de ma zone de confort pour enfin ressentir que JE SUIS VIVANTE!!

Si vous êtes nouveau, bienvenue sur ce blog et pour ceux qui me connaissent ici, je suis ravie de vous y retrouver.  Je me souhaite la bienvenue aussi, parce que bon…hein!